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réuDion des députés de Paris qui ne sont point encore arrivés, quant à ceux extra-muros, ni totalement nommés, quant à ceux intra-muros, à revenir à la motion de M. Le Cbapellier. Nous n'avons pas encore la liste qui ne sera imprimée qu'après l'arrivée des députés de Paris.

11 y aura à parler de ce matin MM. Bergasse ', Mira» beau, Volney et d'autres, si toutefois la matière bien éclaircie par la discussion d'hier présente des observations neuves à donner. Nons nous trouvons dans le Maine des derniers appelés et quand d'autres ont tout dit ; c'est ralentir la marche que de répéter ce qui s'est dit deux cents fois auparavant. Nous paraissons pour la plupart de l'avis de M. Rabaut et ce serait réellement la faute la plus grave d'aller dans ce moment annoncer la scission, lorsque les deux autres classes peuvent dire au public qu'ils se sont retirés pour convenir, d'après les vues dn gouvernement, de la renonciation aux privilèges pécuniaires sur lesquels ils n'ont encore rien délibéré.

La marche des commissaires, sans mission écrite, avec la charge de proposer le moyen de réunion, ne peut être regardée, ni inculpée de séparation effective. Une demande de se réunir ne peut être regardée comme un acte qui annonce une séparation consentie par ceux qui veulent au contraire parvenir à la réunion. J'espère que la motion de M. Rabaut de Saint-Etienne passera à la très grande majorité.

Cette séance a prouvé deux choses intéressantes, que le fond de l'assemblée est pour le parti de la modération; que la formation et la composition réunit et les plus grands talents et les plus grandes lumières. Il y en a eu plus do cent à motiver leur opinion, et, sur le nombre, 90 ont dit d'excellentes choses, avec la plus grande facilité et les développements les plus lumineux. Il y a •u des discussions faibles, mal rendues, bavardes et

I. Avocat, député de la sénéchaussée de Lyon.

miuutieuses, mais c'est le petit nombre. Je suis persuadé que ni !es députés de Paris se fussent trouvés à cette séance, ils eussent reconnu que le don de la parole et les lumières ne sont pas uniquement concentrées dans la capitale et qu'ils eussent été étourdis sur l'opinion trop avantageuse que le public semble leur faire prendre d'une supériorité qu'ils verront souvent éclipsée.

Nos co-députés se portent bien, vous disent bien des choses. Les ordres pour rassembler les électeurs du Mans ne sont pas encore partis. M. le Garde des Sceaux a fait demander l'apport des charges et information de l'affaire des Ch&telrts. Je désire bien la continuation de la baisse du prix du grain. La pluye que nous avons eue hier me fait espérer qu'elle continue. Vous m'aves tranquilisé par vos deux dernières sur mes petites filles.

(écrit au crayon) : A 3 heures, le 15.

Point de collation de voix.Nouvelle discussion intéressante: M. Target est arrivé et parlera demain.

rt ..-••.. .'.••:• E. QOMOAO-LAHlBJt.

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LA MAISON DE LAVAL

XXV

GUY XX

15 avril 1586. — 3 décembre 1605.

Le 15 avril 1586, lorsque Guy XIX rendit à Taillebourg le dernier soupir, après avoir vu mourir avant lui ses trois frères, il laissait un fils, né de sa femme Anne d'Alègro à Harcourt, le 6 mai 1585, âgé par conséquent do moins d'un an le jour où, par la mort de son père, il devenait héritier de la maison de Laval. Guy XX, à qui Bourjolly, on ne sait pourquoi, donne le prénom de François', fut tout naturellement placé sous la tutelle de sa mère, laquelle, semble-t-il, n'eut aucun des profils quelle avait droit d'attendre de oe chef : tout d'abord Guy XIX «Huit mort en état de rébellion armée contre le roi de France, d'où il s'en était suivi confiscation de tous les biens laissés par lui ; puis, en 1588, Charles de Lorraine, marquis d'Elbeuf, et René de Rieux, sieur de Sourdéao*, se firent investir par Henri III de la

1. Il n'existe pas nn seul document original dans lequel il soit désigné sous le nom de François ; et, étant donné l'usage établi ches les seigneurs de Laval de toujours porter le nom de Guy, on peut être certain que Guy XX n'en a jamais reçu d'autre.

S. Second fils de Jean de Rieux et de Béatrix de Joncher*

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