Œuvres du cardinal de Retz: Lettres épiscopales, Pièces justificatives, 1887 (Livre numérique Google)

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Hachette, 1887
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Fréquemment cités

Page 315 - Retz revint à son premier sentiment, et consentit à la publication de la lettre, dans l'espérance qu'elle pourroit intimider le cardinal Mazarin et le faire rentrer en lui-même avant que de mourir, en fournissant à ceux qui l'assistoient à la mort une belle occasion de lui presser la conscience sur cet article : de sorte qu'on en répandit de tous les côtés. On en adressa des exemplaires non-seulement aux évêques, mais à tous les ecclésiastiques et particuliers qu'on jugea en devoir faire...
Page 28 - ... été peu auparavant l'objet de leur joie publique, était devenue l'unique sujet d'une cruelle proscription contre sa personne, d'une sanglante diffamation contre son honneur et d'une honteuse profanation de sa dignité sacrée. Croirez-vous, Messieurs, ce que j'ai eu de la peine à croire moi-même, avant que de l'avoir lu de mes propres yeux, qu'on ait traité un archevêque dans la propre ville de son siége, comme on aurait fait un bandit et un capitaine de voleurs? Qu'on ait affiché, dans...
Page 274 - C'est à tous ces efforts réunis qu'on doit la marche rapide du grand travail dont je viens de soumettre à l'Empereur les principaux résultats. Je, suis, avec un profond respect, SIRE, DE VOTRE MAJESTÉ Le très-humble, très-obéissant et très-fidèle serviteur et sujet, Le Ministre de l'intérieur, LA VALETTE.
Page 45 - Retz, sans aucune forme de procès, à un rigoureux exil. On a persécuté tous ceux qu'on a cru être mes. amis. On a banni les uns, on a emprisonné les autres. On a exposé à la discrétion des gens de guerre les maisons et les terres de mes proches. Et on a eu assez d'inhumanité pour étendre la haine que l'on me porte jusque sur la personne de celui dont je tiens la vie, mes ennemis ayant bien jugé qu'ils ne...
Page 314 - Ce fut à peu près dans ce temps-là, dit-il, que les amis du cardinal de Retz, prenant occasion de la mauvaise santé du cardinal Mazarin, tâchèrent de remuer la conscience de celui-ci, en lui faisant représenter qu'il n'étoit ni juste ni glorieux pour lui de laisser...
Page 457 - ... peut-être forcé de lui faire perdre la vie plutôt que de le laisser échapper. Mais la Reine , plus chrétienne que politique, ne pouvoit se résoudre par aucun intérêt de consentir à une action de vengeance et de cruauté : si bien que le Roi et elle , étant de même sentiment...
Page 46 - ... celle de la tendresse d'un père et de la charité d'un prêtre pour le recommander à Dieu dans ses sacrifices, n'ont pu les détourner d'ajouter à son dernier exil de Paris un nouveau bannissement, d'envoyer avec des gardes, et à l'entrée de l'hiver, un vieillard de...
Page 315 - Cette lettre plut extrêmement au cardinal de Retz, qui , après l'avoir retouchée en quelques endroits , la fit imprimer aussitôt en latin et en français, et en signa plusieurs exemplaires, que Joly eut ordre d'envoyer aux évêques d'Italie , d'Allemagne , d'Espagne et de Pologne. Mais la maladie du cardinal Mazarin ayant augmenté considérablement , et l'évêque de Châlons lui ayant écrit qu'il seroit peut-être mieux de ne point porter les choses à l'extrémité , et qu'il y avoit encore...
Page 28 - ... pas si malheureux que de voir le sacerdoce de Jésus-Christ flétri de la dernière des ignominies dans un royaume très-chrétien : tous les peuples soumis à sa juridiction ayant vu avec autant de douleur que d'étonnement que la délivrance de leur prélat , qui avoit été un peu auparavant l'objet de leur joie publique, étoit devenue l'unique sujet d'une cruelle proscription contre sa personne, d'une sanglante diffamation contre l'honneur, d'une honteuse profanation de sa dignité sacrée...
Page 140 - Maj estés n'avoient pas voulu les ouvrir, ni souffrir qu'on rendît à l'assemblée du clergé celle qui lui étoit adressée. Ainsi il n'y eut que l'acte de nomination qui parut ; et, en vertu de cet acte, le sieur Du Saussay se mit aussitôt...