Annales (Livre numérique Google)

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1864
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Page 179 - S'éveillait, écoutant ces plaintes, cette voix, Ces vœux d'une jeune captive ; Et secouant le faix de mes jours languissants, Aux douces lois des vers je pliais les accents De sa bouche aimable et naïve. Ces chants, de ma prison témoins harmonieux, Feront à quelque amant des loisirs studieux Chercher quelle fut cette belle...
Page 214 - Si tu peux, fais que ton âme arrive, A force de rester studieuse et pensive, Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté. Gémir, pleurer, prier est également lâche. Fais énergiquement ta longue et lourde tâche, Dans la voie où le Sort a voulu t'appeler. Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler.
Page 179 - J'ai les ailes de l'Espérance. Échappée aux réseaux de l'oiseleur cruel, Plus vive, plus heureuse, aux campagnes du ciel Philomèle chante et s'élance. Est-ce à moi de mourir? Tranquille je m'endors, Et tranquille je veille; et ma veille aux remords Ni mon sommeil ne sont en proie. Ma bienvenue au jour me rit dans tous les yeux; Sur des fronts abattus mon aspect dans ces lieux Ranime presque de la joie. Mon beau voyage encore est si loin...
Page 214 - Le vrai Dieu, le Dieu fort est le Dieu des idées! Sur nos fronts où le germe est jeté par le sort, Répandons le savoir en fécondes ondées; Puis, recueillant le fruit tel que de l'âme il sort, Tout empreint du parfum des saintes solitudes, Jetons l'œuvre à la mer, la mer des multitudes : — Dieu la prendra du doigt pour la conduire au port.
Page 127 - Hier j'ai visité les grandes Catacombes Des temps anciens ; J'ai touché de mon front les immortelles tombes Des vieux Chrétiens : Et ni l'astre du jour, ni les célestes sphères, Lettres de feu, Ne m'avaient mieux fait lire en profonds caractères Le nom de Dieu. Un ermite au froc noir, à la tête blanchie, Marchait d'abord, Vieux concierge du temps, vieux portier de la vie Et de la mort ; Et nous l'interrogions sur les saintes reliques Du grand combat, Comme on aime écouter sur les exploits...
Page 126 - Voila donc, dites-vous, la destruction consommée! Pas encore. En y regardant bien, vous reconnaîtrez des contours humains : ce petit tas qui touche à une des extrémités longitudinales de la niche, c'est la tête : ces deux autres tas, plus petits encore et plus déprimés, placés parallèlement un peu au-dessous, à droite et à gauche du premier, ce sont les épaules; ces deux autres, les genoux. Les longs ossements sont représentés par ces faibles traînées dans lesquelles vous remarquerez...
Page 126 - Dans le sépulcre voisin, tout ce qui fut un corps humain n'est déjà plus, excepté une seule partie, qu'une espèce de nappe de poussière un peu chiffonnée et déployée comme un petit suaire blanchâtre, d'où sort une tête. Regardez enfin dans cette autre niche : là, il n'ya décidément plus rien que de la pure poussière, dont la couleur même est un peu douteuse, à raison d'une légère teinte de rousseur. Voilà donc, dites-vous, la destruction consommée ! Pas encore. En y regardant...
Page 126 - Les longs ossements sont représentés par ces faibles traînées dans lesquelles vous remarquez quelques interruptions. Ce dernier calque de l'homme, cette forme si vague, si effacée, à peine empreinte sur une poussière à peu près impalpable, volatile, presque transparente, d'un blanc mat et incertain, est ce qui donne le mieux quelque idée de ce que les anciens appelaient une ombre. Si vous introduisez votre tête dans ce sépulcre pour mieux voir, prenez garde : ne remuez plus, ne parlez...
Page 125 - ... fleurs. Dans un certain nombre de niches sépulcrales qui ont été ouvertes à diverses époques , on peut suivre , en quelque sorte, pas à pas, les formes successives, de plus en plus éloignées de la vie , par lesquelles ce qui est là arrive à toucher, d'aussi près qu'il est possible , au pur néant.
Page 129 - C'est là qu'à chaque pas, on croit voir apparaître Un trône d'or, Et qu'en foulant aux pieds des tombeaux, je crus être Sur le Thabor ! Descendez, descendez au fond des catacombes, Aux plus bas lieux ; Descendez, le cœur monte, et du haut de ces tombes On voit les cieux ! Ft!

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