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Livres

  
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« Je te tanne le casaquin, je te saboule. »—Paillet.

Sabre (Traîneur de), Sabreur: Militaire rudement rnporté.

« Vous me faites pitié, tout sabreur que vous êtes. » - P. Borel, 1833.

Sac (Mettre dans son): Dévorer un affront sans ouvoir le venger. — « Le montreur de bêtes fut onc obligé de mettre les calottes dans son sac. » — E. Sue.

Sac (Avoir le): Avoir de l'argent.

« A-t-elle le sac? — Cela veut dire en langage des halles: a-t-elle de l'argent. »— G. De Nerval.

Donner son sac à quelqu'un: Le mettre à la porte, -tu propre, le forcer à faire sa malle.— Usité dès 1808.

En avoir plein son sac : Être complètement ivre. — i Laissons-le reposer, il en a plein son sac.»— Chenu.

Cracher dans le sac : Être guillotiné. La tête et le sang du supplicié sautaient dans un sac rempli de son.

« Jusqu'à ce que les jupons aient tous craché dans e sac. » —1793, HÉbert. — (V. Raccourcir.)

SACREBLEU,SacredieM, Sacrelotte, Sacristie, Sacré nom, Sacré tonnerre. — Jurons chargés d'exprimer indifféremment la colère, la joie, la surprise ou le chajrin. — On dit de même Saprebleu, Saprelotte, etc. Crebleu, Crelotte, etc. Pristie, etc.

SacrÉ Chien : Eau-de-vie d'un degré très-élevé. — « Vous nous râperez le gosier avec le trois-six et le sacré chien dans toute sa pureté. » — Th. Gautier, 1833.

Connu dès 1808. Mme de Genlis emploie ce terme dans ses Mémoires, 1.I.

Avoir du sacré chien: Avoir le génie de telle ou telle chose.

Sacrement : Sacrement du mariage.

(i- i -ir m'offrit le sacrement. — Fistea».

Safran (Accommoder au) : Faire une infidélité conjugale. Le safran est jaune et cette couleur passe pour le symbole du cocuage.

« Je ne suis pas fâché qu'elle ait accommodé au safran ce voltigeur de Louis XIV. » — E. Augier.

Saint-barthÉlÉmy : Extermination générale. « Ce renvoi est le tocsin d'une Saint-Barthélémy de patriotes. » —C. Desmoulins, 1790.

Saint-georges: Cavalier aussi accompli que l'était le chevalier du même nom. — « Tu passes dans le inonde pour un Saint-Georges. » — Ricard.

Saler : Tancer vertement, faire payer trop cher.

SaliÈres : Cavités pectorales. On dit d'une femme maigre trop décolletée qu'elle montre ses salières. — Usité dès 1808.

Sandisme: « Si ce mot ne devait pas, pour beaucoup de gens, comporter une espèce de blâme, on pourrait dire que George Sand a créé le sandisme, tant il est vrai que, moralement parlant, le bien est presque toujours doublé d'un mal. Cette lèpre sentimentale a déjà gâté beaucoup de femmes qui, sans leur prétention au genre, eussent été charmantes. » — Balzac.

Sans-cceur: Homme inhumain. — « Le patron est un sans-cœur. » — L. Rey.baud.

Sans-culottes: Républicains de 1793, dont les jambes dédaignaient les culottes courtes pour se perdre dans un large pantalon.

« Allez-vous encore me traiter de sans-culotte. » — H. Monnier.

« Mais le sans-culottes Jésus n'a pas dit dans son livre. » — C. Desmoulins, 1790.

« Vous voyez comme il méprise la sans-culotterie.» — Idem.

Sans GÈne: Indiscret. — « Malvina trouva d'abord que ce monsieur était un sans gêne. » — L. Reybaud.

Sans Le sou : Pauvre. — « Farnèse fit un mouvement de rien, elle avait senti le sans le sou.» — Jaime.

