Velvet Underground: La Factory et l’invention de la bohème pop

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Archives contemporaines, 1 juin 2016 - 106 pages
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Entre 1965 et 1967, le Velvet Underground va passer du statut de groupe prometteur de l’underground new-yorkais à celui de légende de l’histoire du rock avec leur premier album, The Velvet Underground & Nico (1967). Cette période charnière pour le groupe qui s’installe alors à la Factory l’est aussi dans la carrière d’Andy Warhol, qui va brièvement lui servir de mécène et de manager.


Chez Warhol, le désir de devenir alchimiste en transformant le rock en art à travers sa collaboration avec Lou Reed et le Velvet Underground est toujours resté sur le fil du rasoir, entre la marginalité d’une sous-culture subversive et la reconnaissance mondaine et commerciale au sein du champ de l’art contemporain et du rock. Le résultat eut pour effet, si ce n’est le basculement des mondes savants et populaires de l’art et de la musique, de brouiller les frontières et de donner naissance à l’un des plus beaux mythes de la culture américaine du XXe siècle, ainsi qu’à un groupe de rock devenu culte.

Les outils conceptuels des Cultural Studies et de la sociologie de la culture permettent de construire une analyse qui, en décrivant la vie et l’expérience du groupe au sein de la Factory, montre comment le rock et l’art ont transformé nos styles de vie et notre rapport au travail, sous l’angle de l’esthétique pop.

 

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Table des matières

Introduction
1
Its just work All that matters is work
25
La subversion des conventions sociales et esthé
51
Les alchimistes de lart et du rock
73
Conclusion
91
Droits d'auteur

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