Ascèse et renoncement en Inde, ou, La solitude bien ordonnée

Couverture
L'Harmattan, 1992 - 271 pages
Cet ouvrage collectif traite d'une technique spirituelle, l'ascèse, et du cadre sociologique où celle-ci se développe en Inde, le renoncement. Cette institution codifia, en effet très tôt, les conditions de l'accès à la vie hors du monde, réservé à l'Individu, bien que celui-ci inscrivît souvent sa quête personnelle dans le cadre collectif d'une secte. Selon ses inclinations personnelles, l'ascète peut opter pour une vie marginale qui lui fera côtoyer les intouchables et les guérisseurs ; on est alors en présence du yogi populaire, crédité de grands pouvoirs magiques. Si le choix du renonçant suit davantage la voie du respect de la hiérarchie et des règles de pureté, il devient un dévôt qui pratique une ascèse adoucie à l'intérieur des temples. Cette ambivalence de la notion du renoncement articule tout l'ouvrage autour d'une polarité inattendue en Inde : orthodoxie/hétérodoxie. Contrairement au monde de la caste qui inclut en hiérarchisant, celui de la secte inclut ou exclut, en fonction d'une vérité fondatrice. Sur le versant orthodoxe, on trouve les formes vishnouisées d'un renoncement transformé en dévotion brahmanisée, tandis que l'hétérodoxie laisse se développer des versions transgressives de la vie hors-société, où les shivaïtes sont les plus nombreux. Cette dichotomie apparaît à l'intérieur même des textes brahmaniques classiques, dont l'étude inaugure l'ouvrage. Celui-ci se poursuit avec des contributions sur le tantrisme et les problèmes sociologiques de la secte. Les équivalents islamiques du renoncement ne sont pas oubliés, ni les formes les plus populaires de l'ascèse qui ouvrent la réflexion à une comparaison avec les tribus de l'Inde.

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