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posées sur des consoles, dans des niches ornées d'un cadre de pierre , augmenté dans sa décoration. par une peinture.

Dans l'arcade vis-à-vis le rhœurdes religieuses, est placé sur le mur un grand Christ en bois de noyer de .û main d'un bon artiste.

Près de la porte de la sacristie, dans un cadre depierre blanche orné de deux écus, l'un aux armes de Rollin, et l'autre à celles de Rousselot, sur un marbre noir on lit cette inscription:

Hk jacet nobilis matrona Catharina Rousselot, uxor nobilium et equitum primis in nuptiis Joannis Reboursel, et in seeundis Joannis Josephi Rollin, magistralû* adilis et civilis hujus urbis, quse cùm benè noverit Mariant, fiJiam sua m , in hoc cœnobio meliorem parlera elegis.se, in eadem œde inhuroari voluit; ut quam vivens imitari non potuit, saltem moriens sequeretur. Obiit die 21 Julii Mdclxxvi.

Yiator, benè preeare ejus et posterorura manibus.

Ibidem jacent ejus duo nobiles et equites filii, Josephus Rollin, vivens pius et meritissimus Saeerdos, et Antonhis Rollin, Palronus, qui praematura morte àvivis diseessit. Obierunt, ille 20 Maii 1683, et iste 7 Martii !686.

Joannes Josephus Rollin , marituset parens superstesuxori et liberis, hoc epitaphium institui curavit, eamdem sortem expectans. Obiit i3 Àprilis anno 1688». Requiescant in pace. Amen. O mors-, q.uàm amara est meruoria tua!

Immédiatement sous cette épilaphe , on Kt sur unv marbre noir, dans un cadre de pierre, cette inscription:

Mme Marie-Elisabeth Reboursel, épouse de Mre Pierr& Cogney, éeuyer, conseiller au-parlement de Metz,-seigneur de Taintrux et d'Arry, a fondé dans cette église une messe basse de Requiem à. dire tous les Vendedis. de chaque semaine de l'année , tant pour elle que pour ses successeurs inhumés en ce monastère, à quoi les dames religieuses se sont obligées par le contrat de fondation du 20 Novembre 1679, passé devant Charles * notaire à Nancy.

Enfin on trouve encore dans celte église celte epi~ taphe sur un marbre noir orné des armes de Floriobl d'azur à une to;ir d'argent surmontée d'un lion naissant d'or, ëyëc une couronne de comte: £. 0- M.

Hic jacet Nicolaus Francisctis Floriot, eques, supreruae curiae Lolharipgiae. et Barri senator; justifia subsidium, innoçentia patronum, pauperes patrem, cives exemplum , famitia amantissimum parentem lugent. Obiit i5 Augusti anni Mdccliv , aetatis 76. Hoc monumentum ipsius memorise posuit mœrens uxor. Requiesçat in paçe.

Dans un Mémoire particulier qu'on nous a fourni depuis, nous lisons ces anecdotes que nous ne croyons. pas devoir omettre.

« En 1701 , le bâtiment se trouvant fort avancé, la, » grande liaison de' la maison avec l'église obligea la

* communauté à se déterminer à cette grosse entre» prise. "Vouloir bâtir encore l'église, c'étoit sans doute » beaucoup faire que de l'entreprendre; mais c'étoit 3f aussi ne rien faire que de se loger sans église, la » vieille ne pouvant durer "long-temps contre le nou» veau bâtiment qu'elle étouffoit et lui portoit pré» judice, La mère Madelaine-Thérèse de Saint-Joseph, » prieure, qui conduisoit en partie tous les ouvrages, « fit prier LL A A. RR. de permettre que M"" la

* Princesse leur fille aînée qui n'avoit qu'onze mois* » en posât la première pierre, ce qu'elles agréèrent, » tirant à bon augure que cette bonne œuvre fût la. » première action éclatante de la Princesse. La céré» morne s'en fit le 5 de Septembre à quatre heure». » après mi'ii. On fit une médaille de 'la Princesse, qui « la mit elle-même dans l'enlaillure de la pierre gra» vce. Après la bénédiction de cette pierre, M"" la » marquise d''Hudjcourt, gouvernante des Princes, » descendit dans le fondement, et posa la pierre au » nom de la Princesse à l'endroit de la fenêtre de » la communion, à l'assistance de toute la cojnniu» nauté vctue de chappes comme à la première pierre » du bâtiment. Elle çtoit rangée de part et d'autre -» du choeur d'en bas qu'on avoit tapissé, et toutes J> les dames séculières pareillement placées des deux cdtés. A la fin de la cérémonie, on conduisit l'assemblée à la galerie , pour y prendre une magnifique collation. On lut des vers à l'honneur de la Princesse sur l'action qu'elle venoit de faire, et on lui présenta l'habit de la Sainte Vierge, qui étoit un petit scapulaire proportionné à son âge en broderie d'or et d'argent. On fait mention d'une Mme Petit, première femme de Mm> la Duchesse , qui, à l'occbsion dè cette cérémonie, a fort protégé la communauté jusqu'à la fin de ses jours. » En 1718 , M. de Camilly, évêque de Toul, permit à ce monastère de célébrer l'année séculaire de son établissement à Nancy, par des prières d« quarante heures, qui se célébrèrent les 4, &-et 6 du) mois d'Août, avec exposition du Saint Sacrement, offices et bénédiction, et indulgences de quarante jours.

