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dans le ms. B. N. fr. 6447 et à peu près dans le même ordre. La concordance serait encore plus complète, si notre manuscrit n'avait omis deux vies qui, d'après le ms. 6447, prennent place dans cette série : la vie de saint Christophe, qui, dans ce dernier manuscrit (art. 28), suit celle de saint Georges, et la vie de saint Arsène, que le même recueil (art. 34) place après celle de saint Denis. L'omission de la première dans le recueil de SaintPétersbourg est toute naturelle, puisqu'elle avait déjà été transcrite dans la première partie (art. 20). Quant à la seconde, l'omission est peut-être accidentelle, à moins que le compilateur ait eu l'intention de réserver cette légende pour la quatrième partie, celle qui est consacrée aux Pères du dé

sert.

(Fol. 156, anc. clxxvij.) Ci coumence la vie saint Jorge. Vraiement raconte la devine page que, quant li saint home se penoient et esforçoient de acroistre et d'essaucier la sainte loi Nostre Seignor Jhesu Crist, si com vos avez oï, uns rois estoit em Perse qui Dacyens estoit apelez. A celui roi entra li deaubles ou cors...

(6447, art. 27.)

(Fol. 159, anc. clxxx.) Ci coumence la vie saint Babyle. Ci coumence la vie saint Babyle qui fu evesques d'Anthioche, qui fu au tens Numerien le roi, qui la loi des paiens tenoit et aouroit les ydoles et les ymaiges entailliées de cuivre et d'arain...

(6447, art. 29.)

(Fol. 159 c.) La vie saint Marius et sa fame et ses .ij. filz. Au tens Claudien l'empereor vint a Rome uns hom a tout sa fame et ses .ij. filz...

(6447, art. 30.)

(Fol. 160 c, anc. clxxxj.) Ci coumence la vie d'un autre saint Felix. Voirs est que après le trespassement saint Felix le beneoit prestre, vint uns autres sainz Felix qui ses freres

estoit...

(S. Felix de Nole; 6447, art. 31.)

(Fol. 161 b, anc. clxxxij.) Ci coumence la vie des trois freres jumiaux. El tens que Speosipus et Eleosipus et Meleosippus, cil troi frere, vindrent avant, corut par toute la cité de Lengres d'aus la renomée...

(6447, art. 32.)

(Fol. 162 c, anc. clxxxiij.) Ci coumence la vie monseignor S. Denis de France. Après la passion nostre seigneur Jhesu Crist et sa glorieuse resurrection, que li apostre se furent

espandu par le monde por anoncier et por preechier la sainte loi Nostre Seignor et le saint baptesme...

(6447, art. 33.)

(Fol. 166 c, anc. clxxxvij.) Ce sont les vies saint Cosme et saint Damien. Cil ki crestïen sont et Nostre Seignor ainment et croient, doivent volentiers oïr et entendre les paroles et les oevres qui de lui sont et muevent...

(6447, art. 66.)

(Fol. 169 d, anc. clxxxx.) C'est la vie saint Syxte. Ce fu el tens que Decyus Cesar fu empereres, que cil qui Nostre Seignor apeloient estoient martyrié et souffroient griés tormenz por l'amor de lui...

(6447, art. 63 (1).)

(Fol. 171, anc. clxxxxij.) Ce est la vie saint Lorent le martyr. Après ce que sainz Syxtes fu martyriez, si com vos avez oï devant, li chevalier qui avoient pris saint Lorent... (6447, art. 35.)

(Fol. 173 b, anc. clxxxxiiij.) La vie saint Ypolite le martyr. Vos avez oï de saint Lorent le beneoit martyr, coument il reçut martyre por l'amor Nostre Seignor Jhesu Crist, et coment sainz Justins li prestres et sainz Ypolites l'ensevelirent mout honnorablement. Après le coumencement, quant la messe fut chantée, li bons curieux Ypolites s'em parti...

(6447, art. 64, mais ce manuscrit présente au début une variante assez rare. Le début que nous offre le manuscrit deSaint-Pétersbourg est, au contraire, celui qui se rencontre dans la plupart des légendiers. Voir ma Notice sur trois légendiers attribués à Jean Belet, dans Notices et extraits, XXXVI, 428-429.)

(Fol. 174 d, anc. clxxxxv.) C'est la vie et la passion mon seignor S. Lambert le martyr. Gloire et loange et hounors doit estre a touz crestïens de raconter et de dire les passions et les martyres des sainz martyrs...

