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Vers 1306. Il commence à recueillir les matériaux des Fleurs des chroniques. 1307. Le 31 mars, il prenait des copies ou des extraits des chartes du couvent de Prouille1.

1307. Le 22 novembre, il commence à mettre au net l'histoire des couvents des. provinces de Toulouse et de Provence.

1309. Il met au net les catalogues des prieurs provinciaux.

1311. Le 26 mars, il commence à Avignon la rédaction des Fleurs des chroniques.

1311. Le 1er août, il envoie à Guillaume de Laudun, prieur de Provence, l'histoire des couvents de la Provence.

1311. Il retouche les catalogues des prieurs provinciaux.

1311 et 1312. Il complète l'opuscule d'Étienne de Salanhac.

1312. Le 21 octobre, il achève la première édition de la Chronique des rois de France.

1312. Le 25 novembre, il termine la Chronique des prieurs de l'ordre d'Artige. 1312 ou 1313. Il achève le recueil consacré spécialement aux actes des chapitres généraux.

1313. Au commencement de l'année, il rédige sa Chronique des prieurs de Grandmont.

1313. En octobre, il donne la première édition de l'Arbre généalogique des rois de France.

1313. Le 14 novembre, il termine le catalogue des évêques de Toulouse. 1313. Date du traité sur les disciples de Jésus-Christ.

1314. Bernard publie la première édition du Catalogue des rois de France et la deuxième édition de la Chronique et de l'Arbre généalogique des mêmes rois. 1314. Il retouche les catalogues des prieurs provinciaux.

1315. Le 1er octobre, il remaniait son histoire du couvent de Carcassonne 2. 1315. A la fin de l'année, il présente les Fleurs des chroniques à Bérenger, maître de l'ordre des Dominicains.

1315. Il donne une nouvelle édition du Catalogue des évêques de Toulouse. 1315. Il revise et complète le recueil des actes des chapitres généraux.

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LES MANUSCRITS DE

BERNARD GUI.

LES

MANUSCRITS

DE

BERNARD GUI.

1316. Le 1o mai, il présente un nouvel exemplaire des Fleurs des chroniques au maître de l'ordre des Dominicains.

1316. Il publie le Catalogue des évêques de Limoges et une nouvelle édition du Catalogue des évêques de Toulouse,

1316. En décembre, il termine une troisième édition de l'Arbre généalogique des rois de France et retouche sa Chronique des rois de France.

1319. Le 7 août, il dédie à Jean XXII la deuxième édition des Fleurs des chroniques.

1320. En mai, il fait paraître la seconde édition du Catalogue des rois, avec la
quatrième édition de la Chronique et de l'Arbre généalogique des rois de
France.

1320. Le 7 août, il publie la, troisième édition des Fleurs des chroniques.
1320. Étant à Toulouse, il rédige la seconde édition du Catalogue des évêques
de Limoges.

Vers 1321. I compose la Pratique de l'inquisition.

1324. Le 20 juillet, il présente au pape Jean XXII les deux premières parties du Sanctoral.

1327. Il publie un texte des Fleurs des chroniques, dont les copies sont nombreuses et qui s'arrête aux efforts de Louis de Bavière et de Pierre de Corbière pour troubler la paix de l'Église.

1329. Au commencement de l'année, Bernard donne une nouvelle édition de la Chronique des empereurs.

1329. Il envoie au pape la dernière partie du Sanctoral; la lettre de remercîments est du 21 juillet 1329.

1331. Au mois de mai, il donne la cinquième édition de l'Arbre généalogique des rois de France, et probablement aussi une édition de la Chronique des rois. 1331. Cette année, quelques mois avant la mort de l'auteur, paraît la dernière édition des Fleurs des chroniques.

FLEURS DES CHRONIQUES.

14. Le principal ouvrage de Bernard Gui, intitulé Flores cronicorum seu Cathalogus pontificum Romanorum, est une chronique universelle, commençant à Jésus-Christ et descendant jusqu'au commencement du XIVe siècle, 1315, 1319, 1320, 1321, 1327, 1330 ou 1331, selon les exemplaires. La Bibliothèque nationale en possède 21 copies du

xive et du XVe siècle, dans lesquelles on remarque des différences notables. Entre ces 21 copies, il faut distinguer le ms. 1171 des nouvelles acquisitions, et le ms. 4983 de l'ancien fonds2, qui portent presque à chaque page les traces de corrections, de remaniements et d'additions, de telle sorte que l'examen le plus superficiel suffit pour y faire reconnaitre sans hésitation les caractères de mss. originaux, L'étude du texte confirme cette hypothèse et conduit à cette double conclusion:

1o Le ms. 1171 est l'original de la chronique, telle que l'auteur la commença à Avignon le 26 mars 1311 et telle qu'il la présenta d'abord à la fin de l'année 1315, puis le 1er mai 1316, à Bérenger, maître de l'ordre des frères Prècheurs.

2o Le ms. 4983, qui, dans l'origine, était la copie fidèle de 1171, a subi des modifications nombreuses et considérables, et est devenu l'original de la chronique telle que l'auteur trouva bon de la publier une seconde fois, en 1320 ou environ.

