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Livres

  

Menesse. — Prostituée, maîtresse. (Halbert.)

Menestbe. — Potage. Vieux mot.

Menteuse. — Langue. (Vidocq.)

Méphisto. — Diabolique. — Abréviation du Méphistophélès dc Faust.

Méquabd. — Commandant. (Idem,)—Augmentatif de vice: maître.

Méquer. —Commander. (Tdem.)

Mercadet.—Faiseur. — De la pièce de Balzac, Mercadet le faiseur.— « A une époque où la fièvre du bibelot sévit, il est bon de connaître les ficelles desMercadets. (Frébault.)

M—IXE (faire Sa). — Faire l'important.

M—Deux. — « Terme injurieux qui se dit d'un poltron, d'un J'atsans esprit. » (Dhautel, 1808.) — Se prend plutôt aujourd'hui dans le second sens. V. ton.

Mère.—« Lorsqu'un compagnon va au siége de la société, il dit : Je vais chezla mère. Si l'aubergiste chez lequel se tiennent les réunions n'était pas marié, on dirait de même : Je vais chez la mère. » (Perdignier.)

Merlan. — « Sobriquet donné à un perruquier à cause de la poudre qui couvre ordinairement ses habits. » (Dhautel.) — « La Peyronic est chef de perruquiers qu'on appelle merlans parce qu'ils soiit blancs. » (Journal de liarbier, 1744.)

Merlan Frit (œil De). — Œil pâmé.— « Enfin cet homme de brelan a les yeux faits comme un merlan. » (Troisième Suite du Parlement burlesque, 1652.)

Merlander. — Coiffer.

Merlin. — Jambe. — Allusion à la hache dite merlin. Le fer figure le pied, et le manche est un vrai fumeron.

I vent se r'lever, mais j'le rcdouille
A coups d'passifs dans les merlins.

(C/uiu-mn il' t'anfnn le lltHonni.tte.)

Merriflauté. — Chaudement vêtu. (Halbert.)

Méruché, Meruchon. — Poêle, poêlon.

Merveilleux. — Homme à la mode.

Mess. — Cercle d'officiers. — « Les officiers mangent par corps en mess. J> ( Vie parisienne, août 1867.)— Bien que le mot soit, comme l'usage, d'importation britannique, il est plus fiançais qu'on ne pense,et il en est de

lui comme de tunnel, qui n'est pas autre chose que notre mot tonnelle. Ainsi le grand glossaire de Du Cange donne prendre met: avec le sens de manger ensemble. Il cite même une lettre de rémission de l'an 1443, mentionnant des compagnons associés pour prendre tnetz pendant les travaux de la moisson.

Métal.— Argent. — « Et t'as pas de métal. » (Ricard.)

Métier. — Habileté d'exécution. —« Vois toutes ces esquisses : il y a de la main, du métiel, mais où est l'idée? » (L. Reybaud.)

Mettre A Quelqu'un (le). — En faire accroire, tromper. — « Du reste, c'est un flanche. Vous voulez me le mettre... Je la connais. J > (Le Dernier jour d'un condamné.)

Mettre A Table (se). — Dénoncer. — On se met à table pour manger.Y. Table, manger.

Mettre Avec (se). — Vivre maritalement.

— « En se mettant avec Lise, le général aurait dû nous dire : J'ai ça et ça à payer ; il ne l'a pas dit, et ce n'est pas délicat. » (Ricard.)

Meurle. — Personne de triste mine. — a Voyez c'vieux crocodile. Ah! l'beau meuble ! » (Vadé, 175(>.)— « Prends garde à toi, vieux meuble, affreuse bohémienne ! » (Les Folles Nuits du Prado, 1854.)

Meulabd.—Veau. (Vidocq.)— Allusion au mugissement du veau. V. Pavillonner.

Meunier. — Recéleur achetant le plomb volé. (Colombey.)

Mezièhe. — Homme simple, bon à voler. (Graudval.) V. Ilegout.

