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aux Poissons 1, le Cancer étant en conjonction avec le fils de la Terre 2, (et) la Lune (est arrivée) dans Maitra3; (en ce moment) Vishņu et Īça ne formant qu'un seul corps ont été érigés ici avec dévotion par Kavalitayamin 1.

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Seize lignes, soit deux lignes de texte sanscrit suivies de quatorze lignes de texte en langue khmer. Les deux lignes en sanscrit contienstrophe atidhṛiti de l'espèce Çardulavikrīḍita. La séparation des pādas est marquée comme d'habitude, mais par un très petit intervalle.

L'inscription provient d'une pagode moderne, qui a remplacé des constructions anciennes, dans une localité du nom de Barai, dont la situation exacte n'est marquée sur aucune de nos cartes. Tout ce que j'en sais, c'est qu'elle fait partie de la province du même nom, une des subdivisions de la Terre de Kampong Svai. Barai est une vaste province, arrosée par le Stung Chinit, un des affluents de la rivière. du grand lac, et qui s'étend à l'est de Kampong Svai et au nord et nord-est de Stung Trang, jusque vers Sâmbour, où elle forme la rive droite du Mekong. Tout cet espace qui, sur une largeur de 'Littéralement le roi des poissons Les Hindous n'ont pas doublé le signe de cette constellation, de même que, pour le Sagittaire, ils disent simplement « l'arc ». Le fils du Soleil» est Saturne.

* Mars.

».

Le nakshatra Anurādhā, qui fait partie de la constellation du Scorpion et vient immédiatement après Viçākhā, dans lequel la lune avait été pleine la veille.

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Le texte porte kagao, ce qui n'a pas de sens. Ainsi rectifié, le nom signifie : « celui qui restreint (le nombre de) ses bouchées. La Smriti, à l'article Vœux et Pénitences, décrit plusieurs variétés de cette pratique.

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INSCRIPTIONS
SANSCRITES

DU CAMBODGE.

près d'un degré, va de 11° 25′ jusqu'à la frontière siamoise, au delà du 13° degré nord, est couvert de forêts et encore très peu

connu.

L'inscription est gravée au dos d'une stèle dont la face opposée est occupée par un bas-relief. A moins que la stèle n'ait été coupée, l'inscription devait se continuer sur le troisième côté, du moins dans la partie sanscrite, car les deux moitiés de la strophe ont perdu chacune les sept dernières syllabes. Cette strophe relate l'érection d'une image de Çambhu en l'an 598 çaka = 676 A. D. 1. Ce qui reste ne donne ni le nom du roi ni celui du donateur. Nous ne savons donc pas si le règne de Jayavarman s'est prolongé jusqu'à cette date. La partie khmer contient, comme d'habitude, bon nombre de mots sanscrits, dont quelques-uns ont l'air de noms propres, dharmmavala, sudharmma, vasantavallī. A la première ligne figure un nom dont les quatre derniers caractères sont très effacés, mais qui paraît devoir être lu çriçankaraṇārayana (sic). Cela peut faire supposer qu'à cette - image de Çiva était associé Vishņu, et que nous avons affaire ici encore à un Harihara.

L'écriture est assez soignée : les caractères sont grands et profondément creusés. Mais, dans la partie sanscrite, le manque d'espace a obligé le lapicide à les serrer outre mesure. Il en est résulté un allongement exagéré dans le sens vertical, qui produit l'effet le plus disgracieux. Dans la partie khmer, ce défaut est moins sensible. Par contre, l'exécution est plus médiocre la dimension des lettres n'est pas uniforme et varie parfois du double, d'une ligne à une autre. On remarquera que l'upadhmānīya et le jihvāmūlīya, qui avaient disparu dans quelques-unes des précédentes inscriptions, reviennent ici : désormais nous ne les retrouverons plus. La distinction du th et du th s'est également maintenue.

mürttidvāraçaraiç çake sitadine prapte daçaikottare
jyeshṭhasyarkakujendujā mithunag(ā)

1 Rien n'indique si la date est ou non, celle de l'année révolue.

çukrasyārkkasuto vṛishe suraguru+ kanyā(m)1 mṛigārddhodaye
criçambho pratimām ihaiva nihitām ➖➖➖➖ ➖ 2

TRADUCTION.

(L'an de) çaka (désigné) par corps, portes et flèches 3, le onzième jour de la quinzaine claire (du mois) de Jyeshțṭha étant venu : le Soleil, le fils de la Terre et le fils de la Lune 5 sont arrivés dans les Gémeaux..... de Cukra, le fils du Soleil (est) dans le Taureau, le précepteur des dieux (a atteint) la Vierge, le Capricorne étant à moitié levé ; (en ce moment) cette image ici placée de criÇambhu 10

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DU CAMBODGE.

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C est gravé sur les quatre côtés d'un carré mesurant oTM 34 en tous les sens. La bande ainsi inscrite mesure o" 05 en hauteur et 136 en développement.

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A, vingt-quatre lignes, comprenant : 1, strophe çakkarī de l'es

Le lapicide a oublié de marquer l'anusvāra ou de doubler I'm suivante.

Après tām, il y a trace d'un d ou

d'un v.