Quelques exemples feront saisir avec beaucoup de netteté le rapport qui existe entre les deux mss. et nous fourniront des points de

Ce ms., dont il sera souvent question dans le cours du présent mémoire, est un volume en parchemin, haut de 305 millimètres et large de 230, comprenant 227 feuillets, plus les feuillets préliminaires A-F. Il faut y distinguer deux parties: la première (fol. 1-110) se compose de dix cahiers, cotés I-X, auxquels un onzième cahier (fol. 111-120) a été ajouté après coup; la seconde (fol. 121-227) se de cahiers cotés IIII-XII, compose compter les intercalations faites après coup. A l'origine, le volume devait commencer par trois cahiers cotés I-III, lesquels étaient immédiatement suivis des cahiers IIII-XII. C'est évidemment l'auteur qui aura fait supprimer ces trois cahiers, pour les remplacer par les dix nouveaux cahiers sur lesquels il avait fait écrire l'un des premiers exem

sans

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LES MANUSCRITS

DE

BERNARD GUI.

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BERNARD GUI.

repère pour classer méthodiquement les autres textes de la chro-
nique de Bernard Gui. Afin de simplifier les indications, je désignerai
par la lettre A le ms. latin 1171 des nouvelles acquisitions, et
lettre B le ms. 4983 du fonds latin.

par

la

15. Dans A comme dans B, l'ouvrage s'ouvre par deux prologues, l'un commençant par les mots: Romanorum pontificum, l'autre par les mots: In fine vero prioris operis. Du premier, tel que nous l'offre le ms. A, nous apprenons que Bernard Gui, de l'ordre des frères Prêcheurs, inquisiteur de l'hérésie pour le Toulousain, commença à Avignon, le 26 mars 1311, à écrire une chronique, dont il recueillait les matériaux depuis plus de cinq ans et qui devait embrasser la période comprise entre la naissance de Jésus-Christ et le pontificat de Clément V:

Ego frater Bernardus Guidonis, de ordine Predicatorum, auctoritate sedis apostolice inquisitor labis heretice in partibus Tholosanis, meum assumpsi exordium ab illo qui est principium et finis omnium Dominus Jhesus Christus, usque ad tempora domini Clementis pape quinti, qui hodie, scilicet in crastino Annunciacionis dominice, quo hoc scripsi, sedet in cathedra sancti Petri, cujus pontificatus anno sexto, Avinioni consistens in Romana curia, sine curis, anno Domini MCCCX1°, hoc conscripsi opus, a me jam antea plus quam quinquennio cum labore scripture et studii premeditatum, et in membranis ac memorialibus prenotatum, ex libris originalibus plurium cronicorum.

Le second prologue annonce un abrégé de la chronique, qui, toujours d'après le ms. A, devait, comme l'ouvrage principal, aller depuis Jésus-Christ jusqu'à Clément V: « idem resumens principium Dominum Jhesum Christum, usque ad dominum Clementem papam quin

tum. »

Ces deux prologues avaient d'abord été copiés dans le ms. B tels que nous les lisons dans le ms. A; mais quand l'auteur eut remanié sa chronique et qu'il y eut ajouté une continuation, il s'aperçut que l'annonce des prologues n'était plus exacte. Il gratta donc tout le membre de phrase: tempora domini Clementis plurium cronicorum, et le remplaça par les

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mots : « apostolatum domini Johannis pape XXII, excerpens ex libris
maxime originalibus, quandocunque originales potui reperire, plurium
cronicorum, gestorum quoque sanctorum aliorumque tractatuum diver-
sorum. » De même, dans le second prologue, il gratta les mots : « ad
dominum Clementem papam quintum, » pour y substituer les mots:
ad apostolatum domini Johannis pape XXII. »

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16. Conformément à la promesse du prologue, le texte de la chronique n'allait pas, dans le ms. A (fol. 110), au delà de la fin de l'année 1314, époque à laquelle le successeur de Clément V n'était pas encore désigné. La dernière phrase se rapportait à l'avénement de Louis X : « Cui successit in regno filius ejus primogenitus Ludovicus. » On y a ajouté après coup une continuation qui mène le récit jusqu'au commencement de l'année 1316 et qui se termine par une phrase relative à l'apparition d'une comète: «Paulo post apparuit secunda stella comata alia in parte orientali, sed minor quam alia videbatur. » C'est aussi par cette phrase que se terminait primitivement le ms. B (fol. 151). On y a ajouté après coup le récit des années 1316-1320, jusqu'à la canonisation de Thomas, évèque de Hereford, c'est-à-dire T'histoire des quatre premières années du pontificat de Jean XXII.

Il est donc incontestable que le ms. A nous offre le texte de la chronique publié en 1315 et en 1316, tandis que dans le ms. B nous avons le texte de la chronique publié en 1320.

17. La date exacte de la publication du premier texte est d'ailleurs formellement indiquée par une dédicace à frère Bérenger, maître de l'ordre des Prècheurs, qui a été ajoutée en tète du ms. A, et qui se termine par une date dont le texte a été malheureusement altéré. Telle que le ms. A nous la présente aujourd'hui, elle se lit ainsi : « Datum Tholose, in kalendis Maii, anno Verbi incarnati м° CCCo xv1°, magisterii vestri anno quarto, sede Romana vacante. » Mais il est certain, d'une part, que le mot Maïi a été récrit à la place d'un autre nom de mois, soigneusement gratté; d'autre part, qu'une surcharge a été exécutée

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