Histoire de la langue universelle

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Librairie Hachette, 1903 - 576 pages
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On pourrait croire, si l'on ne s'attarde pas sur le problème, que la question posée alors est aujourd'hui rendue caduque par l'utilisation généralisée de l'anglais comme langue internationale. Mais ce serait omettre que ce fait actuel n'est finalement qu'une option, retenue parmi d'autres. Option très justement qualifiée par Couturat et Léau de "simpliste" et "non-équitable" et qui n'a finalement qu'un mérite, celui de faire comprendre que le projet d'une langue commune pour les relations internationales n'est point utopique.
A lire, donc, car l'ouvrage, comme son propos liminaire, n'a fait que gagner en pertinence depuis sa parution au début du siècle dernier : "La nécessité d'une langue internationale auxiliaire n'est plus contestée par personne: elle s'impose avec une évidence et une urgence croissantes, à mesure que se développent les relations de toute sorte entre les nations."
 

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Fréquemment cités

Page 555 - Descartes a fait preuve d'une « ironie délicieuse », en disant que le bon sens est la chose du monde la mieux partagée.
Page 13 - C'est à dire cette langue peut estre établie, quoyque la philosophie ne soit pas parfaite : et à mesure que la science des hommes croistra, cette langue croistra aussi.
Page 12 - Au reste, je trouve qu'on pourrait ajouter à ceci une invention, tant pour composer les mots primitifs de cette langue, que pour leurs caractères; en sorte qu'elle pourrait être enseignée en fort peu de temps, et ce par le moyen de l'ordre, c'est-à-dire...
Page 13 - Or je tiens que cette langue est possible, et qu'on peut trouver la science de qui elle dépend, par le moyen de laquelle les paysans pourraient mieux juger de la vérité des choses, que ne font maintenant les philosophes.
Page 12 - Philosophie; car il est impossible autrement de dénombrer toutes les pensées des hommes, et de les mettre par ordre, ni seulement de les distinguer en sorte qu'elles soient claires et simples, qui est à mon avis le plus grand secret qu'on puisse avoir pour acquérir la bonne Science.
Page 12 - ... un ordre entre toutes les pensées qui peuvent entrer en l'esprit humain, de même qu'il y en a un naturellement établi entre les nombres...
Page 12 - ... langue n'eust bien tost cours parmy le monde, car il y a force gens qui employeroient volontiers cinq ou six jours de tems pour se pouvoir faire entendre par tous les hommes.
Page 496 - Ee votr nom es sauktifiked ; ke votr regnia veni ; ke votr volu es fasied, kuale in siel, tale et su ter. Dona sidiurne a noi nostr pan omnidiurnik; e pardona ta) noi nostr debiti, kuale et noi pardon a nostr debtatori; e no induka noi in tentasion, ma librifika noi da it mal.
Page 2 - Les 20 consonnes sont : b, c, d, f, g, h, j, k, l, m, n, p, q, r, s, t, v, w, x, z.
Page 13 - ... espérer ensuite une langue universelle, fort aisée à apprendre, à prononcer et à écrire, et ce qui est le principal, qui aiderait au jugement, lui représentant si distinctement toutes choses, qu'il lui serait presque impossible de se tromper...

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