Mémoires pour servir à l'histoire des moeurs et usages des français depuis les plus hautes conditions: jusqu'aux classes inférieures de la société, pendant le règne de Louis XVI, sous le Directoire exécutif, sous Napoléon Bonaparte, et jusqu'à nos jours, Volume 2 (Livre numérique Google)

Couverture
Dauvin, 1827
0 Avis
  

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 172 - ... République des convenances. Entrons à la suite d'un contemporain, M. Antoine Caillot, dans un salon du faubourg Saint-Germain : « Devant un grand feu sont assis en demi-cercle, sur de larges fauteuils de tapisserie ou de damas cramoisi, à pieds et à contours dorés, deux pairs de France, deux députés du côté droit, un officier général, un évêque, un abbé décoré, deux douairières. Ces graves personnages s'entretiennent du temps passé en le comparant avec celui qui court. Les...
Page 120 - Après dîné, l'indolente Glycère Sort pour sortir, sans avoir rien à faire : On a conduit son insipidité Au fond d'un char, où, montant de côté, Son corps pressé gémit sous les barrières D'un lourd panier qui flotte aux deux portières. Chez son amie au grand trot elle va, Monte avec joie, et s'en repent déjà, L'embrasse, et bâille; et puis lui dit : «Madame, J'apporte ici tout l'ennui de mon âme : Joignez un peu votre inutilité A ce fardeau de mon oisiveté.
Page 407 - Les Orateurs chrétiens, ou choix des meilleurs Discours prononcés dans les églises de France depuis Louis XIV jusqu'à nos jours. Paris, Jîlaise le Jeune > 1818, 22 vol.
Page 171 - ... -feuilles sont ouverts aux curieux; les esprits sont à l'aise; les rivalités, les prétentions ne troublent point le plaisir qu'on a d'être ensemble. Tout est gai , spirituel , original et sans souci. On ne fait pas semblant de s'amuser dans une soirée d'artistes, et voilà ce qu'on peut appeler la bonne compagnie. Entrons dans un salon du faubourg SaintGermain : devant un grand feu, sont assis en...
Page 101 - Au fond de l'alcôve, que des rideaux de taffetas défenden.t.des, rayons de l'astre du jour, une glace répète les décorations de la chambre, et sert à l'épouse pour le commencement de sa toilette, au moment où elle lève la tête de dessus son oreiller.
Page 97 - ... cheminées à la prussienne, les massives porcelaines de l'Orient à celles de Sèvres, et les candélabres et girandoles à des flambeaux de vermeil plus élégans et plus petits. C'était principalement chez les jeunes époux que cet amalgalme des temps anciens et modernes avait été adopté. Ils ne voulaient ni renoncer aux usages de leurs pères, ni se mettre en opposition avec ceux qui régnaient parmi les personnes de leur âge.
Page 94 - Sur le manteau de cette cheminée, dont la largeur était de près d'un pied, les yeux ne savaient sur quel objet fixer leur admiration : au milieu, une pendule du plus riche et du plus beau travail , et de chaque côté des candélabres de vermeil à plusieurs branches, des cassolettes entourées de cercles d'or, et des vases de porcelaine de la Chine, du Japon et de Saxe.
Page 93 - Des chaises d'une élégante simplicité étaient rangées autour de la salle. Dans plusieurs maisons, elles étaient de paille, et dans d'autres de jonc, ou de crin avec le dessus de peau verte. On entrait ensuite dans le salon, où la dorure brillait de toutes parts. Au plafond, charmantes peintures; sur le parquet, superbes tapis d'Aubusson; contre les murs, tenture de damas cramoisi, divisée et soutenue verticalement et horizontalement par des baguettes dorées; de distance en distance d'excellens...
Page 102 - Leshabitans des campagnes, où l'aisance est devenue générale par la division des propriétés, ne sont pas moins jaloux de bien meubler leur logement que ceux de la capitale et des autres villes du royaume. Il est peu de maisons de cultivateurs et même de simples journaliers, où l'on ne trouve un lit commode...
Page 89 - Tel appartement de cinq petites pièces, situé au quatrième étage, ne se loue pas au-dessous de six cents francs. Comme on pense bien que des logements si chers ne conviennent point à cette partie de la population qui ne vit que de son travail journalier ou qui ne jouit que d'un modique revenu, il en faut conclure que les propriétaires s'attendent à n'avoir chez eux que de riches locataires, depuis la cave jusqu'au grenier.