Les coquillages en Gaule romaine, entre Méditerranée et Rhin: approche socio-économique et socio-culturelle

Couverture
2010 - 874 pages
Notre recherche de thèse s’est attachée à définir et à caractériser les étapes de la chaîne opératoire qui régit l’exploitation des coquillages marins en Gaule romaine. Les conchyliorestes retrouvés sur les sites archéologiques, c’est-à-dire les vestiges des coquilles entières ou fragmentaires de mollusques bivalves et gastéropodes, ont été notre objet d’étude. Les données rassemblées couvrent la moitié est de la France et quelques sites de la façade atlantique, entre le IIe siècle a.C. et le VIe siècle p.C. Elles ont permis de définir les interventions humaines qui se sont succédées avant l’abandon des coquilles sur les sites. Deux scénarios ont été établis. L’un concerne les coquillages pêchés en mer pour être consommés, l’autre les coquilles ramassées vides sur les plages pour servir d’objets utilitaires, décoratifs ou à valeur prophylactique. Ces produits ont été transportés dans des lieux parfois très éloignés des domaines marins où ils ont été collectés. Ils sont originaires de l’Atlantique et de la Méditerranée, et parfois de régions beaucoup plus lointaines, comme les rivages de la Mer Rouge. Leurs restes se comportent alors comme des balises sur le tracé des axes commerciaux empruntés, qu’ils soient de longue distance ou micro-régionaux. Secondairement, le contenu de la littérature latine et grecque a été revisité en le confrontant aux données obtenues par l’étude des coquilles archéologiques. Cette relecture s’appuie sur une première analyse des noms des coquillages cités dans les textes, dans la limite des interprétations qui peuvent être faites de la nature zoologique des animaux qu’ils mentionnent.

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