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g.* Regnard. ". . jo.° Tisseront. .

De Vrècourl. . 12.0 De Losandières. i3.° /fi/go. . . .

De Lènoncourl, chanoine

Martin

De Ligniville. . .
Le Fehvre. . . ,
Guilbert. ....

Bagard. . . .. .

De Ravinel. , . ,

Gérard

De la Chataigncray, De la Pierre. 24.0 De Bressey. . . . 2.S.0 De Franquemont. . 26.0 De Gourcy. . , 27.0 De Ligniville.

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Sous-chantre, M. Gauchenot. Vicaires perpétuelles, MM. iras et Bailly.

Chantres, MM. Davillard, Christophe, Provençal et Dastreville,

Nous donnerons aussi ici la liste des primats depuis la fondation de la primatiale en 1602, jusqu'à son. érection en église cathédrale-pritnatiaie en 1777.

Le premier est le prince Charles de Lorraine, cardinal légat du S. Siège dans les duchés de Lorraine et de Bar, évèque de Metz et de Strasbourg, primat depuis 16»2 jusqu'à sa mort, arrivée le 24 Novembre de 1607. v

Le second a été Antoine de Lénoneourt, abbè de Beaupré et prieur de Lay, de 1607 à 1636.

Le troisième a été Charles de Lorraine, fils naturel du Duc Charles 111, abbé de Gorze. Il tint la dignité de primat depuis i636 jusqu'en 1645 > quoiqu'il ne mourût qu'en 1H48. Obligé de sortir de Lorraine, il se démit en faveur de

Charles de Lorraine, connu sous le nom de CharGes V, qui occupa cette dignité jusqu'à la mort de son frère aîné, arrivée en 165g.

Louis-Alphonse de Lorraine, chevalier d'Harcourt^ fut le cinquième chef de la primatiale, depuis 165g jusqu'à sa mort en 1687.

Le sixième fut Charles de Lorraine, frère du Duc Léopold , électeur de Trêves, évèque d'Osnabruck et d'OImultz, grand-prieur de Castiile. Il fut nommé à cette dignité de primat par le Duc Charles V son père, vers l'an 1687 , et mourut le 4 Décembre 1715. C'est lui qui a posé la première pierre de la nouvelle église, et qui a abandonné, pour sa construction, les revenus de cette dignité, qui, après sa mort, demeura vacante jusqu'en 1722.

Le septième primat a été François-Vincent-Marc de Beauveau, fils de M. le prince de Craon, depuis 1722 jusqu'en 174*?

Le huitième a été Antoine-Clènadus- de ChoiseulBeaupré, nommé en 1742 par le Roi de Pologne, puisarchevêque de Besançon et cardinal, mort en 1774

Le neuvième a été Louis-Hector-Honoré-Maxime de Sabran, des comtes de Forcalquier, nommé premier évêque de Nancy. Il a pris possession, par procureur, de la primatiale. Mais avant l'arrivée de la bulle de l'érection de l'évêché, il a été nommé à l'évêché-duchépairie de Laon.

Le portail de l'église d'architecture moderne est composé d'un avant-corps, de deux arrière-corps et de deux tours, le tout formant sa façade de cent cinquante pieds de roi de largeur, décorée de deux ordres, le corinthien dans le soubassement et le composite audessus. L'avant-corps où est (a pporte principale qui est ceintrée , a l'archivolte et les impostes ornés de moulures, et est surmonté de deux Anges prosternés devant une Croix placée dans le milieu, ayant des colonnes accouplées et pilastres par derrière avec un entablement qui règne tout le long de la face de l'église. Son pourtour est également décoré de pilastres du même Ordre portant par-tout son entablement. Les arrièreÇQrps spnt décprés de pilastres et dans le milieu d'une porte, au haut de laquelle est un tableau rempli de trophées royaux et d'église. Les tours sont également ornées de pilastres, ayant chacune un vitrail ceintré et sa clef ornée de tètes de Chérubins.

L'ordre placé sur ce soubassement est le composite régnant pareillement dans toute l'étendue de la façade, ayant dans l'avant-corps des colonnes accouplées (le chaque côté d'un vitrail orné d'une balustrade. Les arrière-corps avec pilastres contiennent une niche ceintrée avec imposte. Les tours sont également décorées de pilastres avec vitrail en plein ceintre, balustrade au pied et agraphe sur la clef. Au - dessus de ces deux ordres et dans le milieu on a placé un attique renfermant entre des colonnes accouplées de l'ordre composite et entablement un vitrail coupé dans le milieu, supportant un fronton où sont les armes pleines de Lorrraine, arec la couronne royale, les deux aigles pour supports, la croix de Lorraine pendant a Jeur col. Le ceintre de l'attique orné d'une croix et audessus des colonnes des vases ou pots à feu. Dans le ceintre de ce vitrail est placé un cadran montrant les heures et les minutes.

