Le vivre pour le croire

Couverture
Hachette, 1997 - 194 pages
Dans ce journal de bord, l'auteur nous conte le découverte et le vécu d'une séropositivité bien inhabituelle puisqu'elle concerne une vedette de la voyance et du tarot, marchand d'horoscopes et consolateur public d'âmes en peine. Trop habitué peut-être aux poncifs qui font frémir auditeurs et téléspectateurs sans trop leur donner à réfléchir, Didier Derlich évoque à satiété son "horreur au quotidien", sa "descente aux enfers", son "terrible fardeau", son "énorme galère", son infinie solitude de vedette à la vie affective vide. Il s'estime doublement victime, comme devin et séropositif, de "mentalités hostiles". Un martyr ne pouvant être qu'héroïque, Didier Derlich nous annonce un "caractère de battant", estime que la souffrance est source de forces et jure qu'il "ne faut compter que sur soi-même" Il n'oublie pas la paroisse ésotérique. Il y a présage avant chaque événement, un de ses appartements se charge de "mauvaises ondes", une femme étrange, inconnue, annonce sentir "quelque chose d'anormal dans son sang". Elle deviendra une de ses confidentes féminines ... Bien peu de magie, finalement, dans ces platitudes débitées comme des annonces de supermarché. Prêt à penser du sida des conventions charitables, ce livre tient du pathétique quand il laisse, ici ou là, entrevoir la détresse de son auteur. Mais, celui-ci, à force de contournements cachottiers ou de préoccupations de convention, ne réussit jamais, en fin de compte, à dire ses sentiments. Roger Charbonney (avril 1998).

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