La Révolution française n'est pas terminée

Couverture
Seuil, 2008 - 214 pages
Depuis plus d'un siècle, nous sommes enfermés ans des oppositions stériles que l'on ressasse pour ne plus penser, ne plus agir : l'individu contre l'État, la République contre la démocratie, la liberté contre l'égalité, le libéralisme contre le socialisme, la politique contre la morale, la laïcité contre la religion, autant de bêtises qui nous plongent dans une dépression nationale qui remplace l'action par l'agitation, la responsabilité par l'émotion, la clarté par la confusion, le réel par la communication, l'amitié par la haine de l'autre. Étrangers à nous-mêmes, nous ne trouvons plus la force d'aimer ce que nous sommes ensemble. Dans ce livre incisif, Vincent Peillon, philosophe et homme politique, prend appui sur les travaux d'une nouvelle génération de philosophes et d'historiens pour rompre avec bien des préjugés et des paresses intellectuelles qui ont nourri la crise actuelle de la pensée progressiste. En revisitant le passé, il dégage les fondements philosophiques, historiques et politiques de ce que pourrait être le socialisme du XXIe siècle. Il opère ainsi, au sens étymologique, une refondation républicaine et socialiste et libère la possibilité d'un autre avenir. Ce livre est le premier acte d'une nouvelle génération intellectuelle et politique qui a décidé, sans craindre la polémique et la responsabilité, d'écrire enfin son histoire, de courir son risque, d'enfanter son propre temps, de construire son espérance.

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La Révolution française n'est pas terminée

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La Révolution française n'est pas terminée par Vincent Peillon Vincent Peillon en homme intelligent qu'il est ne pouvait se satisfaire des affrontements perpétuels qui divisent la France depuis bien ... Consulter l'avis complet

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Extrait :
"La Révolution française est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps, c’est un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une
régénération et d’une expiation du peuple français. 1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau.
La révolution est un événement méta-historique, c’est-à-dire un événement religieux.
La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la Révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. »
Vincent Peillon, La Révolution française n’est pas terminée
Cet extrait est assez terrifiant !
C'est très exactement à cette école qu'ont été formés Pol Pot et ses amis, et on a vu ce que cela a donné.
S'imaginer que l'on est passé de la nuit à la lumière, que l'on doit faire table rase du passé, que l'on doit "dépouiller l'enfant de toutes ses attaches pré-républicaines" (al. "arracher l'enfant à tous ses déterminismes") pour engendrer un homme nouveau, est une entreprise proprement totalitaire.
Il est intéressant aussi de voir comme le langage religieux chrétien est ici recyclé pour le détourner de son sens ("homme nouveau", "nouvelle naissance", "transsubstantiation", etc.)
 

Table des matières

Avantpropos
11
De lidée républicaine à lidéal républicain
26
Un germe davenir
42
Droits d'auteur

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