La politisation du voile: l'affaire en France, en Europe et dans le monde arabe

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L'Harmattan, 2005 - 263 pages
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Les filles portant le voile sont-elles des adversaires déterminées de l'école et de la République ? Sont-elles manipulées par des activistes avançant masqués ? C'est très incertain. Pourquoi et comment le voile est-il devenu affaire en 2003 ? Ce que voient les chercheurs réunis pour cet ouvrage, ce n'est pas " plus de problèmes " posés par les filles portant le voile, même le directeur des RG le reconnaît, mais plus de soupçons, plus de peur instillés dans une opinion publique tétanisée par une campagne médiatique et politique bien orchestrée. D'où l'intérêt de regarder de près l'orchestration elle-même. Les conclusions sont claires. Le voile a été monté en affaire à Paris par un tout petit nombre d'acteurs. La mise en place du Conseil français du culte musulman début avril 2003, et l'anicroche de Nicolas Sarkozy au congrès de l'UOIF quelques jours après, leur ont fourni l'occasion d'embrayer puissamment dans le monde politique et dans la sphère médiatique, en subjuguant finalement l'opinion publique. De grandes associations de défense de la laïcité, les églises, les principaux cadres de l'Education nationale, la majorité des syndicats, ainsi que les organisations islamiques ont tenté en vain de s'opposer à l'entreprise de politisation. A l'étranger - en Europe, dans le monde arabe -, les acteurs politiques et sociaux se sont saisis des échos de l'affaire française en fonction de leurs intérêts. Il serait hasardeux de superposer rejet du voile et avancée démocratique. Retour sur douze mois d'effervescence, conclus par une loi qui limite la liberté d'expression religieuse dans les écoles publiques, et par une circulaire qui les restreint encore plus. Douze mois pendant lesquels on s'est demandé ce qui se tramait autour de la place des musulmans en France.

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