Mezière, Mezigue.— Moi. (Idem.)

Miché. — Niais. — Du nom propre Michel, qui avait jadis ce sens,proverbial. V. Mihel.— « Ij>upat : Le sergent, j'imagine, m'en voudra. .— La Ramée, à part : Le bon miché ! » (Vadé, les Raccoleurs.)

Miché. —Homme fréquentant et payant les filles. — Même étymologie que ci-dessus. — Dans une liste de fausses Protestations des filles de Paris contre la guerre (1790), on lit : « Ce pourfendeur de Mars avait bien affaire aussi de se présenter pour nous enlever nos miehés. »

— « Les jeunes gens dont ces dames font leurs amants de cœur, et (pie certaines susceptibilités des mickés empêchent d'avoir un facile accès. » (Ces Dames, Vcrmorel.)

J

V

Miche Sérieux. — Amant riche et généreux. — a Le miche sérieux équivaut à Ventreteneur... Les jeunes gens se disent souvent, comme un mot d'ordre : Messieurs, ne parlez /tas à ia petite une telle, elle est ici avec son miche sérieux. Le même individu se désigne aussi par ce mot: Ponteur. Ce dernier mot, pris dans le vocabulaire des jeux, vient du vcrl)o l'-mter. » (Cadol.) — « Les avant-seènes Bont îvscivées aux miches sérieux. » [Petits mystères île l'École lyrique.) — V. Persiller.

Miche DE Carton. --Miche peu généreux ou peu fortuné. V. Carton.

Michetox. — Petit miche. — t AU' me dit: c Mon fiston, étrenne mu tirelire. » Je lui réponds: « Ma jwule, tu m' prends pour un mich' ton. » (Le liùtonniste à la Halle, 1813.)

Michon.— Argent. (Halbert.)

Midi (il Est).— Il n'est plus temps.—Date du temps où midi était l'heure du repas, celle où cessait toute affaire.

Mie De Pain. — Vermine. (Vidocq.) — Allusion à la démangeaison causée par une mie de pain égarée.

Miette (une). — Un peu.—« Minute! je me chauffe les pattes une miette. » (Gavarni.)

Mikel.— Miche, dupe. (Vidocq.) — C'est le nom de Michel.

Milieu. — Derrière. — « L'arme de l\mrceangnac convient à nos grands hommes. Elle atteint ce milieu, leur amour et leur luit. » (Xugcnt, Et rennes à Loi/au, 1&33.)

Milliard. — Gueux portc-bissac. (Grandval.)

Millerik.— Loterie. (Halbert.)

Milord. — On donne moins ce nom aux Anglais qu'à ceux dont les largesses rap|x.llent l'opulence britannique. — « I*e gros tailleur se dit négociant. A sa tournure, il n'est pas milord russe. » (Sénéchal, \H7r2.) — < Être sur le boulevard de (Jund, se donner nn air milord. > (Éd. Lemoinc.) — c Je ne suis pas précisément un milord, je n'ai pas des millions. » (Semaine, 1M47.)

Mii/ORD. — Entreteneur. — « Le notaire est son milord. » (Balzac.)

Milord. — « La lorelte professe un enthousiasme fébrile j»nr le cabriolet à quatre roues, dit cabriolet milord. > (Alhoy, 1841.)

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A L'oints

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Monstre. — Colossal. — « Elle lui apporte nn bouquet monstre. » (Alhoy.)

Monstrico. — Petit monstre. — « Ce petit monstrico! » (Balzac.)

Mont. — Mont-de-piété. — Abréviation.— <c Elle tient comme qui dirait un petit mont bourgeois... elle prête sur gages et moins cher qu'au grand mont. » (E. Sue.)

Montant, Montante. — Pantalon. — Le mot date du temps où les culottes montaient haut. V. Tirant, Frusques.

Montant. — Qui excite les désirs. — « La robe la plus montante... c'est une robe décolletée. » ( Decourcelle.)

Montante. — Échelle. (Colombey.)

