Œuvres: Émile (Livre numérique Google)

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Deterville, 1817
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Page 137 - Oserai -je exposer ici la plus grande, la plus importante, la plus utile règle de toute l'éducation? ce n'est pas de gagner du temps, c'est d'en perdre. Lecteurs vulgaires, pardonnez-moi mes paradoxes : il en faut faire quand on réfléchit; et , quoi que vous puissiez dire , j'aime mieux être homme à paradoxes qu'homme à préjugés.
Page 16 - Les bonnes institutions sociales sont celles qui savent le mieux dénaturer l'homme, lui ôter son existence absolue pour lui en donner une relative, et transporter le moi dans l'unité commune ; en sorte que chaque particulier ne se croie plus un, mais partie de l'unité, et ne soit plus sensible que dans le tout.
Page 378 - ... exercer. Je ne dis pas à Emile : Apprends l'agriculture ; il la sait. Tous les travaux rustiques lui sont familiers ; c'est par eux qu'il a commencé, c'est à eux qu'il revient sans cesse. Je lui dis donc : Cultive l'héritage de tes pères. Mais si tu perds cet héritage, ou si tu n'en as point, que faire? Apprends un métier.
Page 114 - I ? 0 homme ! resserre ton existence au dedans de toi , et tu ne seras plus misérable. Reste à la place que la nature t'assigne dans la chaîne des êtres , rien ne t'en pourra faire sortir ; ne regimbe point contre la dure loi de la nécessité, et n'épuise pas, à vouloir lui résister, des forces que le ciel ne t'a point données pour étendre ou prolonger ton existence . mais seulement pour la conserver comme il lui plaît et autant qu'il lui plaît. Ta liberté , ton pouvoir , ne s'étendent...
Page 375 - Heureux celui qui sait quitter alors l'état qui le quitte, et rester homme en dépit du sort ! Qu'on loue tant qu'on voudra ce roi vaincu, qui veut s'enterrer en furieux sous les débris de son trône ; moi je le méprise; je vois qu'il n'existe que par sa couronne, et qu'il n'est rien du tout, s'il n'est roi ; mais celui qui la perd, et s'en passe, est alors au-dessus d'elle.
Page 38 - Lecteur, vous pouvez m'en croire. Je prédis à quiconque a des entrailles et néglige de si saints devoirs, qu'il versera longtemps sur sa faute des larmes amères, et n'en sera jamais consolé.
Page 133 - ... qu'il le sache , qu'il l'apprenne, qu'il le sente; qu'il sente de bonne heure sur sa tête altière le dur joug que la nature impose à l'homme, le pesant joug de la nécessité , sous lequel il faut que tout être fini ploie ; qu'il voie cette nécessité dans les choses , jamais dans le caprice (i) des hommes; que le frein qui le retient soit la force et non l'autorité.
Page 177 - Lecteurs, souvenez-vous toujours que celui qui vous parle n'est ni un savant ni un philosophe , mais un homme simple, ami de la vérité , sans parti, sans système; un solitaire, qui, vivant peu avec les hommes, a moins d'occasions de s'imboire de leurs préjugés , et plus de temps pour réfléchir sur ce qui le frappe quand il commerce avec eux.
Page 12 - Nous naissons foibles , nous avons besoin de force ; nous naissons dépourvus de tout, nous avons besoin d'assistance; nous naissons stupides, nous avons besoin de jugement. Tout ce que nous n'avons pas à notre naissance , et dont nous avons besoin étant grands , nous est donné par l'éducation.
Page 163 - Mon ami, c'est que, quand les pauvres ont bien voulu qu'il y eût des riches, les riches ont promis de nourrir tous ceux qui n'auraient de quoi vivre ni par leur bien ni par leur travail.

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