Les témoins qui se firent égorger

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Harmattan, 2007 - 217 pages
Publié pour la première fois en 1946, Les Témoins qui se tirent égorger, titre emprunté à une citation de Pascal, est l'un des témoignages essentiels sur la Résistance et la Déportation. Essentiel, par sa date de publication, une année à peine après la libération des camps, infirmant l'assertion, trop souvent répétée, que les déportés ne voulurent pas parler de l'horreur qu'ils venaient de subir dans les camps nazis. Essentiel aussi parce qu'il donne la parole à ceux qui ont choisi la Résistance et subi la Déportation, parlant de leurs compagnons tombés à leur côté, à cette "Armée des ombres" anonyme dont beaucoup le sont restés. Nous y côtoyons ainsi Hélène, Pons, Pinède, Pierre "Faux-papiers ", Vélin, "Papa", Olivier, Marie-Hélène, tous ceux que la "Grande histoire" a quelque peu oubliés. Essentiel enfin parce que, tout en donnant la parole à "celui qui croyait au ciel" et à "celui qui n'y croyait pas", ce livre témoigne d'une Résistance et du martyre dans les camps des chrétiens, et particulièrement des catholiques - moment de notre histoire, lui aussi, injustement méconnu -, ceux qui, sachant que "l'Enfer est parmi nous", moururent pour la Liberté.

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