Du pape, Volume 1 (Livre numérique Google)

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Rusand, 1819 - 685 pages
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Fréquemment cités

Page 197 - Elle fut parlée parlepeup/e-ro», qui lui imprima ce caractère de grandeur unique dans l'histoire du langage humain, et que les langues même les plus parfaites n'ont jamais pu saisir. Le terme de majesté appartient au latin. La Grèce l'ignore ; et c'est par la majesté seule qu'elle demeura au-dessous de Rome, dans les lettres comme dans les camps (I). Née pour commander, cette langue commande encore dans les livres de ceux qui la parlèrent.
Page 193 - Il ne peut y avoir de société humaine sans gouvernement, ni de gouvernement sans souveraineté,ni de souveraineté sans infaillibilité ; et ce dernier privilège est si absolument nécessaire, qu'on est forcé de supposer l'infaillibilité, même dans les souverainetés temporelles (où elle n'est pas) sous peine de voir l'association se dissoudre. L'Eglise ne demande rien de plus que les autres souverainetés, quoiqu'elle ait audessus d'elles une immense supériorité, puisque l'infaillibilité...
Page 318 - L'intérêt du genre humain demande un frein qui retienne les souverains, et qui mette à couvert la vie des peuples : ce frein de la Religion aurait pu être, par une convention universelle, dans la main des Papes. Ces premiers Pontifes, en ne se mêlant des querelles temporelles que pour les apaiser, en avertissant les rois et les peuples de leurs devoirs, en reprenant leurs crimes, en réservant...
Page 303 - ... à eux-mêmes lorsqu'il s'agira d'en gouverner d'autres. La rage de la domination étant innée dans l'homme, la rage de la faire sentir n'est peut-être pas moins naturelle; l'étranger qui vient commander chez une nation sujette au nom d'une souveraineté lointaine , au lieu de s'informer des idées nationales pour s'y conformer, ne semble trop souvent les étudier que pour les contrarier; il se croit plus maître à mesure qu'il appuie plus rudement la main. Il prend la morgue pour la dignité,...
Page 1 - Mais je ne sais si l'on a assez remarqué, sur :Cette grande question comme sur tant d'autres, que les vérités théologiques ne sont que des vérités générales, manifestées et divinisées dans le cercle religieux, de manière que l'on ne saurait en attaquer une sans attaquer une loi du monde.
Page 139 - Mais parce que je vous ai ainsi parlé , votre cœur est rempli de tristesse. Cependant je vous dis la vérité: il vous est utile que je m'en aille ; car si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra point à vous ; mais si je m'en vais , je vous l'enverrai.
Page 318 - Ces premiers Pontifes, en ne se mêlant des querelles temporelles que pour les apaiser, en avertissant les rois et les peuples de leurs devoirs, en reprenant leurs crimes, en réservant les excommunications pour les grands attentats, auraient toujours été regardés comme des images de DIEU sur la terre.
Page 125 - ... irrévocable : outre que la puissance donnée à plusieurs porte sa restriction dans son partage , au lieu que la puissance donnée à un seul , et sur tous, et sans exception , emporte la plénitude ; et n'ayant à se partager avec aucun autre , elle n'a de bornes que celles que donne la règle.
Page 44 - C'est cette chaire romaine tant célébrée par les Pères, où ils ont exalté, comme à l'envi, « la principauté de la chaire apostolique, la principauté principale, la source de l'unité, et dans la place de Pierre l'éminent degré de la chaire sacerdotale ; l'Église mère...
Page 342 - L'hypothèse de toutes les souverainetés chrétiennes réunies par la fraternité religieuse en une sorte de république universelle, sous la suprématie mesurée du pouvoir spirituel suprême ; cette hypothèse, dis-je, n'avait rien de choquant, et pouvait même se présenter à la raison comme supérieure à l'institution des Amphictyons.

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