La lignée des poètes français au XIX siècle (Livre numérique Google)

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Clarendon Press, 1902 - 71 pages
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Page 21 - Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui Magnifique mais qui sans espoir se délivre Pour n'avoir pas chanté la région où vivre Quand du stérile hiver a resplendi l'ennui.
Page 14 - Mon enfant, ma sœur, Songe à la douceur D'aller là-bas vivre ensemble ! Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble ! Les soleils mouillés De ces ciels brouillés Pour mon esprit ont les charmes Si mystérieux De tes traîtres yeux, Brillant à travers leurs larmes.
Page 21 - Son siècle épouvanté de n'avoir pas connu Que la mort triomphait dans cette voix étrange ! Eux, comme un vil sursaut d'hydre oyant jadis l'ange Donner un sens plus pur aux mots de la tribu Proclamèrent très haut le sortilège bu Dans le flot sans honneur de quelque noir mélange. Du sol et de la nue hostiles, ô grief ! Si notre idée avec ne sculpte un bas-relief Dont la tombe de Poe éblouissante s'orne, Calme bloc ici-bas chu d'un désastre obscur, Que ce granit du moins montre à jamais...
Page 28 - E, candeurs des vapeurs et des tentes, Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles; I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles Dans la colère ou les ivresses pénitentes...
Page 23 - De la musique encore et toujours! Que ton vers soit la chose envolée Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée Vers d'autres cieux à d'autres amours. Que ton vers soit la bonne aventure Eparse au vent crispé du matin Qui va fleurant la menthe et le thym . . . Et tout le reste est littérature.
Page 23 - Car nous voulons la Nuance encor, Pas la Couleur, rien que la nuance ! Oh! la nuance seule fiance Le rêve au rêve et la flûte au cor!
Page 17 - J'aime la majesté des souffrances humaines: Vous ne recevrez pas un cri d'amour de moi. Mais toi, ne veux-tu pas, voyageuse indolente, Rêver sur mon épaule, en y posant ton front ? Viens du paisible seuil de la maison roulante Voir ceux qui sont passés et ceux qui passeront. Tous les tableaux humains qu'un Esprit pur m'apporte S'animeront pour toi quand devant notre porte Les grands pays muets longuement s'étendront.
Page 6 - D'effacer notre trace et d'oublier nos noms. ' Eh bien ! oubliez-nous, maison, jardin, ombrages ! Herbe, use notre seuil ! ronce, cache nos pas ! Chantez, oiseaux ! ruisseaux, coulez ! croissez, feuillages ! Ceux que vous oubliez ne vous oublieront pas.
Page 26 - Un couchant des Cosmogonies ! Ah ! que la Vie est quotidienne.... Et, du plus vrai qu'on se souvienne, Comme on fut piètre et sans génie.... On voudrait s'avouer des choses, Dont on s'étonnerait en route, Qui feraient une fois pour toutes ! Qu'on s'entendrait à travers poses. On voudrait saigner le Silence, Secouer l'exil des causeries; Et non ! ces dames sont aigries Par des questions de préséance.
Page 15 - Le vrai Dieu, le Dieu fort est le Dieu des idées. Sur nos fronts où le germe est jeté par le sort, Répandons le savoir en fécondes ondées ; Puis, recueillant le fruit tel que de l'âme il sort, Tout empreint du parfum des saintes solitudes, Jetons...

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