Bleus en poudres: de l'art à l'industrie : 5000 ans d'innovations

Couverture
Presses des MINES, 2007 - 422 pages
Qui aurait imaginé que la recette secrète tant cherchée du bleu égyptien se trouvait parmi les 20000 tablettes de la bibliothèque d'Assourbanipal ? Quel pigment bleu Giotto employait-il pour ses peintures murales, et d'où venait-il? N'est-il pas étrange que l'Espagne n'ait pas su tirer profit des fabrications de bleus mayas qui se faisaient sur une grande échelle en Nouvelle-Espagne? Saviez-vous que les bleus décorant la porcelaine chinoise au XVIIIe siècle provenaient de Saxe et que c'étaient les Hollandais qui en faisaient commerce? Dans la nombreuse famille des pigments, les bleus sont tout à fait particuliers. Tout d'abord ils sont presque tous artificiels. Du bleu égyptien au bleu de phtalocyanine de cuivre, en passant par les bleus maya et Han, le smalt, les cendres bleues, le bleu de Prusse et l'outremer, l'on ne peut être qu'admiratif devant la variété des solutions techniques trouvées. Mais surtout, dès le XVIe siècle, ils sont fabriqués à l'échelle industrielle car ils servent à l'azurage des papiers et des textiles. Il en résulte qu'ils donnent lieu à des commerces très lucratifs, et la concurrence est rude entre pigments et nations. Issus d'archives peu connues ou inédites ainsi que des derniers résultats de la recherche chaque chapitre de ce livre fait découvrir l'aventure de ces produits peu communs, les Bleus en poudres.
 

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