Joseph Roth: L'exil à Paris

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Presses universitaires de Rouen et du Havre, 30 janv. 2018 - 378 pages
Le 30 janvier 1933, Joseph Roth quitte définitivement l'Allemagne, où il exerce la profession de journaliste et de romancier depuis une décennie: son opposition de la première heure au national-socialisme et sa clairvoyance politique lui dictent le choix de l’exil. Il devient ainsi l’un des tout premiers représentants de l’émigration intellectuelle antihitlérienne. Les études ici réunies, dues à des spécialistes européens de l’œuvre de Joseph Roth, offrent un panorama des années d’exil que l’écrivain autrichien passa dans la capitale française, où, brillant prosateur jusqu’à ses derniers jours (tant dans le journalisme que dans la narration), il mourut le 27 mai 1939, alcoolique et désespéré, mais irréductiblement lucide quant à la situation politique de l’Europe. Sont tout d’abord examinées les positions idéologiques de l’auteur (dans le champ politique comme religieux), qui permettent de donner des contours à sa vision de l’exil, puis sont décrits les réseaux de l’émigration intellectuelle germanophone au sein desquels évoluait Roth, ainsi que des modèles contrastifs (Döblin, Zweig), avant que ne soient abordées plusieurs œuvres majeures écrites dans le contexte des années de l’opposition au IIIe Reich. Enfin, la question de la traduction et de la réception de ses œuvres en France est examinée à partir du cas emblématique de ses deux romans les plus connus, Job et La Marche de Radetzky. À travers, mais aussi par-delà le cas spécifique de Joseph Roth, le livre propose un regard sur l’émigration, le déracinement et l’esprit de résistance qui n’est pas sans résonances avec notre monde d’aujourd’hui.
 

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