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Anthology of French poetry from the time of Froissart up to the beginning of the present century

 (Livre numérique Google)
Couverture
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Swan Sonnenschein and Company, lim., 1906 - 285 pages
  

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Page 220 - JE fais souvent ce rêve étrange et pénétrant D'une femme inconnue, et que j'aime et qui m'aime, Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Page 49 - Rome, l'unique objet de mon ressentiment! Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant! Rome qui t'a vu naître, et que ton cœur adore! Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore! Puissent tous ses voisins ensemble conjurés Saper ses fondements encore mal assurés!
Page 17 - Plus me plaist le séjour qu'ont basty mes ayeux, Que des palais romains le front audacieux : Plus que le marbre dur, me plaist l'ardoise fine. Plus mon Loyre gaulois, que le Tybre latin, Plus mon petit Lyre, que le mont Palatin Et plus que l'air marin, la douceur angevine.
Page 134 - COMBIEN j'ai douce souvenance Du joli lieu de ma naissance ! Ma sœur, qu'ils étaient beaux, ces jours De France ! O mon pays, sois mes amours Toujours ! Te souvient-il que notre mère, Au foyer de notre chaumière, Nous pressait sur son cœur joyeux, Ma chère ? Et nous baisions ses blancs cheveux, Tous deux. Ma sœur, te souvient-il encore Du château que baignait la Dore...
Page 142 - Et, modèle des potentats, Prit le plaisir pour code. Ce n'est que lorsqu'il expira, Que le peuple qui l'enterra Pleura. Oh ! oh ! oh ! oh ! ah ! ah ! ah ! ah ! &c.
Page 219 - Avant que tu ne t'en ailles, Pâle étoile du matin, — Mille cailles Chantent, chantent dans le thym. — Tourne devers le poète, Dont les yeux sont pleins d'amour; — L'alouette Monte au ciel avec le jour. — Tourne ton regard que noie L'aurore dans son azur; — Quelle joie Parmi les champs de blé mûr!
Page 142 - Et sur un âne, pas à pas, Parcourait son royaume. Joyeux, simple et croyant le bien, Pour toute garde il n'avait rien Qu'un chien. Oh ! oh ! oh ! oh ! ah ! ah ! ah ! ah ! &c.
Page 157 - C'est là qu'il faut s'asseoir, c'est là qu'il faut entendre Les airs lointains d'un cor mélancolique et tendre. Souvent un voyageur, lorsque l'air est sans bruit, De cette voix d'airain fait retentir la nuit ; A ses chants cadencés autour de lui se mêle L'harmonieux grelot du jeune agneau. qui bêle.
Page 166 - Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu, Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire, Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre, N'osant rien demander et n'ayant rien reçu. Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre, Elle...
Page 149 - S'éveillant avec la nature, Le jeune oiseau chantait sur l'aubépine en fleurs, Sa mère lui portait la douce nourriture : Mes yeux se sont mouillés de pleurs.

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