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les rues que recouvrait ut* épais gazon. L'épouvantable bruit de cette canonnade était entendu de Londres.
Près d'être forcée du со te de la mer, .l ne restait a la garnison d'Ostende, qu'k . percer ses digues. On était incertain si les eaux, au Lieu d monder les travaux de l'ennemi, ne viendraient pas submerger Ostende. Le péril était extrême, la position désespérée ; on préféra une mort presque certaine , au danger d'être vaincu. Les ingénieurs mirent tant d'art dans leurs travaux qu'en repoussant les eaux sur Je terrain des assie*geans, ils couvrirent en un instant leurs ouvrages. Leurs soldats éperdus trouvèrent à peine un asile sur les levées formées pour les transports de leurs machines.
Sentant l'importance de ce port, les Hollandais tentèrent deux fois d'envoyer de puissantes armées pour le débloquer; Maurice échoua deux fois dans cette entreprise; cependant, maîtres de la mer, ils en renouvelèrent plusieurs fois la garnison. Ce long siège dont on ne pouvait prévoir l'issue, était devenu, tout à-lalois , une école et un spectacle pour les peuples voisins. Des volontaires de toutes les nations y accouleieilt Prendre des leçons de l'art difficile de défendre çoqt1 tandis qu'une foule de curieux y venaient tn^î Clnpler les immenses travaux que l'industrie nubiens sa'* einployer pour l'attaque des places et leur
eès^ jfès plus de deux ans et demi d'attaques sans sucfit3 Onrft *Q*a inutiles, d'immenses dépenses sansprotreSors j а*' encore incertain si les Espagnols, avec les ^ientrey1 - erou et leurs nombreuses armées, pourcin<j e °s'ende. Spinola arriva avec un renfort
l°s r ,jes lr l,ommes, fit construire avec des fasciP^s Jes foj.^ aus»ees au travers des inondations, prit ft jouer de S J r<Tnversa Par des fougasses les ouvrages , 11 Port mines sous les bastions, rendit l'entrée
°Stc ei» PosV^! faciIe > en"n , repoussa tellement de ^«.ain pOUr e ies assiégés, qu'il ne leur resta plus de sc ^fendre. Lassés d'un siége qui leur