Mémoires, Volume 5 (Livre numérique Google)

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Fabry & Barillot, 1779
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Page 365 - ... pour le pays de Retz , où le duc de Brissac avoit promis de le suivre incessamment. Cependant il ne lui tint pas parole : il laissa passer six semaines entières sous différens prétextes, mais dans la vérité pour consoler un peu plus long-temps la duchesse de Lesdiguières, et peut-être aussi madame de La Vergne. Enfin pourtant ce duc étant arrivé à Machecoul , où étoient le duc et la duchesse de Retz avec le vieux duc son père, il commença, dans son style ordinaire, à parler en...
Page 440 - Tous les pages et domestiques avoient des flambeaux allumés, pour éclairer la marche qui se fit pendant la nuit; et il eut la précaution de faire porter du vin, pour en servir à ceux qui en auroient besoin.
Page 366 - M achecoul, hors que le duc de Brissac prit quelques mesures avec la duchesse pour se donner de leurs nouvelles , ne cherchant tous deux que les moyens de paroître vouloir faire ce que dans le fond ils ne vouloient point. Après cela , le duc de Brissac s'en retourna chez lui , et toutes les belles espérances qu'ils avoient données s'évanouirent.
Page 156 - ... qu'elle portoit à madame et à mademoiselle de Chevreuse : le coadjuteur, qui se chargea de la lecture de ce traité, ayant passé adroitement cette clause sans que le duc s'en aperçût. On a prétendu aussi que pour faciliter la signature on avoit promis, au nom des princes, une somme considérable à madame de Montbazon. Tout le monde étant d'accord, il ne fut plus question que de la manière dont on s'y prendroit pour faire élargir les princes. Quelques-uns...
Page 357 - On disoit hautement : Il n'a que ce qu'il mérite , pour avoir abandonné M. le prince et s'être employé comme il a fait au retour du Roi. Il n'y eut que le chapitre de Notre-Dame et les curés de Paris qui en témoignèrent du ressentiment. Aux premières nouvelles que les chanoines en eurent , ils s'assemblèrent extraordinairement , et résolurent de prier M. l'archevêque de Paris de se joindre à eux pour aller demander sa liberté. Plusieurs curés qui...
Page 62 - ... régulièrement tous les foirs, & le coadjuteur pour des raifons générales & particulieres. Dans ce temps-là madame de •Longueville accoucha d'un fils, que le corps de ville tint fur les fonts, & le • nomma Charles-Paris. Cependant M. * de Longueville alla dans fon gouvernement de Normandie pour y fervir le parti , n'ayant point voulu prendre de qualité entre les autres généraux qu'il croyoit au-deflbus de lui. 11...
Page 363 - ... pour engager le vicomte de Bussy et le marquis de Noirmoutier, gouverneurs de ces deux places, à se déclarer en faveur du cardinal de Retz en traitant avec M. le prince , et dans un besoin avec les Espagnols. Si tous ces projets avoient réussi, le cardinal Mazarin se seroit trouvé embarrassé plus que jamais. Cependant il arriva de tous côtés le contraire de ce qu'on avoit espéré : il...
Page 378 - ... formé déjà le dessein d'exécuter la chose , comme il fit peu de temps après , n'attendant pour cela que des ouvertures plus favorables du côté de la cour, et le consentement de ses amis qui y étoient entièrement opposés, particulièrement Caumartin et plusieurs autres. Les choses étant en cet état , le cardinal Mazarin crut qu'il étoit temps de faire publiquement proposer au cardinal de Retz de se démettre de son archevêché , afin de se disculper auprès du Pape et de quantité...
Page 419 - Le dimanche vint, et se passa sans qu'on eût aucune nouvelle de lui ; et il ne vint <fue le lundi fort tard, s'excusant sur un débordement d'eau qui avoit rompu le pont d'une petite rivière qui est sur le chemin de Machecoul à Nantes. Après quoi il déclara nettement au cardinal de Retz que les ducs n'étoient point du tout d'avis qu'il entrât dans un dessein de cette nature, étant beau-frère du maréchal et logé chez lui : de sorte qu'il se dégagea ainsi de toutes ses paroles et promesses...
Page 56 - ... tendues si le besoin y étoit: enjoignant au lieutenant civil et officiers de police de tenir la main à ce qu'il fût apporté des vivres avec sûreté dans Paris , et de faire retirer les gens de guerre qui étoient dans les villes et villages à vingt lieues à la ronde , avec défense aux places voisines de recevoir aucunes garnisons. Il y eut aussi une lettre particulière pour M. le coadjuteur, par laquelle il lui étoit ordonné de se rendre à Saint-Germain : à quoi il fit démonstration...

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