réuDion des députés de Paris qui ne sont point encore arrivés, quant à ceux extra-muros, ni totalement nommés, quant à ceux intra-muros, à revenir à la motion de M. Le Cbapellier. Nous n'avons pas encore la liste qui ne sera imprimée qu'après l'arrivée des députés de Paris.
11 y aura à parler de ce matin MM. Bergasse ', Mira» beau, Volney et d'autres, si toutefois la matière bien éclaircie par la discussion d'hier présente des observations neuves à donner. Nons nous trouvons dans le Maine des derniers appelés et quand d'autres ont tout dit ; c'est ralentir la marche que de répéter ce qui s'est dit deux cents fois auparavant. Nous paraissons pour la plupart de l'avis de M. Rabaut et ce serait réellement la faute la plus grave d'aller dans ce moment annoncer la scission, lorsque les deux autres classes peuvent dire au public qu'ils se sont retirés pour convenir, d'après les vues dn gouvernement, de la renonciation aux privilèges pécuniaires sur lesquels ils n'ont encore rien délibéré.
La marche des commissaires, sans mission écrite, avec la charge de proposer le moyen de réunion, ne peut être regardée, ni inculpée de séparation effective. Une demande de se réunir ne peut être regardée comme un acte qui annonce une séparation consentie par ceux qui veulent au contraire parvenir à la réunion. J'espère que la motion de M. Rabaut de Saint-Etienne passera à la très grande majorité.
Cette séance a prouvé deux choses intéressantes, que le fond de l'assemblée est pour le parti de la modération; que la formation et la composition réunit et les plus grands talents et les plus grandes lumières. Il y en a eu plus do cent à motiver leur opinion, et, sur le nombre, 90 ont dit d'excellentes choses, avec la plus grande facilité et les développements les plus lumineux. Il y a •u des discussions faibles, mal rendues, bavardes et
I. Avocat, député de la sénéchaussée de Lyon.