« Ce sont œuvres de jeunesse, ce sont coups d'essai »: Clément Marot, L'Adolescence clémentine

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Presses universitaires de Rouen et du Havre, 11 déc. 2018 - 188 pages
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Clément Marot ou l'éternel « adolescent », comme l’indique le titre de son principal recueil, L’Adolescence clémentine, publié en 1532, alors qu’il a déjà trente-six ans et plus qu’une douzaine d’années à vivre. Cette œuvre, composée tout entière pendant le règne de François Ier, est la manifestation la plus claire, la plus évidente, de la Renaissance des lettres qui a fleuri à l’aube du XVIe siècle. Œuvre classée par genres, où les ballades et les rondeaux font bon ménage avec les épîtres et les chansons, les épitaphes et les complaintes, œuvre polyphonique souvent mise en musique, L’Adolescence clémentine s’inscrit dans le droit fil de la poésie médiévale, tout en la modernisant, la renouvelant et la transformant, dix ans avant que ne surgisse la révolution poétique de la Pléiade, laquelle ne parviendra pas à la faire oublier.

Poésie instable que celle de L’Adolescence clémentine, dialogante, effervescente, jamais fixée, toujours répétée, mais comme on répète un texte de théâtre, en le découvrant et en le variant à chaque reprise, poésie continuée jusqu’à La Fontaine et à Voltaire, à redécouvrir de toute urgence aujourd’hui.

 

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