Revue du Nivernais, Volumes 1 à 2 (Livre numérique Google)

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Beaumont-la-Ferriere., 1897
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Page 317 - Je n'entends ni vos cris ni vos soupirs ; à peine Je sens passer sur moi la comédie humaine Qui cherche en vain au ciel ses muets spectateurs. « Je roule avec dédain, sans voir et sans entendre, A côté des fourmis les populations ; Je ne distingue pas leur terrier de leur cendre, J'ignore en les portant les noms des nations. On me dit une mère et je suis une tombe. Mon hiver prend vos morts comme son hécatombe, Mon printemps ne sent pas vos adorations.
Page 317 - Mes colonnes de marbre ont les- dieux pour sculpteurs ; Je n'entends ni vos cris ni vos soupirs ; à peine Je sens passer sur moi la comédie humaine Qui cherche en vain au ciel ses muets spectateurs.
Page 288 - Gaule' est divisée en trois parties, dont l'une est habitée par les Belges, l'autre par les Aquitains, la troisième par ceux que nous appelons Gaulois, et qui dans leur langue se nomment Celtes.
Page 284 - Midi, roi des étés, épandu sur la plaine, Tombe en nappes d'argent des hauteurs du ciel bleu. Tout se tait. L'air flamboie et brûle sans haleine ; La terre est assoupie en sa robe de feu. L'étendue est immense, et les champs n'ont point d'ombre...
Page 314 - Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres Le crépuscule encor jette un dernier rayon; Et le char vaporeux de la reine des ombres Monte et blanchit déjà les bords de l'horizon.
Page 316 - Ainsi, tous à la fois, mystiques et charnels, Cherchant l'ombre et le lait sous tes flancs éternels, Nous sommes là, savants, poètes, pêle-mêle, Pendus de toutes parts à ta forte mamelle ! Et tandis qu'affamés, avec des cris vainqueurs, A tes sources sans fin désaltérant nos cœurs, Pour en faire plus tard notre sang et notre âme, Nous aspirons à flots ta lumière et ta flamme, Les feuillages, les monts, les prés verts, le ciel bleu. Toi, sans te déranger, tu rêves à ton Dieu ! 15...
Page 262 - O fortuné séjour ! ô champs aimés des cieux ! Que, pour jamais foulant vos prés délicieux , Ne puis-je ici fixer ma course vagabonde, Et , connu de vous seuls , oublier tout le monde...
Page 316 - O mère universelle ! indulgente nature ! Ainsi, tous à la fois, mystiques et charnels, Cherchant l'ombre et le lait sous tes flancs éternels, Nous sommes là, savants, poètes, pêle-mêle, Pendus de toutes parts à ta forte mamelle...
Page 283 - Nature, ô séduisante et sublime déesse, Que tes traits sont divers ! Tu fais naître dans moi Ou les plus doux transports, ou le plus saint effroi. Tantôt, dans nos vallons, jeune, fraîche et brillante, Tu marches, et, des plis de ta robe flottante Secouant la rosée et versant les couleurs, Tes mains sèment les fruits, la verdure et les fleurs ; Les rayons d'un beau jour naissent de ton sourire ; De ton souffle léger s'exhale le zéphire ; Et le doux bruit des eaux, le doux concert des bois,...
Page 262 - D'où l'œil s'égare au loin dans les plaines voisines. La Seine au pied des monts que son flot vient laver Voit du sein de ses eaux vingt îles s'élever, Qui partageant son cours en diverses manières, D'une rivière seule y forment vingt rivières. Tous ses bords sont couverts de saules non plantés Et de noyers souvent du passant insultés.

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