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Page 243 - Ces gens qui, par une âme à l'intérêt soumise, Font de dévotion métier et marchandise, Et veulent acheter crédit et dignités A prix de faux clins d'yeux et...
Page 193 - O bienheureux celui qui peut de sa mémoire Effacer pour jamais ce vain espoir de gloire, Dont l'inutile soin traverse nos plaisirs, Et qui, loin, retiré de la foule importune, Vivant dans sa maison content de sa fortune, A selon son pouvoir mesuré ses désirs.
Page 193 - TIRCIS, il faut penser à faire la retraite ; La course de nos jours est plus qu'à demi faite , L'âge insensiblement nous conduit à la mort : Nous avons assez vu sur la mer de ce monde Errer au gré des flots notre nef vagabonde ; II est temps de jouir des délices du port.
Page 174 - Le chêne un jour dit au roseau : "Vous avez bien sujet d'accuser la nature : Un roitelet pour vous est un pesant fardeau. Le moindre vent qui d'aventure Fait rider la face de l'eau Vous oblige à baisser la tête : Cependant que mon front, au Caucase pareil, Non content d'arrêter les rayons du soleil, Brave l'effort de la tempête.
Page 285 - N'espérons plus, mon âme, aux promesses du monde ; Sa lumière est un verre ; et sa faveur une onde, Que toujours quelque vent empêche de calmer.
Page 193 - Le bien de la fortune est un bien périssable ; Quand on bâtit sur elle, on bâtit sur le sable; Plus on est élevé, plus on court de dangers; Les grands pins sont en butte aux coups de la tempête, Et la rage des vents brise plutôt le faîte Des maisons de nos rois, que les toits des bergers.
Page 305 - Tout l'univers est plein de sa magnificence : Qu'on l'adore ce Dieu, qu'on l'invoque à jamais ! Son empire a des temps précédé la naissance ; Chantons, publions ses bienfaits. UNE voix, seule. En vain l'injuste violence Au peuple qui le loue imposerait silence : Son nom ne périra jamais.
Page 304 - Et que ce Dieu daigne instruire lui-même! Loin du monde élevé...
Page 217 - Mais des traits enflammés ont sillonné la nue, Et la foudre, en grondant, roule dans l'étendue : Elle redouble, vole, éclate dans les airs ; Leur nuit est plus profonde ; et de vastes éclairs En font sortir sans cesse un jour pâle et livide. Du couchant ténébreux s'élance un vent rapide, Qui tourne sur la plaine, et, rasant les sillons, Enlève un sable noir qu'il roule en tourbillons.
Page 237 - C'est du même limon que tous ont pris naissance; Dans la même faiblesse ils traînent leur enfance ; Et le riche et le pauvre, et le faible et le fort, Vont tous également des douleurs à la mort.

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