Histoire de Fénélon, archevêque de Cambrai: composée sur les manuscrits originaux, Volume 1 (Livre numérique Google)

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Impr. de J. A. Lebel, 1817
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Fréquemment cités

Page 155 - Il se coucha hier les délices du genre humain : ce matin , on est honteux pour lui , il faut le cacher. En se levant, le pli d'un chausson lui a déplu : toute la journée sera orageuse , et tout le monde en souffrira. Il fait peur, il fait pitié . il pleure comme un enfant, il rugit comme un lion.
Page 168 - Désabusez-vous encore, monsieur : je ne m'en suis chargé que pour obéir au roi, et nullement pour le pénible avantage d'être votre précepteur ; et afin que vous n'en doutiez pas, je vais vous conduire chez sa majesté pour la supplier de vous en nommer un autre, dont je souhaite que les soins soient plus heureux que les miens.
Page 147 - Ce prince, héritier nécessaire, puis présomptif, de la couronne, naquit terrible, et sa première jeunesse fit trembler. Dur et colère jusqu'aux derniers emportements, et jusque contre les choses inanimées; impétueux avec fureur, incapable de souffrir la moindre résistance, même des heures et des éléments, sans entrer en des fougues à faire craindre que tout ne se rompît dans son corps; opiniâtre à l'excès; passionné pour toute espèce de volupté, et des femmes, et, ce qui est rare...
Page 42 - A la vue de ce voyage, j'en médite un plus grand. La Grèce entière s'ouvre à moi, le sultan effrayé recule ; déjà le Péloponèse respire en liberté, et l'Église de Corinthe va refleurir; la voix de l'apôtre s'y fera encore entendre. Je me sens transporté dans ces beaux lieux et parmi ces ruines précieuses, pour y recueillir, avec les plus curieux monuments, l'esprit même de l'antiquité. Je...
Page 312 - Ne soyez point en peine de moi : je suis dans vos mains comme un petit enfant. Je puis vous assurer que ma doctrine n'est pas ma doctrine : elle passe par moi, sans être à moi et sans rien y laisser. Je ne tiens à rien, et tout cela m'est comme étranger.
Page 234 - L'érudition, autrefois si fastueuse, ne se montre plus que pour le besoin; l'esprit même se cache, parce que toute la perfection de l'art consiste à imiter si naïvement la simple nature, qu'on le prenne pour elle. Ainsi on ne donne plus le nom d'esprit à une imagination éblouissante; on le réserve pour un génie réglé et correct qui tourne tout en sentiment, qui suit pas à pas la nature toujours simple et gracieuse , qui ramène toutes les pensées aux principes de la raison , et qui ne...
Page 156 - Il revient à la compagnie, et s'aigrit contre elle. On se tait : ce silence affecté le choque. On parle tout bas : il s'imagine que c'est contre lui. On parle tout haut : il trouve qu'on parle trop, et qu'on est trop gai pendant qu'il est triste. On est triste : cette tristesse lui paraît un reproche de ses fautes.
Page 143 - ... ne pouvait le quitter, ni s'en défendre, ni ne pas chercher à le retrouver. C'est ce talent si rare, et qu'il...
Page 190 - Le grand point est de mettre une personne le plus tôt qu'on peut dans l'application sensible des règles par un fréquent usage ; ensuite cette personne prend plaisir à remarquer le détail des règles qu'elle a suivies d'abord sans y prendre garde. Cette grammaire ne pourroit pas fixer une langue vivante ; mais elle diminueroit peut-être ' les changements capricieux par lesquels la mode règne sur les termes comme sur les habits.
Page 54 - Me voilà à la porte déjà arrivé, et les consuls commencent leur harangue par la bouche de l'orateur royal. A ce nom, vous ne manquez pas de vous représenter ce que l'éloquence a de plus vif et de plus pompeux. Qui pourrait dire quelles furent les grâces de son discours?

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