» M. de la Fontaine, étranger, s'attacha à la maison de Lorraine, et particulièrement à M. le marquis de B%ouyr et fut assez heureux pour rendre de grands services à ses maîtres, sauvant quantité de choses précieuses* comme les belles tapisseries de la couronne, dans la révolution de l'état causée par les guerres et l'absence des Princes. Il y est ajouté qu'au premier retour de Chaiii.esIV dans ses états, M. delà Fontaine étant allé à Notre-Dame de Bon-Secours, pour lui témoigner son respectueux attachèment; ce Prince con-r noissant ses bons services, le reçut avec bonté, efc voyant à ses côtés sa fille unique âgée dë cinq ans, il l'a prit sur son cheval, et traversa ainsi toute la ville jusqu'à la cour, prenant plaisir aux discours de cette anfant, qui lui témoignoit sa joie et celle de, tout le monde *or son retour. »,

Etat de quelques-unes des religieuses mortes ence monastère, depuis son établissement en 1618.

ire morte en 1634, Gabrielle de Tavagny;

ne .1637, Marie de la Vièville, fondairice; v

4e Anne âe Cîioiseuil;

10* i 6% , Jeanne de Cornuse, autre fondatr.

11' 1660, Ialande de Raville;

10e -, . ... . 1670, Marie de Lescaud;

20e . ... . i6fQ, Geneviève de Chantrenne;

a5e ..... 16cj3 , Jeanne de la Grotte;

e 1717, Marthe Jobar; c'est elle qui a

rîonné Je plan de la maison qui subsiste , qui a fait un recueil de tout ce qui est arrivé à ce monastère, et un abrégé de la vie des fondatrices et de quelques religieuses anciennes , jusqu'à sa mort.

Carré Des Dames Du Refuge.

Le Registre D ne nous fournit aucune lumière sur ce carré dont on vouloit, lors de la construction de la ville, laisser l'espace libre pour un cavalier dans l.'in- . lérieur du Bastion de Saurupt, et pour le jeu de PailleMaille qui fut établi dans ce carré, et dont la rue qui règne depuis la porte Saint-Georges jusqu'à la porte Saint-Nicolas, le long du mur de la ville, a conservé le nom, quoiqu'elle en soit encore éloignée, tandis que celle qui a donné lieu à ce nom, s'appelle Rue> du Rempart.

C'est dans ce quartier que s'établit la manufacture de Jean Caboche et d'Etienne Salmon , l'un premier valet dè ebambre du Duc de Bar, et l'autre contrôleur en l'état'du comte de l'audèmont. autorisée par les patentes de Charles III, du 1» Mai i5gg, par ^ lesquelles il déclare que , comme depuis l'érection de sa ville-neuve de Nancy, il a tâché de l'embellir et rendre peuplée, tant par l'introduction de commerces et trafics de plusieurs sortes de marchandises, au soulagement et utilité de ses sujets et pays voisins, lesdits Caboche et Salmon lui ont proposé d'établir en ladite ville-neuve l'état de faire contes, tarols (sortes de cartes marquées d'autres figures que les nôtres, et dont le dos est imprimé de grisaille en corapartimens fort en usage en Allemagne et en Suisse ) et dés , en y amenant bon nombre d'ouvriers à ce experts, ce qui donneroit occasion aux marchands étranger* d'y en acheter en gros, et de les envoyer eux-mêmes hors de ses pays. S. A. leur permet de faire venir et habiter en sadite ville-neuve, et à leurs frais, des ouvriers pour faire et façonner lesdites cartes, tarots et dés, aussi belles et bonnes que celles qui se faisoient à Lyon sous le nom de Calhelin-Geoffroy, en n'y employant que des papiers de ses pays; et pour les dés, (qu'ils en feront de toutes sortes , et ne pourront vendre le jeu de cartes que trois gros, celui de tarots fins, neuf gros , le jeu de trialles de cartes , deux gros, el la balle de dès, quatre gros huit deniers, monnoie de ses pays; exemptant les deux principaux maîtres desdits ouvriers de toutes tailles et charges pendant cinquante ans, avec privilège exclusif pendant ce temps. Cette lettre est une bonne preuve que cette ville existoit avant 1604, le Prince ne s'occupant plus que l'embellir depuis son érection, et de la peupler de manufactures, etc.

C'est encore dans ce quartier que ce même Etienne Saîmon, associé à François Serre et Jeanne d'Aussonne, établirent une manufacture de savon, sur la remontrance qu'ils firent au même Duc Charles 111 en 1608 , qu'ils s'^toient mis en frais d'apprendre les moyens de façonner le savon d'Espagne, et de savoir les ingrediens en la composition d'icelui, dont ayant fait plusieurs essais, ils étoient parvenus à une telle perfection de cet ouvrage, qu'ils offroient d'en fournir suffisamment à ges pays , terres et seigneuries, et de le vendre à raison de six gros la livre du savon marbré ou blanc, et trois gros l'autre, prix moindre qu'il ne se vendoit, pourvu que, pour leur donner moyen de retirer leurs frais, il plût à S. A. leur en donner le privilège exclusif l'espace de trente ans, offrant de faire cet ouvrage en la maison de ladite d'Aussone ', à la vue du rempart, à moins qu'il ne plût à S. A. leur donner place à la villeneuve, pour, a leurs frais, y bâtir et loger dix-huit à yingt personnes à employer audit ouvrage. Ce Duc leur

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