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Expressions et termes fréquentsAdrien Lelioux aime Aimons et chantons amis amours artiste belle Bohème buveurs d'eau c'était chanter Charles Monselet chasse cher Nadar chose cœur comte Tolstoï Corsaire cousine Angèle d'Henry Desbrosses dire dolphe eût faisan Fauchery femme feuilleton forêt de Fontainebleau François Villon fraternelle gaieté gens Grieux Henry Murger héros hommes J'ai jamais jeune jeunesse n'a qu'un jours joyeux Jules Noriac Karol l'art Léon Noël lièvre littéraire littérature livre Lolo Madame mademoiselle maîtresse Marie Marlotte mère misère monsieur Montmartre mort mourir Musette Myosotis n'avait n'était œuvre Olivier Ouvre-moi pardonne parfum parle passé Paul de Kock pauvre Mimi pauvreté payer pelle père Antony peut-être phrase pièce Pierre Bisson pleurer poêle poésie poète pouvait prose raconte restés rêve rien Rodolphe roman s'appelaient sais Scènes Schaunard sentiment sera seul soir sonnets sort sourire Tabar talent théâtre Théodore Barrière Théodore de Banville tion vait venait veux vilaine vreté yeux Fréquemment citésPage 57 - Nous avons autrefois connu une petite école composée de ces types si étranges, qu'on a peine à croire à leur existence ; ils s'appelaient les disciples de l'art pour l'art. Selon ces naïfs, l'art pour l'art consistait à se diviniser entre eux, à ne point aider le hasard qui ne savait même pas leur adresse, et à Attendre que les piédestaux vinssent se placer sous leurs pas. Page 106 - Quel est ton nom ? — Je suis la gloire, Je mène à l'immortalité. — Passe, fantôme dérisoire ! — Donne-moi l'hospitalité. Je suis l'amour et la jeunesse, Ces deux belles moitiés de Dieu. — Passe ton chemin ! ma maîtresse Depuis longtemps m'a dit adieu. — Je suis l'art et la poésie, On me proscrit; vite, ouvre. Page 107 - C'est le foyer de la misère Qui t'offre l'hospitalité. Entre, je suis las de la vie Qui, pour moi, n'a plus d'avenir. J'avais depuis longtemps l'envie . Non, le courage de mourir. Entre sous mon toit, bois et mange, Dors, et quant tu t'éveilleras, Pour payer ton écot, cher ange, Dans tes bras, tu m'emporteras. Page 55 - 2. Et comme le personnage de l'artiste va commencer à envahir la scène du texte littéraire, et que ce personnage se présente volontiers comme un être confiné, voire reclus (« Reclus dans la pratique de leur art, le monde finissait pour eux aux murailles de leur chambre ou de leur atelier », écrit Murger dans l'Introduction de ses Buveurs d'eau), l'atelier va donc devenir, à l'époque du « sacre de l'écrivain » (Bénichou), et en littérature, le pendant obligé du « studio du célibataire... Page 56 - Cette bohème-là se recrute parmi ces jeunes gens dont on dit qu'ils donnent des espérances, et parmi ceux qui réalisent les espérances données, mais qui, par insouciance, par timidité ou par ignorance de la vie pratique, s'imaginent que tout est dit quand l'œuvre est terminée, et attendent que l'admiration publique et la fortune entrent chez eux par escalade et avec effractionj Ils vivent pour ainsi dire en marge de la société, dans l'isolement et dans l'inertie. Page 49 - Dés lors, on entre et l'on succède. Lépreux, à la lèpre qui sort, Dans une couche encore tiède De tous les frissons de la mort. On est un chiffre dans un nombre, Une voix dans un hymne sombre, Un moribond de plus demain, Que la science opiniâtre, Au marbre de l'amphithéâtre, Attendra le scalpel en main. Mais avant l'heure qui délivre. Avant le dernier mot du sort, Qu'on le craigne ou non, il faut vivre Parmi les condamnés à mort. Page 48 - J'ai couru tout d'un trait toucher ma traite chez Rothschild; de là chez le libraire; de là chez le tailleur; de là au restaurant; de là au théâtre; de là au café ; de là chez moi, où je me suis plongé dans des draps neufs et dans une atmosphère de fumée parfumée, et où j'ai rêvé que j'étais empereur du Maroc et que j'épousais la Banque de France. Voilà mon existence; et j'ai tant fait qu'à la présente heure mon Pactole commence à montrer le sable. Page 107 - J'ai la pourpre. — Vœux superflus! Peux-tu me rendre l'existence De ceux qui ne reviendront plus? — Si tu ne veux ouvrir ta porte Qu'au voyageur qui dit son nom, Je suis la mort : ouvre, j'apporte Pour tous les maux la guérison. Tu peux entendre à ma ceinture Sonner les clés des noirs caveaux ; J'abriterai ta sépulture De l'insulte des animaux. Page 45 - Si je ne t'envoie pas ce message par un courrier à ma livrée, c'est uniquement parce que tu résides un peu trop près, — trente lieues ! Ça n'en vaudrait pas la peine : autrement, mes moyens me le permettent ; car, à l'heure présente, je nage dans un fleuve d'or, dans un océan de pièces de cinquante centimes, c'est une véritable pluie de monarques et de monarquesses de tous les pays et de tous les profils ; je me lave les mains dans le Pactole et dans la pâte d'amande. J'ai des gants... Page 106 - Qui frappe à ma porte à cette heure? — Ouvre, c'est moi. — Quel est ton nom? On n'entre pas dans ma demeure, A minuit, ainsi sans façon ! Ouvre. Informations bibliographiques |