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qui je l'ai rachetéc viennent de me découvrir qu'elle est de cette ville , & d'honnête famille; que ce sont eux qui l'yonidérobée à l'âge de quatre ans; & voici un bracelet qu'ils m'ont donné, qui pourra nous aider à trouver ses parens.

ARG AN T E. Helas ! à voir ce bracelet, c'est ma fille que je perdis à l'âge que vous dites.

GERONT E.
Votre fille?

ARGANTE.. Oüi , ce l’est, &j'y vois tous les traits qui m'en peuvent rendre assuré.

HIACINT E.
o ciel ! que d'avantures extraordinaires!

SCENE XII.
CARLE, LEANDRE, OCTAVE,
GERONTE, ARGANTE, HIA-
CINTE, ZERBINETTE,SIL-

VESTRE, NERINE.

A Hinge

CARL E.
H, Meflieurs, il vient d'arriver un accident és
trange.

GERON TE.
Quoi ?

CARL E..
Le pauvre Scapin....

GERONT E.
c'ext un coquin,

que je veux faire pendre.

CARL E. Helas! Monsieur , vous ne serez pas en peine de cela. En parlant contre un bâtiment, il lui est combé sur la tête un marceau de tailleur de pierre, qui lui a brisé l'os, & découvert toute la cervelle. Il se meurt, &ila prié qu'on l'apporcât ici pour vous pouvoir parler avant que de mourir.

AR Ġ A N T E. Où est-il ?

CARL E.

Le voilà.

SCE

• SCENE DERNIERE. SCAPIN, CARLE, GERONTE,

ARGANTE, &c.

A

C'est vous,

SCAPIN
apporté par deux hommes , & la tête entourée de

linges, comme s'il avoit été bien blessé.

Hy, ahy, Messieurs, vous me voyez... Aby, n'ai pas voulu mourir,sans venir demander pardon à toutes les personnes que je puis avoir offensées... Ahy.Oui, Messieurs, avant que de rendre le dernier foupir, je vous conjure de tout mon cæur, de vou. loir me pardonner tout ce que je puis vous avoir fair ; & principalement le Seigneur Argaare, & le Seigneur Geronte. Abi.

ARGAN T E. Pour moi, je te pardonne; va, meurs en repos.

SCAPI N.

Monsieur, que j'ai le plus offensé par les coups de bâton que....

GERONT E. 'Ne parle point davantage, je te pardonnc aulli.

SCAPIN. C'a été une temerité bien grande à moi, que les coups de bâton que je....

Ġ ERONT E.
Laissons cela.

SCAPIN. J'ai, en mourant, une douleur inconcevable de coups de bâton que....

GERONT E.
Mon Dieu, tai-coi.

SCAPIN.
Les malheureux coups de bâton que je vous....

GERO N T E.
Tai-toi, te dis-je, j'oublie tout.

s' CA PI N. Helas, quelle bonté! Mais est-ce de bon cour, Monsieur,que vous me pardonnez ces coups de bâa

son quc..."

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mourras.

GERONT E. Eh oui. Ne parlons plus de rien ; je te pardon ne coui, voilà qui est fait.

SCAPIN. Ah, Monsieur, je me sens cout soulagé depuis cette parole.

GERONT E. Qüi, mais je ce pardonne, à la charge que tu

SCAPIN.
Comment, Monsieur

GERONT E.
Je me dédis de ma parole, Gtu réchapes.

SC A P I N.
Ahi, ahi, Voila mes foiblesses qui me reprennent

ARGAN TE. Seigneur Geronte, en faveur de nôtre, joie, il faut lui pardonner sans condition.

GERONT E. Soit.

AR GA N T E. Allons souper cnsemble, pour mieux goûter netre plaisir.

SC A PIN, Et moi , qu'on me porte au bout de la table, et attendant que jo meure.

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