Correspondance littéraire, philosophique et critique: adressée à un souverain d'Allemagne, pendant une partie des années 1775-1776, et pendant les années 1782 à 1790 inclusivement, Partie 3,Volume 1 (Livre numérique Google)

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F. Buisson, libraire, 1813
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Page 56 - L'abbé de Condillac observe que chaque science demande une langue particulière, parce que chaque science a des idées qui lui sont propres. Sous ce rapport, la première partie de son ouvrage pourra paraître la plus utile. Il semble ne s'être proposé dans cette première partie que de déterminer toutes les notions qui constituent la langue économique. Nous nous permettrons seulement de remarquer que, quelque nécessaire que soit cette langue propre à chaque science, ce n'est peut-être pas...
Page 484 - ... incroyable difficulté: elles y circulent sourdement, elles y fermentent jusqu'à m'émouvoir, m'échauffer, me donner des palpitations; et, au milieu de toute cette émotion, je ne vois rien nettement, je ne saurais écrire un seul mot, il faut que j'attende. Insensiblement ce grand mouvement s'apaise, ce chaos se débrouille, chaque chose vient se mettre à sa place, mais lentement, et après une longue et confuse agitation.
Page 484 - Dans les changements de scène, il règne sur ces grands théâtres un désordre désagréable et qui dure assez longtemps; toutes les décorations sont entremêlées, on voit de toutes parts un tiraillement qui fait peine, on croit que tout va renverser; cependant peu à peu tout s'arrange, rien ne manque, et l'on est tout surpris de voir succéder à ce long tumulte un spectacle ravissant. Cette manœuvre est à peu près celle qui se fait dans mon cerveau quand je veux écrire.
Page 483 - En peu de temps j'acquis, par cette dangereuse méthode, non seulement une extrême facilité à lire et à m'entendre, mais une intelligence unique à mon âge sur les passions. Je n'avais aucune idée des choses, que tous les sentiments m'étaient déjà connus. Je n'avais rien conçu, j'avais tout senti. Ces émotions confuses, que j'éprouvai coup sur coup, n'altéraient point la raison que je n'avais pas encore; mais elles m'en formèrent une d'une autre trempe, et me donnèrent de la vie humaine...
Page 304 - Je ne sais pourquoi madame de Genlis oublie un trait dont personne ne devait se souvenir aussi bien qu'elle, c'est que cette femme de financier a poussé l'insolence autrefois jusqu'à donner des robes à une Demoiselle de qualité de ses amies; il est vrai que la Demoiselle n'était connue alors que par sa jolie voix et son talent pour la harpe.
Page 474 - Contes du douzième et du treizième siècle, traduits ou extraits d'après divers manuscrits du temps, avec des Notes historiques et critiques, et les Imitations qui ont été faites de ces Contes depuis leur origine jusqu'à nos jours.
Page 150 - Quand Boufflers parut à la cour, On crut voir la mère d'Amour : Chacun s'empressait à lui plaire, Et chacun l'avait à son tour.
Page 379 - Quant à Prévan, je veux l'avoir " et je l'aurai : il veut le dire, et il ne le dira pas ; " en deux mots, voilà notre Roman.
Page 193 - Le Nouveau Spectateur, ou Examen des nouvelles pièces de théâtre, servant de Répertoire universel des spectacles; par une Société d'amateurs et de gens de lettres les plus distingués [rédigé par M. Le Fuel de Méricourt, auteur des plates Lettres de M. Le Hic à Madame Le Hoc, etc.]. Cet ouvrage sera composé de vingt-quatre cahiers de quatre feuilles chacun, in-8°.
Page 361 - ... resteront seules en Sibérie, et que nous aurions de la peine à habituer en Grèce et en Turquie. Le buste auquel M. Houdon travaille n'exprimera jamais aux yeux de ma grande Impératrice les sentiments vifs et profonds dont je suis pénétré ; soixante et quatorze ans imprimés sur ce marbre ne pourront que le refroidir encore.

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