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servi à autre chose qu'a chasser le Roi Jacques du Roiaume, ey- a mettre le Prince en fa place. A frisent qu'il ejì sur le Trône, ils lesoutiennent far de nouvelles forces, qu'ils lui envoient.

Les François publient en ceci, ce qu'ils Cn fait ne croient point ; & savent le contraire de voirie ce qu'ils écrivent. L'avenement du Prince «miaire à la Couronne est un accident imprévu, &

Î|ui n'étoient pas dans le ronds de l'entreprie. Le dessein du Prince & des Hollandais n'étoit pas different de ce qu'on en voit dans les deux Manifestes; mais le succés & la suite de l'execution n'a été l'Ouvrage ni du Prince ni des Hollandois. C'a été un effet de la résolution desAnglois, qui a donne une autre face aux desseins du Prince. J'ai toujours dit, & je le dirai toûjours comme le sachant assurément, que jamais le Prince, ni aucune personne en Hollande, n'avoit pensé seulement un moment, que cette entreprise dût avoir un succès si grand & si prompt. Au contraire chacun croioit qu'il se trouveroit de trés-grands obstacles, & qu'il ne seroit pas facile de soûtenir les Privileges desAnglois, & de défendre la liberte de la Religion Protestante. En effet, pour parler en Chrétien , il faut dire que Dieu a presidé d'une façon partieuliére sur les ondes de la mer, & qu'il a conduit par fa Prov idence les esprits desAnglois, puis qu'au fondsl'évement a été plus avantageux que le projet.La Couronne n'a pas été donnee au Prince, en vertu de l'aflìstance des Hollandois, mais par une prompte resolution des Anglois irritez de voir leurs Privileges violez, ckleur Religion foulée aux pieds. Ilsétoient surie point de voir leur Liberté accablée fous un pesant joug, de sorte qu'etant comme condamnez à la mort, ils ont pris un remede violent pour se sauver, istifica- Les Hollandois ont fait ce qu'ils devoient 2*"" faire & par raison d'Etat, & parlanecessité ,ife * de défendre leur Religion. Le Prince s'est Angle- conduit comme unVaiflèau, qui va du cò:«Ie, té, où le vent le pousse. On l'a presse, on Fa sollicité, on la prié de considérer qu'on alloit voir périrla liberte d'un Roiaume, à la Couronne duquel il avoit tant d'intérêt 6í de prétentions, soitparlui-même, soitpar la Princesse son Epouse. On lui arepresenté qu'ily alloit.de son honneur, & que les maximes d'Etat l'engageoient àlasauver. Ebsanle par ces raisons il hazarde savie, &les Etats qui sont comme la prunelle de ses yeux, il part, il entre en Angleterre , il voit les bénédictions du Ciel pleuvoir fur lui, il trouve le Roi abandonne des siens, il le voit fugitif, ou obligé de íe retirer de peur de courir un plus grand danger; il entend des acclamations qui le proclamoient d'abord Libérateur, & én suite Roi d'Angleterre. Quelle conduite pouvoit-il garder? Qu'on mette qui l'on voudra en la place de ce Prince, qui auroitpûfajre autrement dans une semblable conjoncture ? On ne peut donc blâmer le dessein du Prince, fans malgnite & fans envie, ni trouver mauvais qu'il ait demandéî'assistance des Etats Généraux, ni reprendre leurs Hautes Puissances de la lui avoir accordée. Maiscomme je dois parler de cette matiére dans un autre Volume, 8c faire là-dessus les réflexions nécessaires, je finirai ici cette Partie. fi» it U Seconde fartit.

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