Monter. — Enflammer, surexciter, enivrer de vin, de colère ou d'amour. — « Urinette (apercevant Florestan qui la regarde par-dessus le paravent) : Qu'est-ce que vous faites? Vous montez sur une chaise pour me voir ? — Florestan : Oui! ça me monte!... » (L. de Neuville.)

Monter A L'échelle. — Être guillotiné. Mot à mot : monter à l'échelle de l'échafaud. — e t Galetto ne vent pas « monter à l'échelle » seul. « Il faut, aurait-il dit, que Ribctto, qui a m'a dénoncé, m'y accompagne. » (Petit Moniteur.)

Monter Sur La Table. — Avouer ses crimes et ceux de ses complices. (Vidocq.) — Augmentatif de se mettre à table, V. Table.

Monter Un Coup. — Inventer un prétexte, tendre un piége. — «t C'est des daims huppés qui veulent monter un coup à un ennemi. » (E. Sue.) — « Je monte plus d'un coup pour vanter l'auteur Dorville. J > (1817, Brazier.)

Se monter le coup. — S'illusionner. Mot à mot : se tromper soi-même.

Monteur De Coups. — Menteur, mystificateur, escroc.

Montmorency. — Cerise. — Du nom de l'endroit où elles sont réputées. — On dit de même Montreuil pour pêche, Fontainebleau pour raisin et Valence pour orange.

Morasse. — Ennui.

Morasse (battre). -- Crier à l'assassin. (Vidocq.) Mot à mot : à la mort. Morceau. — Fille sale, suspecte. Morceau (faire Le). — Briller dans le

détail, artistiquement parlant. — « Bien que Léopold Robert n'eût pas do grandes vues, il faisait très-bien le morceau. » (Th. Silvestre.)

Mordante. — Scie. (Colombey.)

Mordre (ne Pas). — Être sans force, sans esprit, sans talent. V. Méchant.

Morfe. — Repas, mangeaille. (Halbert.)

Morfiante. — Assiette. (Grandval.) — De morfier.

MOEFIER , MORFIGNER, MORFILER. —

Faire, manger. — Morfier est un vieux mot d'où les deux autres dérivent. — « Calvi morfile sa dernière 'bouchée. » (Balzac.) V. Chène.

Moroane, — Sel. (Vidocq.) — Il mord. V. Morganer, Momir.

Morganer.—Mordre. (Idem.)—Vieux mot.

Moricaud. — Broc do vin. (Vidocq.) — Allusion à sa couleur sombre.

Morillo. — Chapeau à petits bords. — « C'était le temps de la lutte de l'Amérique méridionale contre le roi d'Espagne, de Bolivar contre Morillo. Les chapeaux à petits bords étaient royalistes et se nommaient des morillos; les libéraux portaient des chapeaux à larges bords qui s'appelaient des bolivars. » (V. Hugo.)

Mornante. — Bergerie. (Halbert.)

Morne. — Mouton. (Vidocq.) — Du vieux mot moraine : laine.

Mornee. — Bouchée. (Halbert.)

Mornier. — Berger. (Idem.) — De morne.

Mornifle. — Monnaie. (Colombey.)

Mornifleur Tarte. — Faux monnayeur.

Mornos. — Bouche. (Grandval.)

Mort, Morte. — Condamné, condamnée. (Colombey.) V. Malade.

Mort (faire Un). — Jouer le whist à trois personnes, en découvrant le jeu d'un quatrième partenaire qui n'existe plus. — « M. d'Ajuda proposa d'aller faire un mort avoc le duc de Grandlieu. » (Balzac.)

Morue. — Femme abjecte. .— « Vous voyez, Françoise, ce panier de fraises qu'on vous fait trois francs ; j'en offre un franc, moi, et la marchande m'appelle... — Oui, madame, elle vous appelle... morue! » (Gavarni.)

Mots (avoir Des). — Échanger des reproches. — « En rentrant du bal avec ton amant,

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