(6447, art. 36.)

(Fol. 178 e, anc. clxxxxix.) C'est la vie et la passion saint Patrice le beneoit ami Nostre Seignor. En cel tens que sainz Patrices li granz preechoit en Illande de la parole Nostre Seigneur Jhesu Crist, Nostre Sires conferma son preechement par glorieus miracles...

(6447, art. 37. Cette légende est ici incomplète du milieu, par suite de l'enlèvement des feuillets ccj et crij.)

(Fol. 181 c, anc. cciiij) Ci coumence la vie mon seignor saint Julien le povre, coument

(1) Les légendes de saint Sixte, de saint Laurent et de saint Hippolyte se suivent ici dans leur ordre véritable, qui est troublé dans

le ms. 6447, comme je l'ai fait remarquer dans ma notice de ce manuscrit (Notices et extraits, XXXV, 11, 471).

il tua son pere et sa mere a .j. cop. Uns preudom raconte la vie mon seignor saint Julien que il a translatée de latin en roumanz...

(6447, art. 39. Cette légende n'est plus complète, les feuillets ccvij et ccviij ayant été arrachés. Elle se termine au feuillet ccxij.)

(Fol. 187 c, anc. ccxij.) Ci coumence la vie mon seignor saint Brandan qui fu nez d'Yrlande. En la vie mon seignor saint Brandan, qui molt est delitable a oïr a cors et a ame, trouvons escrit qu'il fu nez d'Yrlande...

(6447, art. 38.)

IV. VIE DES PÈRES DU DÉSERT, D'APRÈS RUFIN, SAINT JÉRÔME,
LES VERBA SENIORUM.

Sous le titre général de Vie des Pères, nous trouvons, du feuillet 194 au feuillet 232, des traductions ou, plus exactement, des adaptations de l'Historia eremitica de Rufin, de certaines vies de pères ermites par saint Jérôme, des Verba seniorum, et de quelques autres écrits imprimés, avec les Verba seniorum, dans les Vitæ patrum de Rosweyd, le tout formant, en apparence du moins, une compilation unique. Le succès de ces versions françaises paraît avoir été grand, si on en juge par le nombre et la variété des copies qu'on en rencontre du xire au xve siècle. L'ordre suivi dans ces copies n'est pas toujours le même que dans le manuscrit de Saint-Pétersbourg. Non seulement des récits originairement indépendants les uns des autres sont groupés de diverses façons, ce qui n'a rien de surprenant, mais dans tel de ces morceaux, notamment dans la version des Verba seniorum, on remarque de nombreuses transpositions de chapitres. Le manuscrit de Saint-Pétersbourg, quoique l'un des plus anciens, ne fournit pas une base suffisante pour l'étude de cette compilation. Les rubriques font parfois défaut; d'autres fois elles sont mal placées, de sorte que les divisions n'apparaissent pas clairement. De plus, il manque, en tête de la « Vie des Pères», un prologue en vers que d'autres manuscrits nous ont conservé, et qui permet de fixer approximativement l'époque où la partie principale de cette compilation a été faite (1). Enfin il y a, entre les feuillets 2 15 et 216, une lacune de huit feuillets, circonstance qui suffirait à elle seule pour motiver le choix d'un autre manuscrit. Je réserve donc pour un mémoire spé

(1) Elle a été faite pour

Blanche de Navarre, comtesse de Champagne, morte en 1229.

cial l'étude de la version en prose de la « Vie des Pères ». Présentement, je me bornerai à faire connaître, par des citations appropriées, le contenu des feuillets 194 à 232 du manuscrit de Saint-Pétersbourg, joignant à chaque extrait l'indication de l'original latin. Je renvoie, pour plus de commodité, aux éditions de Rufin, de saint Jérôme et des Vite patrum (Rosweyd), reproduites dans la Patrologie latine de Migne; je n'ignore pas toutefois que l'édition de Rosweyd est une compilation qui groupe selon un ordre arbitraire des ouvrages très distincts, mais on la trouve, soit en original, soit en réimpression (Migne), dans toutes les grandes bibliothèques, et elle suffit pour l'objet que je me propose actuellement.

