Mélanges de philosophie, d'histoire et de littérature: Belles-lettres; poésie (Livre numérique Google)

Couverture
Grimbert, 1828
0 Avis
  

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 239 - Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages, Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux, Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages Qui pendent sur tes eaux! Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe, Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés, Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface De ses molles clartés ! Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire, Que les parfums légers de ton air embaumé, Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou...
Page 37 - ... c'est un monstrueux assemblage d'une morale fine et ingénieuse et d'une sale corruption. Où il est mauvais, il passe bien loin au delà du pire; c'est le charme de la canaille : où il est bon , il va jusqu'à l'exquis et à l'excellent, il peut être le mets des plus délicats.
Page 239 - Toi, dont le monde encore ignore le vrai nom, Esprit mystérieux, mortel, ange ou démon, Qui que tu sois, Byron, bon ou fatal génie, J'aime de tes concerts la sauvage harmonie Comme j'aime le bruit de la foudre et des vents Se mêlant dans l'orage à la voix des torrents...
Page 150 - D'un œil aussi content, d'un cœur aussi soumis Que j'acceptais l'époux que vous m'aviez promis, Je saurai, s'il le faut, victime obéissante, • Tendre au fer de Calchas une tête innocente ; Et respectant le coup par vous-même ordonné, Vous rendre tout le sang que vous m'avez donné.
Page 239 - L'aigle, roi des déserts, dédaigne ainsi la plaine; II ne veut, comme toi, que des rocs escarpés Que l'hiver a blanchis, que la foudre a frappés ; Des rivages couverts des débris du naufrage, Ou des champs tout noircis des restes du carnage; Et, tandis que l'oiseau qui chante ses douleurs Bâtit au bord des eaux son nid parmi les fleurs, Lui, des sommets d'Athos franchit l'horrible cime, Suspend aux flancs des monts son aire sur l'abîme, Et là, seul, entouré de membres palpitants, De rochers...
Page 241 - Courage! enfant déchu d'une race divine! Tu portes sur ton front ta superbe origine! Tout homme en te voyant reconnaît dans tes yeux Un rayon éclipsé de la splendeur des cieux!
Page 394 - Sachant (oui , lisant tout, prompts à parler de tout, Et qui contrediraient Voltaire sur le goût , Montesquieu sur les lois, de Brogli sur la guerre, Ou la jeune d'Egmont sur le talent de plaire. Voyez-les s'emporter sur les moindres sujets, Sans cesse répliquant sans répondre jamais. « Je ne céderais pas au prix d'une couronne » Je sens le sentiment ne consulte personne » Et le roi serait là Je verrais là le feu.... » Messieurs , la vérité mise une fois en jeu , » II ne m'importe point...
Page 231 - Porterai-je moi seul, de mon ennui chargé, Tout le poids d'un bonheur qui n'est point partagé? Qu'un ami sur mes bords soit jeté par l'orage, Ciel ! avec quel transport je l'embrasse au rivage ! Moi-même entre ses bras si le flot m'a jeté, Je ris de mon naufrage et du flot irrité. Oui , contre deux amis la fortune est sans armes ; Ce nom répare tout : sais-je, grâce à ses charmes, Si je donne ou j'accepte?
Page 369 - C'est une ombre ajoutée à l'ombre, Qui déjà s'étend sur mes jours ; Un printemps retranché du nombre De ceux dont je verrai le cours ! Écoutons !... le timbre sonore Lentement frémit douze fois ; II se tait...
Page 369 - D'espoir, de jeunesse, d'attraits, Aujourd'hui tu parais brillante ; Et ta course insensible et lente Peut-être amène les regrets! Ainsi chaque soleil se lève, Témoin de nos vœux insensés: Ainsi toujours son cours s'achève, En entraînant, comme un vain rêve, Nos vœux déçus et dispersés.

Informations bibliographiques