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rapprochement de choses qu'il y avait intérêt à ne pas répartir seulement au hasard de l'ordre alphabétique.

Quant à l'Introduction grammaticale, elle contient aussi des renvois d'un paragraphe à l'autre; le lecteur trouvera facilement le sens de ces indications en chiffres romains ou arabes, en lettres majuscules et minuscules, s'il veut bien parcourir la Table des chapitres qu'il trouvera aux pages CCXXV à ccxXXI.

Dans le relevé des phrases plus particulièrement intéressantes pour l'étude de la syntaxe, non plus que dans le relevé des mots du vocabulaire de Molière, on n'a voulu se restreindre aux tournures qui ont vieilli. Il ne fallait pas donner au lecteur une impression fausse et présenter cette syntaxe comme celle d'un auteur qui aurait cessé d'être un moderne ; car, si l'on y relève quelques tours de phrase plus ou moins abandonnés depuis le dix-septième siècle, dans l'ensemble c'est bien déjà la syntaxe qui régit aujourd'hui notre langue. Parfois, il est vrai, on sent que le poète comédien n'a pas voulu remettre vingt fois sur le métier son ouvrage, et qu'il a noté, dans toute leur fantaisie et leur naturel, les tournures un peu capricieuses, mais toujours bien françaises, de la langue parlée. Jamais pourtant la logique, le bon sens, la clarté n'ont souffert d'une certaine liberté dans l'allure de la phrase.

INTRODUCTION GRAMMA

ARTICLE Voir au chapitre II (SUBSTANTIF) l'emploi ou le non-emploi des articles devant

adjectifs ou autres mots pris substantivement.

1. — ARTICLE DÉFINI. A. – Article défini ayant un sens démonstratif. 1° Article défini, avec un sens démonstratif, employé devant un nom,

sans autre détermination, Tiens encor ton couteau; la pièce est riche et rare! (I, Dép, a. 1430.) (... Cela se pourroit bien.) Le doute est mieux fondé (1, Dép, a. 16). ... Là, signez donc, mon frère : L'honneur vous appartient (II, Éc, d. m, 1032). L'honneur de signer (le

premier). On m'a fait voir une nécessité pour moi d'être imprimé, ou d'avoir un

procès; et le dernier mal est encore pire que le premier (II, 48,

Préc. Préf.). C'est toi... qui m'as bu mon vin..., et qui as été cause que j'ai tant querellé la servante, croyant que c'étoit elle qui m'avoit fait le tour?

(VIII, 445, Scap. II, mn.) Je ne vous assurerai point que je me réjouis du dessein où vous pour

riez être de devenir ma belle-mère. Le compliment, je vous l'avoue,

est trop difficile pour moi (VII, 145, Av. III, vıı). ... Une toux me tourmente... De moment en moment.... Vous voyez le supplice (I, Dép. a. 1521). GR.-RENÉ. Il est jaloux.... Marin. De Valère? Ah! vraiment la pensée est bien belle! (I, Dép. a. Cid, Abaissons-nous, ma sœur, à faire des avances.... AGL. J'approuve la pensée... (VIII, Psy. 302). Que la plaisanterie est de mauvaise grâce (V, Mis. 33; cf. 509; IX.

F. sav. 654, 834; I, Dép, a. 587, 841).
J'entends à demi-mot où va la raillerie (II, Sgan. 173).
Avec peine, Marquis, je te fais la prière (III, Fách. 267).
(Sans vous faire outrage,) Peut-on lever le masque et voir votre visage?

(I, Ét. 1224.) Ce masque que vous portez.
Allez quitter l'habit et graisser votre dos (I, Ét. 1634).
A l'heure même encor nous avons eu querelle... (I, Ét, 303).
Parbleu! si grande joie à l'heure me transporte... (II, Sgan. 482).
Enfin, après cent tours, ayant de la manière

(De la Sorte. Sur ce qui n'en peut mais déchargé sa colère... (IUI, Éc. d. f. 1164). C1. Est-ce de la façon que vous voulez l'entendre? (Éc. d. f. 1124.) Cf. Façon.

Lex, de M.