(Fol. 194 d, anc. ccxix.) Ci coumence la vie des Peres. Diex, qui fist toute creature, si est tant douz et tant debonnaires qu'il vodroit que tuit fuissiens sauf, et que tuit cogneussent la voie de verité. Les uns atrait a soi par beles paroles, les autres par menaces; les uns bat et chastie por aus amender, les autres convertist par bon example. Example est une chose (1)] (fol. 195, anc. cxx.) qui mout fait et bien et mal; dont je di en mon esgart que cil peche plus griement qui peche en apert que cil qui mesprant en repost. Savez por quoi? Cil qui peche en apert si corront soi et autrui soi par son pechié et autrui par mauvès example, mais cil qui peche en repost ne fait mal se lui non. Assez treve l'en example de bien faire es bonnes vies des preudomes et aus livres des sainz. Por bon example donner a ceus qui voudroient a bien entendre fist uns preudons ce livre, et ala cerchant toute Egypte par (2) bons homes qui i soloient estre. Et quant il ot cerchié et veû les meurs et la contenance a chascun, il s'en revint en la terre de Jherusalem, et, par la proiere des moignes qui habitoient el mont Olivete, escrit la vie des peres et si lor donna bon example de vivre.

Premierement conte de saint Jehan l'ermite qui habitoit en une partie de Thebaïde, en .j. desert, delez la cité de Liquesor, en une mout roiste roche...

(Rufin, Historia monachorum, ch. 1; Migne, Patr. lat., XXI, 391. Le prologue qui précède est, non pas traduit, mais abrégé de celui de Rufin.)

(Fol. 196 c, anc. ccxxj.] En une contrée près de cele dont nos avons parlé avoit .j. provoire, Apelles avoit non, fevres estoit et molt prodom...

(Chap. xv; Migne, XXI, 433.)

(Ce qui est entre crochets manque par suite de l'enlèvement d'une miniature qui se trouvait au verso du feuillet. La restitution

est faite d'après le ms. B. N. fr. 1038, fol. 11 c.

(2) Sic, corr. por.

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(Fol. 197, anc. ccxxij.) Près de la cité de Thebaïde, en j. desert, uns molt prodom i abitoit qui avoit non Panuces...

(Chap. XVI; Migne, XXI, 435.)

(Fol. 197 c.) Un autre preudome avoit près d'une cité que l'en apele Antinuo, qui estoit arceveschiez de la contrée de Thebaïde, qui avoit non Elyes...

(Chap. xII; Migne, 432.)

(Fol. 197 d.) C'est la vie saint Apolloine. Dalez Thebayde, qui estoit en une() contrée d'Egypte, près d'une cité qu'en apele Hermopolin, ou Joseph mena Nostre Dame sainte Marie et son fil, habitoit uns sainz hom qui avoit non Apolloines en .j. desert, assez près..

(Chap. VII; Migne, XXI, 410.)

(Fol. 199, anc. ccxxiiij.) C'est la vie saint Aymon et d'autres. Uns preudons qui avoit non Aymons si habitoit en j. desert. Cil qui fist ce livre si conte de lui que, quant il l'aloit veoir, entre lui et ses compaignons, il virent ou sablon .j. si grant traïn d'un dragon qu'il sambloit que l'en i eüst .j. grant fust traïné...

(Chap. VIII; Migne, XXI, 420.)

(Fol. 199 b.) En ce meïsme desert avoit .j. provoire qui avoit non Copres, prodome et de haute vie, qui garissoit de toutes enfermetez et enchaçoit les deaubles et faisoit mainz miracles el non de Damedieu...

(Chap. 1X; Migne, XXI, 422.)

(Fol. 200 c, anc. ccxxv.) Uns preudom fu qui avoit non Alains, et de s'enfance avoit Dieu servi en chesteé et en continence...

(Chap. ; Migne, XXI, 430.)

(Fol. 201, anc. ccxxvj.) Veones (2), uns preudons, habitoit près d'une cité, si com en aloit vers le desert...

(Chap. vi; Migne, XXI, 409.)

(Ibid.) Lez Thebaïde avoit une abeïe de moines, et l'abes si avoit non Dyoscores; bien erent .c. en une compaignie, et li bons hom les maintenoit toz molt bien...

(Chap. xx; Migne, XXI, 442.)

(Fol. 201 b.) Près de Thebaïde mennoit .j. preudom, Hor avoit non, et peres et sires estoit de maintes abeïes; bien avoit nonnante anz. . .

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