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Le despotisme n'a aucun droit. La majorité a celui de contraindre la minorité à respecter l'ordre ; mais tout ce qui ne trouble pas l'ordre, tout ce qui n'est qu'intérieur comme l'opinion; tout ce qui dans la manifestation de l'opinion ne nuit pas à autrui, soit en provoquant des... Page 470 - J'ai défendu quarante ans le même principe , liberté en tout, en religion, en philosophie , en littérature , en industrie, en politique : et par liberté, j'entends le triomphe de l'individualité , tant sur l'autorité qui voudrait gouverner par le despotisme, que sur les masses qui réclament le droit d'asservir la minorité à la majorité. Page 166 - ... et lui. Une grande correspondance existe entre tous les êtres moraux et physiques. Il n'ya personne, je le pense, qui, laissant errer ses regards sur un horizon sans bornes, ou se promenant sur les rives de la mer que viennent battre les vagues , ou levant les yeux vers le firmament parsemé d'étoiles, n'ait éprouvé une sorte d'émotion qu'il lui était impossible d'analyser ou de définir. Page 102 - La condition des serfs était moins dure que celle des esclaves : il y avait diverses manières d'en sortir; et, depuis ce temps , différentes classes ont commencé par degrés à s'affranchir de la destinée des vaincus. C'est sur l'agrandissement graduel de ce cercle que la réflexion doit se porter. Page 82 - Un ouvrage d'imagination ne doit pas avoir un but moral, mais un résultat moral. Il doit ressembler, à cet égard, à la vie humaine qui n'a pas un but, mais qui toujours a un résultat dans lequel la morale trouve nécessairement sa place. Page 97 - La révolution de France est une des grandes époques de l'ordre social. Ceux qui la considèrent comme un événement accidentel n'ont porté leurs regards ni dans le passé , ni dans l'avenir. Ils ont pris les acteurs pour la pièce ; et , afin de satisfaire leurs passions , ils ont attribué aux hommes du moment ce que les siècles avaient préparé. Page 172 - ... dans leurs pièces toute la vie de leurs héros ; mais ils n'en omettent aucun événement important, et la réunion de ce qui se passe sur la scène et de ce que le spectateur apprend par des récits ou par des allusions forme un tableau complet d'une scrupuleuse exactitude. Il en est de même du caractère. Les Allemands n'écartent de celui de leurs personnages rien de ce qui constituait leur individualité. Ils nous les présentent avec leurs faiblesses, leurs inconséquences, et cette mobilité... Page 357 - ... cache , et qu'on le satisfait ainsi incomplètement , à la hâte , avec trouble , sauf, si l'on est découvert , à se relever du ridicule , en se moquant de soi-même. A cette époque, l'état de l'espèce humaine est des plus étranges , et cet état étrange devient bientôt l'état le plus triste. Le scepticisme a détruit toute conviction dans ses racines. La morale est ébranlée , moins encore par l'effet direct de l'incrédulité, que par le souvenir des traditions religieuses qui survivent... Page 46 - L'inévitable effet de l'injustice et de la violence est d'exposer l'homme injuste et violent à des haines, à des vengeances, à des représailles, de lui ôter la... Page 81 - ... puissance mère de toute vertu. Il ya dans l'émotion , quelle qu'en soit la cause, quelque chose qui fait circuler notre sang plus vite, qui nous procure une sorte de bien-être, qui double le sentiment de nos forces, et qui par là nous rend susceptibles d'une élévation , d'un courage, d'une sympathie au-dessus de notre disposition habituelle. Références à ce livreIssues de Google ScholarLa rationalité du religieux selon Max WeberRaymond Boudon European Journal of PoliticalRichard Whatmore - European Journal of Political Theory Archives juives 2007-2 (Volume 40)| ISSN 0003-9837| ISSN numérique ...Perrine Simon-Nahum Byron, Mme de Staël, Schlegel, and the Religious Motif in ArmanceGeorge M Rosa - 1994 - Comparative Literature Informations bibliographiques |