(105.)Article défini, avec un seris démonstratif, employé devant un nom

expliqué par une proposition relative ou conjonctive.

Voy., aux PRONOMSDMONSTRATIFS, des emplois analogues de CE, et voy, à
CONSTRUCTION (XXI, R '5').
(Votre conduite,).Madame, eut le malheur qu'on ne la loua pas (V,

Mis. 888; cf. IX, F. sav. 1027, 1028).
Je te pardorine à la charge que tu mourras (VIII, 516, Scap. III, XII).
Ér. Pourigjor? Luc. Par la raison que nous rompons ensemble (I, Dép.

a. 133; cf. V, Mis. 1446).
. Coinparez la phrase suivante : « Les dépenses que je vous vois faire pour moi

im'inquiètent par deux raisons : l'une, qu'elles m'engagent plus que je ne vou... dröis; et l'autre, que je suis sûre... que vous ne les faites point que vous ne

vous incommodiez » (VIII, 152, Bourg. $. III, xv). :: Par la même raison que les véritables savants... ne se sont point encore

avisés de s'offenser du Docteur de la comédie,... aussi les véritables

précieuses auroient tort... (II, 51, Préc. Préf.).
... Cependant me ferez-vous la grâce
Que je puisse lui dire un seul mot en secret? (I, Ét. 1544, 1545.)

Voyez à RÉGINE des substantifs (XVIII, A). 3° Article défini employé devant un nom expliqué par une proposition

infinitive.
... Des parents le bien et la naissance
M’ôtent tout le pouvoir d'en casser l'alliance (II, Sgan. 643).
... Ce n'est pas le temps,
Madame, comme on sait, d'être prude à vingt ans (V, Mis. 983).
Article défini employé devant un nom désignant un objet bien connu

des interlocuteurs, ou dont l'idée est présente à leur esprit.
... Parmi cent objets d'une beauté touchante,
Le Dieu porte au respect, et n'a rien qui n'enchante....
(Rien) Qui ne présente à l'ail une divinité (IX, Val-de-Gr. 320).

Dans cet exemple, Molière parle d'un Dieu le Père peint à fresque par Migoard.
La vérité de l'affaire est qu'on n'y gagne rien de bon (VI, 541, G. D.

II, I).
Connois-tu bien Grimpant le bourreau de la ville ? (Dep. a. 1106.) Voy.

à QUARTIER, à PLACE.
Pour la langue, on verra dans peu nos règlements (IX, F. sav. 899).
Le remords est bien près de la solennité (I, ÉT. 1474). De la cérémonie

du mariage
... Rentrez, Lucile, et me faites venir
Le précepteur : je veux un peu l'entretenir (I, Dép, a. 650).
Cependant un amant plairoit fort à la dame (Mis. 865; cf. Fich. 568).
Mais voici le fils qui me vient rendre réponse (IV, 61, Mar. f. vin).
Il faut que quelque chose ait brouillé sa cervelle;
Mais le frère sur-le-champ
Finira cette querelle (VI, Amph. 1969).
Pour moi, si je n'avois qu'à former des desirs,
La cousine Eliante auroit tous mes soupirs (V, Mis, 244).

Dans ce dernier vers, l'édition de 1682 porte « sa cousine... »,
Avec Piarrot, le fils de la voisine Simonette (V, 117, D. Juan, II, 1). Cf.

La Marinette, la chère Marinette (I, Dép. a. 246, 1777).
Est-ce qu'à l'exemple du maître
Tu veux dire qu'ici tu n'es pas revenu? (VI, Amph. 1101.)
Il me faut de ce pas aller faire mes plaintes au père et à la mère, et les

rendre témoins... (VI, 515, G. D. I, 11; cf. VI, 538, 554, 585).
Ah! la voilà ; mais le mari est avec elle (VI, 545, G. D. II, 11).

