Mémoires pour servir a l'histoire ecclésiastique, pendant le dix-huitième siecle, Volume 4

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Adrien Le Clere, 1816
 

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Page 406 - Ce fanfaron d'impiété, ce beau génie et cette âme basse , cet homme si grand par ses talents , et si vil par leur usage, nous laissera de longs et cruels souvenirs de son séjour parmi nous. La ruine des mœurs, la perte de la liberté , qui en est la suite inévitable , seront chez nos neveux les monuments de sa gloire et de sa reconnoissance. S'il reste dans leurs cœurs quelque amour pour la patrie , ils détesteront sa mémoire, et il en sera plus souvent maudit qu'admiré.
Page 398 - Je vivais alors avec des philosophes modernes qui ne ressemblaient guère aux anciens. Au lieu de lever mes doutes et de fixer mes irrésolutions, ils avaient ébranlé toutes les certitudes que je croyais avoir sur les points qu'il m'importait le plus de connaître...
Page 451 - C'est ce qui soutenait son courage et sa patience pendant les deux années entières qu'il s'est occupé presque uniquement de YHistoire philosophique et politique des deux Indes. Qui ne sait aujourd'hui que près d'un tiers de ce grand ouvrage lui appartient? Nous lui en avons vu composer une bonne partie sous nos yeux. Lui-même , était souvent effrayé de la hardiesse avec laquelle il faisait parler son ami : Mais qui, lui disait-il, osera signer cela ? Moi, lui répondait l'abbé, moi, vous...
Page 406 - M. de Voltaire l'hospitalité dont, par une funeste indulgence , Genève use envers lui ! Ce fanfaron d'impiété , ce beau génie et cette âme basse , cet homme si grand par ses talents et si vil par leur usage , nous laissera de longs et cruels souvenirs de son séjour parmi nous. La ruine des mœurs , la perte de la liberté , qui en est la suite inévitable , seront chez nos neveux les monuments de sa gloire et de sa reconnoissance.
Page 541 - Nous avons en lui un très-bon confrère , qui sera certainement utile aux lettres et à la philosophie , pourvu que la philosophie ne lui lie pas les mains par un excès de licence , ou que le cri général ne l'oblige d'agir contre son gré.
Page 398 - Si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les mœurs 1 Avertissement
Page 443 - Il s'ouvrit entre eux une correspondance très-suivie, dans laquelle ils firent un déplorable assaut de mépris pour la religion chrétienne. Un grand poète et un grand géomètre semblent s'y donner le divertissement de jouer une conspiration.
Page 491 - Si l'on rencontre sur son chemin un prince sot, il faut lui prêcher la tolérance, afin qu'il donne dans le piège, et que le parti écrasé ait le temps de se relever par la tolérance qu'on lui accorde, et d'écraser son adversaire à son tour. Ainsi le sermon sur la tolérance est un sermon fait aux sots et aux gens dupes, ou à des gens qui n'ont aucun intérêt dans la chose.
Page 349 - Il tomba dans des paradoxes qui ne donnèrent pas aux vrais philosophes une idée merveilleuse de la justesse et de la profondeur de son esprit, mais dont ils étaient encore plus éloignés de faire un reproche à son cœur.
Page 451 - ... quelque volontiers que je pardonne à tous les hommes de ne rien croire, je pense qu'il eût été fort à désirer pour la réputation de Diderot, peut-être même pour l'honneur de son siècle, qu'il n'eût point été athée, ou qu'il l'eût été avec moins de zèle.

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