Ethique et épistémologie du nihilisme: les meurtriers du sens

Couverture
L'Harmattan, 2002 - 399 pages
Il est possible de qualifier les discours de Bataille, Blanchot, Foucault, Derrida, Deleuze, Lyotard, Bourdieu, de nihilisme antirationaliste lorsqu'ils sont essentiellement tournés vers l'expérience intérieure de la destruction des soubassements du sens et de l'action. Non pas en vue d'en comprendre les mécanismes comme il est prétendu, mais dans l'intention d'empêcher l'acteur d'agir librement et de se saisir comme sujet, de peur qu'il puisse transformer en acte sa volonté de puissance, et œuvre dans la perspective de sa maîtrise. Le nihilisme étudié ici ne prétend donc pas créer de nouvelles valeurs à partir d'une " table rase " de ce qui, dans l'Histoire, réduit la valeur à la mesure, comme le reprochaient Jünger et Heidegger à la suite de Nietzsche et de Marx. L'éthique de destruction de la notion de valeur s'active non pas en vue de revenir dans le temps, ou de fonder plus originellement le sens des choses et de la vie en société, mais pour manipuler le doute, la mort, l'amour, l'érotisme, la condition sociale, afin de détruire tout ce qui élève.

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