Au-dessus des deux premiers ordres s'élèvent les tours décorées comme l'attique d'un second ordre composite avec pilastres et un vitrail des quatre côtés en plein ceintre, surmontées d-un troisième ordre composite en pilastres, formant une tour ronde ouverte de toute part, et au dessus tin dôme couvert en pierre de taille , avec une galerie ornée d'une balustrade de pierre. L'entablement est orné de pots à feu au-dessus de tous le» p;la6tres( Enfin ce dôme est terminé par une lanterne en pierre de taille, ouverte aussi de toute part, décorée de pilastres et d'un balecon de fer, surmontée d'une floche avec girouette et croix de Lorraine, le tout d'environ deux cent quarante pieds de roi de hauteur.

L'intérieur de cette église, qui est parfaitement exécutée dans toutes ses parties d'architecture , paroit a quelques-uns trop massif. Il faut savoir qu'il devoit avoir un ordre de plus. L'abbé Dumolard, qui avoit suivi tous le» ouvrages pendant plus de quinze a seize ans, :

chargé de recevoir l'argent et de payer les mémoires» impatient de voir la fin-de l'ouvrage, «ju'il suivit encore plus de quinze ans, dit un jour au Duc Léopold que* les fondations ne soutiendroient pas ce second ordre. Le prince le crut, et ordonna de couvrir et de faire le» voûtes , et il fut obéi.

La nef et les collatéraux sont bien proportionnés et ont cent cinquante pieds de longueur; la nef a quarantedeux pieds de roi de largeur, et les collatéraux vingtcinq. La dernière partie de la nef, près du sanctuaire, a un dôme de pierre de taille de quarante-huit pieds de diamètre, peint par Claude Jacquart, peintre lorrain , né a Nancy, et élève de Claude Charles. Il représente un ciel ouvert. Le sanctuaire est séparé de la nef par un grillage de fer à hauteur d'appui, et il est en entier pavé de grands carreaux de marbre noir et blanc. L'autel, d'une vaste étendue, mais proportionné au local, est de différens marbres bien choisis. Dans l'intérieur on a placé la chasse de S. Sigisbert et plusieurs autres reliques, qu'on apperçoit à travers une glace dans le milieu de l'autel, et sur laquelle est en argent un chiffre composé de ces deux lettres S. et R. qui signifient Sigisbertus Rex, ou Stanislao Rege. Derrière est une belle grille qui sert de porte pour enfermer ce précieux dépôt. Les stalles nombreuses et à deux rangs ornent tout le sanctuaire. Celle du primat est dans le fond au milieu de toutes. Elle est tapissée d'un velours cramoisi aux armes du prélat avec un dais de même étoffe. Au-dessus est placé un tombeau soutenu par deux Anges, pour représenter la chasse de S. Sigisbert, qui étoit placée en cet endroit; mais l'humidité du lieu a engagé à la placer dans l'autel même. Comme cet autel est à la Romaine, c'est derrière que se placent les chantres. Il y a deux pupitres. L'un et l'autre sont de bronze et triangulaires. Celui de la primatiale est po^é sur un socle de marbre noir. Des aigles à ailes à demi-déployées ornent ses faces. Sur l'une de celles du fut est l'écu simple de Lorraine: sur une autre, un écu à trois têtes de cerf, et sur la troisième, qui est en face de l'autel, est un écu vide. Sur le?linteau de la corniche qui termine le fût on voit ces mots gravis: Carolus Cuny fecît 1613. Sur cette corniche est placée une Annonciation sous l'invocation de laquelle la primatiale a été érigée. L'autre, placé plus près du siège du primat, vient du chapitre de S. Georges. Il a été fait en la même année, comme l'expriment ces mots gravés sur ses faces : Impensis capituli Sancii Georgii 1613, et probablement par le même artiste. Sur le haut est le saint patron du chapitre à cheval, enfonçant sa lance dans la gueule d'un dragon. Ces deux morceaux sont d'un beau travail et d'une belle exécution.

Les tableaux d'une hauteur prodigieuse qui ornent le chœur, représentant le couronnement de S. Sigis-> bert, et ce Saint servant des pauvres a table , sont du pinceau du celèbre Claude Charles. Ils n'ont coûté que 1200 livres de Lorraine avec celui qui décore la chasse et qui fait illusion.

Les voûtes de l'église sont en lunettes,ayant des «rci doublaux, ornés de roses encadrées, soutenues par des massifs en pierre de taille , décorés de pilastres d'ordre corinthien, terminés par des galeries qui régnent tout autour de l'église. Les collatéraux sont également ornés de pilastres, entre lesquels sont de» chapelles enfoncées.

Depuis que cette église est occupée , le chapitre n'a cessé de travailler à son embellissement. En ijSi on fit faire les chapelles de saint Jean-Baptiste et de saint Charles, pour lesquelles le sieur Lamour a fait des grillages qui sont des chefs-d'œuvre dans leur genre. 3VI. le prélat de Bouzey a fait les frais de la première, dans laquelle il a fait faire un caveau où il a réuni les cendres de plusieurs- de ses ancêtres. l>a seconde a été faite aux frais du chapitre pour y déposer les cendres clu cardinal fondateur. M. l'abbé de Ravinel a fait élever à ses dépens, les magnifiques autels du S. Sacrement et de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, a donné la cloche qui sert à sonner l'office, et a fait faire l'horloge. En 1757 et 1708 on a fait faire les orgues, qui sont très-belles et qui remplissent parfaitement le bas de l'eglise.

En face de la petite porte d'entrée, près du chapitre,

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