Allez-vous-en parler à votre fille, tandis qu'avec mon gendre j'irai

parler à l'homme (VI, 524, G. D. I, IV). Il m'a donné trois pièces d'or pour aller dire seulement à la femme

qu'il est amoureux d'elle (VI, 513, G. D. I, 11). Hé bien? la femme sort, mon frère, et je vois bien Que vous venez d'avoir ensemble un entretien (IX, F. sav. 641 : note). Le Notaire (IX, 57, P. sav. Acteurs). Voy. Envoyer au NoTAIRE. ... Il [le sonnet) est bon à mettre au cabinet (V, Mis. 376). Il n'est guère honnête à un amant de venir le dernier au rendez-vous

(VIII, 551, Escarb, j). Il n'est plus temps, Madame, une autre a pris la place (IX, F. sav. 1241). ARGAN, courant au bassin. Attendez... (IX, 289, Mal, im. I, ii, j. de sc.). Un bon clystère... composé avec catholicon,... miel rosat, et autres,

suivant l'ordonnance (IX, 281, Mal, im. I, 1; même locution p. 283). 5° Article défini équivalent à ce ou à quel dans une phrase exclamative.

Article défini marquant une apostrophe. Voyez l'impertinent ! Est-ce que l'on doit choir, Après avoir appris... ? (IX, F. sav. 738.) Voyez un peu la ruse et la friponnerie! (II, Éc. d. m. 472.) Oh! le plaisant amant, dont la galante ardeur (Veut...!) (1, Dep. a. 1047, Ah! l'étrange chose que la vie! (V, 303, Am. med. I, 1.) Voy, V, 87, D.

Juan, I, 11; VIII, 86, Bourg. g. II, IV; I, Dép. a. 463. Le fâcheux, le bourreau qu'il est! (VI, 243, Sic. iv.) Le simple homme que vous êtes! (IX, 412, Mal. im. III, vi.) La jolie petite fille que c'est! (V, 168, D. Juan, IV, 11.) Ah! la belle personne ! (V, 115, D. Juan, II, 11.) Voy. I, Dép. a. 955,

1117,1413; II, Éc. d. m. 1040; V, Mis. 595, 604; IX, F. sav. 565, 1117. Monsieur, le grand dommage! et l'homme de service! (I, Dép, a, 1549.) La belle galanterie que la leur! Quoi? Débuter d'abord par le mariage!

(II, 60, Préc. iv.) MME JOURDAIN. Et votre père n'étoit-il pas marchand aussi bien que le

mien? M. JOURD. Peste soit de la femme! Elle n'y a jamais manqué

(VIII, 144, Bourg. g. III, XII). ... Hé bien ! oui, c'est moi : le grand mal que voilà ! (Dép, a. 1043.) CF. ... Bon? voilà l'autre encor, digne maître

Voilà. D'un semblable valet! Oh! les menteurs hardis! (I, Dép. a. 1006, 1007.)

Cf. Le BRUTAL! le LOURDAUD! Ah! ah! l'homme de bien, vous m'en voulez donner! (IV, Tart, 1544.) Enfin, le beau mignon, vos bons déportements... (I, Dép, a. 907). Bon jour, la Nuit (VI, Amph. 154). Hola, ho, l'homme! ho, mon compère ! ho, l'ami! Un petit mot, s'il

vous plaît! (V, 143, D. Juan, III, 1.) L'ami, si de ces lieux tu ne veux disparaître, Tu pourras y gagner quelque contusion (VI, Amph, 1532; cf. 327). Et vous, qui lui donnez de si douce manière Votre main à baiser, la gentille bergère,... (VI, Hélic. 475). D'où me vient, la belle, une rencontre si agréable? (V, 115, D. Juan, II,

11.) Voy. à Beau (p. 124). B. - Article défini employé, au lieu d'un adjectif possessif, devant le

nom d'un objet dont le possesseur est clairement indiqué par l'ensemble de la phrase. ... Les sentiments de deux amants, qui, étants bien ensemble, sont tra

versés par le caprice des parents (VII, 236, Pourc. Ouverture). ... Vous en parlez, mon frère, bien à l'aise (F. sav. 663). Cf. A voire Aise. Aspirez aux clartés qui sont dans la famille (IX, F. sav. 40; cf. 688). Tout cela sent la nation et toujours Messieurs les l'rançois ont un fonds