Sapin: Voiture de place. Synon. : Char numéroté, sabot.

« Un jeune dandy et une figurante de l'Opéra montent en riant dans son sapin. » — Couailhac.

Près du discret cousin,

En modeste sapin ,

Rentre la financière. — Scriee.

« Rien de plus étonné que moi de voir le sapin gagner la campagne. — L. Reybaud.

Le mot n'est pas nouveau. Nous le trouvons dans un pamphlet légitimiste de la révolution de 89 (l'Apocalypse}. — « M. Desmoulins, l'abbé Noël, Me de Heaumont et Keralio avaient loué pour toute la soirée un sapin national pour se faire voir dans la promenade. »

Sap : Cercueil de sapin.

Avant d'être mis dans le sap,
Yous voulez, orné de lunettes,
Me décalquer de pied en cap.

Scutir le sapin: Faire pressentir une mort prochaine. On dit: voilà une toux qui sent le sapin. — Usité dès 1808.

Sardanapale, Lesque : Digne de ce monarque épicurien. — « C'est Sardanapale. » — Balzac.

« Hébert appelait Fréron un muscadin, un Sardanapale. » — C. Desmoulins, 1790.

Satisfait (Un) : Député conservateur, sous le règne de Louis-Philippe.

SaucÉ : Mouillé jusqu'aux os.— Donner une sauce: Gronder. — Connus dès 1808.

Sauteur: Intrigant éhonté. Vient du Paillasse de Béranger.

Paillasse, mon ami,
Saute pas a demi,
Sante pour tout le monde.

Sauvage ? Homme complètement nu.

« Quand on est bâti comme ça, faut-il être chiche de ne pas se fiche en sauvage! » Gavarni.

« Tu ne sais pas encore que s'habiller en sauvage, c'est vendre sa chemise. » Vidal, 1833.

Sauver La Caisse : Fuir en dévalisant la caissed'une société industrielle. Le mot est à la mode depuis le fameux mot prononcé par Odry-Bilboquet dans la pièce des Saltimbanques.

Savate : « La savate que l'on appelle aujourd'hui chausson par euphémisme est la boxe française, avec cette différence que la savate se travaille avec les pieds, et la boxe avec les poings. » — Th. Gautier, i845.

« II a étudié pendant plus de deux ans la savate. »

— L. Desnoyer.

« Ces coups de poing étaient d'ailleurs si en dehors des règles de la savate. » — E. Sue.

« Savate: Correction militaire appliquée par les soldats entre eux pour certains délits non justiciables d'un conseil. Le patient est étendu sur un banc, la chemise retroussée, et chaque soldat de la compagnie lui applique trois coups d'un soulier neuf et bien ferré. » — La Caserne, publiée par Vidal et le capitaine Delmare, en 1833, donne un détail circonstancié de ce châtiment.

« On ne les condamne que rarement à passer par les armes, mais ils s'exposent à recevoir la savate. »

— M. S'-HlLAIRE.

Savon : Réprimande sévère. On dit de même laver la tête pour réprimander quelqu'un.

Savoyard : Homme grossier, mal élevé. « Un homme brun s'est conduit à mon endroit comme un savoyard. » — Cormon.

En 1813, avec ces savoyards d'alliés. » — Ricard.

Saxe: Porcelaine Vieux-Saxe. — « Vous avez un tas de bric-à-brac, des saxes. » —Garmouche.

Schnapps, Schnick: Eau-de-vie. Schnapps vient de l'allemand. — Syn.: Dur, roide, consolation, fllen-quatre, riquiqui, goutte.

« Enfant, aimes-tu le schnick? » — M. S'-hilaire.

Scie: Tourment, mystification, refrain d'une monotonie préméditée, et répété d'autant plus de fois qu'il paraît agacer l'auditeur qu'on veut mystifier; c'est au figuré l'action de la scie qui revient toujours en grin

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