Dictionnaire historique: étymologique et anecdotique de l'argot parisien; 6. éd. des Excentricités du langage mise à la hauteur des révolutions du jour (Livre numérique Google)

Couverture
F. Polo, 1872 - 236 pages
0 Avis
  

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 206 - ... raquettes. La récente invention du Diorama , qui portait l'illusion de l'optique à un plus haut degré que dans les Panoramas, avait amené dans quelques ateliers de peinture la plaisanterie de parler en rama, espèce de charge qu'un jeune peintre, habitué de la pension Vauquer, y avait inoculée.
Page 93 - Nouvelle-Zélande — servait à la fois à la nourriture des hommes et des bestiaux, et donnait un ombrage agréable pendant l'été; — c'était un peu moins grand qu'un chêne, — mais un peu plus grand qu'un prunier. — On vendait chaque graine un franc. On en achetait de tous les coins de la France. — Je me permis quelques plaisanteries à ce sujet. — « Ah ! le voilà encore, — dit-on, — il ne veut croire à rien.
Page 214 - Un forçat de la trempe de Collin, ici présent, est un homme moins lâche que les autres, et qui proteste contre les profondes déceptions du contrat social, comme dit Jean-Jacques, dont je me glorifie d'être l'élève. Enfin, je suis seul contre le gouvernement avec son tas de tribunaux, de gendarmes, de budgets, et je les roule.
Page i - voleurs ». Chacun a son argot. « Si j'ai qualifié mon dictionnaire de « parisien », c'est qu'au point de vue du langage, comme à tout autre, Paris est le grand rendez-vous. Là, se fabriquent ou affluent tous les mots nouveaux : ceux du bagne comme ceux du sport; ceux du boudoir, comme ceux de l'atelier ; ceux de la caserne comme ceux des couloirs de l'Assemblée ; ceux de la halle comme ceux du collége, comme ceux du journalisme.
Page 98 - Sa grande visite au roi pour l'engager à faire la conduite de Grenoble à Montmorin et à Duportail et à nommer d'honnêtes gens à leur place. » (1793, Hébert.) — « Le populaire l'a attendu à la sortie et lui a fait ce qu'en style d'atelier on appelle la conduite de Grenoble. » (Liberté, 16 mai 1872.) COM — 101 — СОР CONE, CONNE.
Page 38 - Pour être badouillard, il fallait passer trois ou quatre nuits au bal, déjeuner toute la journée et courir en costume de masque dans tous les cafés du quartier Latin jusqu'à minuit. » (Privat d'Anglemont.) — Le badouillard fut de mode de 1840 à 1850.
Page 102 - La couleur locale consistait surtout à faire dire au personnage le nom de toutes les fabriques d'où sortaient les objets dont il parlait et à faire connaître de quelle matière étaient faits ces objets. On disait : Ma...
Page 100 - Le coquenr vient dénoncer les projets de vol à la police de sûreté. Le coqueur est libre ou détenu. Ce dernier est coqueur mouton ou musicien. Le mouton est en prison et capte ses codétenus. Le musicien ne révèle que ses complices. — Ce métier de dénonciateur s'appelle coquage. La musique est une réunion de coqueurs (musiciens).
Page 78 - Cette boutique est meublée de deux comptoirs en étain où se débitent du vin, de l'eau-de-vie et toute cette innombrable famille d'abrutissants que le peuple a nommés, dans son énergique langage du Casse -Poitrine.
Page 38 - Bahutier : Quand un homme fait plus de bruit que de besogne, on dit qu'il fait comme les bahutiers. Car en effet les bahutiers, après avoir cogné un clou, donnent plusieurs coups de marteau inutiles avant que d'en cogner un autre.

Informations bibliographiques