Gouvernance des biens communs: The Evolution of Institutions for Collective Action

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De Boeck Supérieur, 7 juin 2010 - 304 pages

La question de la gouvernance des ressources naturelles utilisées conjointement par de nombreux individus revêt une importance croissante pour les analystes politiques. Tant la nationalisation que la privatisation ont été mises en avant mais ni l’État ni le marché n’ont été uniformément en mesure de résoudre les problèmes liés aux ressources communes.

Remettant en question les fondements de l’analyse politique telle qu’appliquée aux ressources naturelles, Elinor Ostrom fournit dans cet ouvrage un ensemble unique de données empiriques afin d’étudier les conditions dans lesquelles des problèmes de ressources communes ont été résolus, de manière satisfaisante ou non.

L'auteur décrit d’abord les trois modèles les plus fréquemment utilisés en tant que fondements pour préconiser des solutions se basant sur l’État ou le marché. Elle passe ensuite en revue les alternatives théoriques et empiriques à ces modèles afin d’illustrer la diversité des solutions possibles. Dans les chapitres suivants, elle fait appel à l’analyse institutionnelle en vue d’examiner diverses stratégies – fructueuses ou infructueuses – de gouvernance des biens communs.

Contrairement à ce qu’affirme l’argument de la « tragédie des biens communs », les problèmes de ressources communes peuvent être résolus par des organisations volontaires plus efficacement que par un État coercitif. Parmi les cas considérés figurent la tenure communale de prairies et de forêts, des communautés d’irrigation, des droits relatifs à l’eau ainsi que des sites de pêche.

Gouvernance des biens communs apporte une contribution majeure à la littérature analytique et à notre conception de la coopération humaine.

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À propos de l'auteur (2010)

Elinor Ostrom (née en 1933 à Los Angeles) est une politologue américaine. Ses travaux portent principalement sur la théorie de l'action collective et des biens publics (matériels ou immatériels) et s'inscrivent dans le cadre de la « nouvelle économie institutionnelle ».

En octobre 2009, elle est la première femme à recevoir le « Prix Nobel » d'économie, avec Oliver Williamson, « pour son analyse de la gouvernance économique, et en particulier, des biens communs »

Laurent Baechler est Directeur du Master d’études européennes du Centre International de Formation Européenne (Nice/Berlin/Istanbul). Il enseigne l’économie internationale à Sciences Po. Ses recherches portent principalement sur les politiques climatiques de l’Union européenne et des pays émergents.

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