de galanterie qui se répand partout (VI, 264, Sic. xI). Voy. aux ADJE O

TIFS POSSESSIFS (VI, A, 40). Remettons, je vous prie, à tantôt l'entretien (I, Dép. a. 896). ... Reprenons le discours (IX, F. sav. 398). ... ÉR. En quel état l'amour? Val. En quel état vos feux ? ÉR. Plus forts de jour en jour. VAL. Et mon amour plus fort (I, Dép, a. 195). J'appréhende au retour cette triste nouvelle... (I, Dép, a, 664). On m'assassine dans le bien, on m'assassine dans l'honneur (VII, 195, ... Celle de qui vous tenez la naissance (Dép. a. 392). Av. V, v). L'on me dérobe encor la réputation (II, Sgan. 372). Mais nous avons du Ciel ou du temperament Que nous jugeons de tout chacun diversement (II, D. Garc. 1182). Ah! prince foible! Hé bien! par cet écrit Guérissez-le, ce mal : il n'est que dans l'esprit (II, D. Garc. 342). Ainsi, n'ayant au cœur nul dessein pour Clitandre, Que vous importe-t-il qu'on y puisse prétendre ? (IX, F. sav. 99.) MARTINE, les mains sur les côtés (VI, 41, Méd, m. l. 1, 11, j. de sc.). Mets la main au côté (VIII, 436, Scap. I, v). Puis-je... espérer que vous daigniez tourner le visage de ce côté? (V, (Elle m'a répondu....)... Et sur ce beau langage, 94, D. Juan, I, m.) Pour suivre son chemin m'a tourné le visage (İ, Dép. a. 1194). Le plus souvent je n'ai pas un morceau de pain à mettre sous les dents

(V, 145, D. Juan, III, 11). Et vos ailes aux pieds sont un don de leurs soins (VI, Amph. 44). Je veux, moi, tout à l'heure, que tu prennes le seigneur Éraste. Çà, la

main (VII, 334, Pourc, III, vıı). Je puis fermer les yeux sur vos flammes secrètes, Tant que vous vous tiendrez aux muets interprètes; Mais, si la bouche vient à s'en vouloir mêler, Pour jamais de ma vue il vous faut exiler (IX, F. sav. 285). Non.... Point d'affaire. Vous perdez le temps (VI, 112, Med. m. I. III,

vi; cf. V, Mis. 1572). Vous savez que sans cela (sans bien on passe mal le temps au monde On peut... louer et blâmer tout

((IV, 56, Mar. f. vıı). Et chacun a raison suivant l'âge ou le goût (V, Mis. 976). (Deux époux!) C'est trop pour la coutume (IX, F. sav, 1624). Le précepteur qui fait répéter la leçon (A votre jeune frère) (Sgan. 71). Appelle un peu cet homme... pour lui demander le chemin (V, 143,

D. Juan, III, 1). La belle est dans le lit, et ne peut vous parler (I, ÉT. 1249). Il vous prend un petit sommeil après le repas, et vous êtes bien aise de

dormir? (IX, 421, Mal, im. III, X.) M'avez-vous, avant le mariage, demandé mon consentement, et si je

voulois bien de vous? (VI, 549, G. D. II, 11.) ... Il ne faut que deux doigts d'un misérable fer

(1489). Dans le corps, pour vous mettre un humain dans la bière (I, Dep. a. (Et l'on doit commencer) Par bailler, sans autre mystère, De l'épée au travers du corps (VI, Amph, 1840). Je lui passerois mon épée au travers du corps, à elle et au galant, si

elle avoit forfait à son honneur (VI, 523, G, D, I, iv). J'ai peine à me tenir et la main me démange (IV, Tart, 1802). (Jamais un mot de douceur) Ne te put sortir de la bouche (Amph. 1130). M® D'ARMES. Touchez-moi l'épée de quarte.... Touchez-moi l'épée de

tierce (VIII, 72 et 73, Bourg. g. II, 11). Guéris-moi l'esprit (VIII, 138, Bourg. g. 'Ill, x). Cf. IV, Tart. 1468; IX.

583, Bouls-rimés.

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