Intérêt, rôle et limites du test de Ruffier Dickson à partir de l'étude de 173 sportifs

Couverture
Le test de RUFFIER DICKSON est utilisé par les praticiens dans le cadre des certificats de non contre-indication à la pratique sportive. C'est un test à caractère médicolégal dans la mesure où les fédérations sportives l'incluent dans leur visite d'aptitude. L'intérêt a souvent été remis en question devant sa faible intensité, la variabilité des fréquences cardiaques et les résultats discordants retrouvés entre l'indice et la capacité réelle du sujet. Cette étude compare les tests de différents groupes de sujets (enfants sportifs, sportifs de haut niveau, coureurs à pied amateurs et sédentaires). Elle précise les besoins énergétiques nécessaires à sa réalisation (fréquence cardiaque, consommation d'oxygène et épreuve triangulaire sur tapis roulant). Le but de ce travail est d'interpréter les fréquences cardiaques recueillies lors du test en fonction du sujet. La prise des fréquences cardiaques au pouls radial est imparfaite surtout chez les enfants. Une mesure au fréquencemètre cardiaque est plus juste. Chez les enfants (10-15 ans), la morphologie (poids et taille), l'âge, le sexe et l'entraînement doivent aussi être pris en considération pour l'interprétation des résultats. La fréquence élevée à la fm de flexions (P 1) contraste avec la très bonne récupération (P2). Les sportifs de haut niveau répondent au test de façon différente selon leur filière énergétique. Ainsi, la fréquence de repos (PO) est plus basse chez les sportifs endurants. Les athlètes à prédominance anaérobie ont une fréquence à la fin des flexions (P1) inférieure à celle des athlètes aérobies. En revanche, les athlètes aérobies ont une meilleure récupération (P2). Les hockeyeurs de haut niveau ont obtenus les meilleurs résultats, en effet le protocole du test se rapproche physiologiquement de leur discipline. Les coureurs à pied amateurs obtiennent un mauvais indice malgré leur bonne forme physique. La valeur de P2 est importante pour juger de leur capacité aérobie. Les sédentaires ont une fréquence de repos plus élevée que les autres sujets et une récupération mauvaise. L'étude de la récupération après les flexions (P2) permet au praticien d'avoir une opinion sur la sédentarité du sujet. Le test de RUFFIER DICKSON ne peut pas être un test d'aptitude à part entière en raison de ses trop nombreuses limites. Mais, l'étude du profil des fréquences cardiaques adaptée au sujet permet d'évaluer sa condition physique et sa filière énergétique prédominante.

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