Les huit corps de Çiva, les neuf portes ou ouvertures du corps et les cinq flèches de l'Amour : ensemble, 598.

Mai-juin.

S Mars et Mercure.

Vénus. Le génitif dépend d'un substantif qui a dû être contenu dans la lacune précédente; il faut sans doute suppléer « en la compagnie de », par exemple, bhogam gataḥ.

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DU CAMBODGE.

pèce Vasantatilaka; 2, çloka anushṭubh; 3, indéterminé; 4, çloka anushṭubh; 5, strophe prakriti de l'espèce Sragdhara; 6, strophe atidhriti de l'epèce Çardūlavikrīḍita. Ces six strophes remplissent les lignes 1-12. Les lignes 13-24 ne donnent que des fragments pour lesquels il n'est plus possible d'indiquer le nombre ni la nature des strophes.

B, soixante lignes, comprenant: 1, strophe çakkari Vasantatilaka; 2, trishtubh Upajāti (a Upendravajra, c d Indravajra); 3, une suite de fragments allant de la quatrième ligne à la dixième, où l'on reconnaît quelques pādas anushṭubh, sans qu'on puisse préciser le nombre et la nature des strophes; 4, çloka anushṭubh; 5, strophe atiçakkarī de l'espèce Malini; 6, strophe çakkari Vasantatilaka; 7, çloka anushṭubh; 8, çakkari Vasantatilaka; 9, strophe ārya, de l'espèce Pathya ou plutôt Sugiti; 10, çloka anushṭubh; 11, çakkari Vasantatilaka; 12, jagati Vamçastha; 13, atiçakkarī Mālinī; 14, çakkari Vasantatilaka; 15, prakriti Sragdharā; 16, atiçakkari Mālinī; 17, çloka anushṭubh; 18, çakkari Vasantatilaka; 19, prakṛiti Sragdharā; 20, idem; 21, çakkari Vasantatilaka; 22, atidhṛiti Çārdūlavikrīḍita; 23, trishṭubh Upajāti (a b c Upendravajra, d Indravajra); 24, idem (a b c Indravajra, d Upendravajra); 25, idem (b Indravajra, c Upendravajra); 26, atidhṛiti Çardülavikrīḍita; 27, trishtubh (b c d Upendravajra); 28, prakriti Sragdhara; 29, trishtubh Upajāti (a c d Upendravajra, b Indravajra); 30 et 31, çlokas anushṭubh.

C consiste en deux lignes tracées suivant le périmètre d'un carré. La ligne interne contient une stance atidhṛiti Çārdülavikrīḍita, 1; la ligné externe comprend une stance çakkari Vasantatilaka, 2, suivie d'un çloka anushṭubh, 3.

Dans toutes ces strophes, la division des pādas est marquée par un petit intervalle; mais les strophes ne sont pas écrites à la ligne comme dans les autres inscriptions. Elles se suivent sans discontinuité, séparées seulement par une petite rosace fleuronnée, qui, aux endroits où elle a subsisté, est figurée dans la transcription par

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1. A

1 Dans la transcription, où les alinéas sont rétablis, les lignes de l'original sont

ce signe en est parfois (après l'invocation dans A, 4, et dans C) associé un autre, que nous retrouverons dans la plupart des inscriptions suivantes, où il sert à marquer la fin des stances. Ce dernier signe, qui paraît être une transformation de la double barre, ressemble à une S majuscule très allongée et retournée, ou, mieux encore, au signe également retourné dont nous nous servons pour indiquer les paragraphes. Il est rendu dans la transcription par || .

Eynkosey ou Prea Eynkosey, d'où provient l'inscription, est le nom d'un vieux sanctuaire situé dans la ville de Siem Reap1, la résidence actuelle du gouverneur de la province siamoise d'Angkor, à 7 ou 8 kilomètres au sud d'Angkor Vat. Le site est précisé par M. Aymonier comme se trouvant à 1 kilomètre en amont de la citadelle moderne, sur la rive gauche de la rivière. L'inscription occupe les quatre faces latérales et la face supérieure d'une stèle à section carrée, placée à l'est de deux petites tours en briques. Les deux tours sont entourées d'un fossé, et l'une d'elles porte deux longues inscriptions en langue khmer.

Des quatre faces latérales de la stèle, deux sont également en khmer; les deux autres, ainsi que la face supérieure, sont en sanscrit. Au milieu de cette dernière face, les estampages indiquent l'existence d'une mortaise carrée de om 105 de côté, qui fait supposer que la stèle était surmontée de quelque image, peut-être du linga dont il est question dans C. Le document a malheureusement beaucoup souffert. De A, les treize premières lignes seules sont restées entières. Les suivantes sont prises en diagonale par une ablation profonde de la pierre, qui leur a enlevé à chacune une portion de plus en plus large à mesure qu'on descend plus bas. La vingt-deuxième compte encore six caractères; la vingt-troisième n'en a plus que

numérotées par des chiffres placés entre crochets []. Des fleurons plus compliqués sont gravés au commencement de A, au commencement et à la fin de B et au commencement de C.

1

L'indication de la carte de Garnier, qui a passé de là dans celle du Dépôt de la marine et qui place Phra Inkosi à 10 kilomètres environ à l'est de Siem Reap, est fausse.

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