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LÉL. Plus de dix mille fois. Masc. Quelque peu moins, je croi (I, Ét. 1398).

Pour vous chercher j'ai fait dix mille pas (I, Dép. a. 87). Je laisse cent mille autres choses, de peur d'être ennuyeux (III, 363,

Crit. vi). Mais j'entends là-dessous un million de mots (LX, F. sav. 792). L'enveloppe est jolie et vaut un million (IX,F. sav. 834). Donnez-moi le temps de vous convaincre par mille et mille preuves...

(VII, 55, Av. I, 1). Il faut que je t'embrasse et mille et mille fois (I, Ét. 2054). Quand nous nous mêlons d'être jaloux, nous le sommes vingt fois plus

qu'un Sicilien (VI, 271, Sic. xv). (Vous serez toujours) Un brouillon, une bête, un brusque, un étourdi, Que sais-je? un... cent fois plus encor que je ne di (I, Ét. 890). Cent fois moins : II, Éc, d, m. 803; Cent fois mieux : I, Ét. 448. Plus méchant mille fois que n'est un vieux magot (IX, 583, Bouts Rimés). Oh! trois et quatre fois béni soit cet édit (II, Éc. d. m. 533). (Le contentement...) Me fera rajeunir de dix fois une année (II, Sgan.490). Et ce qu'on ne fait pas en vinge fois qu'on reprend, On le peut faire en trente, on le peut faire en cent (Val-de-Gr. 253, 254). Te tairas-tu, vingt fois ? (III, Fach. 614). Pour la vingtième fois que je te

le répète. Vingt fois : 1, Dép. a. 732 ; V, 190, D. Juan, V, 1; IX, F. sav. 1155, 1260. Cent fois : IX, F. sav. 472, 529, 1643. Mille fois : V, Mis. 452 ; IX, F. sav. 1663.

V
PRONOMS PERSONNELS

A. Pronoms employés aux cas directs ou avec des prépositions 1. Pronoms employés seuls. a) Cas directs : Ces femmes qui veulent... des portraits qui ne sont point elles.... Je

vous demande un portrait qui soit moi (VI, 263, Sic. XI). Car je suis maintenant vous, et vous êtes moi (I, Dép. a, 1167). C'est une chose, moi, où je ne consentirai point (VIII, 145, Bourg. g.

III, XII).
Il ne me plaît pas, moi (IV, Tart. 575 : note).

La phrase revient, avec cette construction de moi, au vers 1356 du Mis., t. V, p. 525 (Célimene), et dans la prose du Méd, m. l., t. VI, p. 43, acte I, se. n,

(Sganarelle) : moi y semble ê:re employé pour quant à moi. ARCHERS. Qui va là ?... Polich. Moi.... Arch. Et qui toi, et qui toi? Polich.

Moi, moi... (IX, 329, Mal. im. Ier Interm.). Il auroit encore épousé loi, son chien et son chat (V, 83, D. Juan, I, 1). ... AR. Cessons de railler, je vous prie. Sg. Je raille ?... Il est fort bon avec sa raillerie! (II, Éc, d, m. 968.) Vous vous moquez de moi, Léandre, ou lui de vous (I, Èt. 1070). Elle va l'arrêter par le bras, et lui, fail mine de grande résistance (IV,

450, Tart., j. de sc.). Jupit. Est-ce là cet amour si tendre...? Alcm. Non, non, ce ne l'est pas... (VI, Amph. 1259). Gér. Votre fille? Arg. Oui, ce l'est (VIII, 513, Scap. III, xi). Les alliances avec plus grand que soi sont sujettes ioujours à de fåcheux

inconvénients (VIII, 146, Bourg. g. III, xii). Car on doit regarder comme l'on parle aux grands,

Et vous êtes parfois d'assez fâcheuses gens (IV, Pr. d'É. 248). Vous

autres grands, vous, à qui je parle, et vos semblables. Ses plus célèbres philosophes ont donné des louanges à la comédie,

eux qui faisoient profession d'une sagesse si austère (IV, 380, Tart.

Préf.) Eux et mon fils n'ont rien ensemble à démêler (1, Dép. a. 702). b) Pronoms précédés de prépositions :

(Je)... ne suis point de m i si mortel ennemi (Dép. a. 59). De moi-même. Cette hauteur d'estime où vous êtes de vous (V, alis. 931). ... Vous savez que Valère pour être votre gendre a parole de vous ? (IV,

Tart. 411.) A reçu de vous parole. Sos. (Toi, Sosie?) MERC. Oui, Sosie; et si quelqu'un s'y joue, Il peut bien prendre garde à soi (VI, Amph. 399). Cf. II, D. Garc. 579;

III, Éc. d. f. 462; Ý, Mis. Noá, g67; IX, F. sav. 21. Nous garantira-t-il, cet amour,... D'un rival, ou d'un père, ou d'un frère en furie ? «Penses-tu qu'aucun d'eux songe à nous faire mal? » (I, Dép. a. 1479.) Ils ont fait semblant de se divertir... des peintures que l'on a faites

d'eux (IV, 373, Tart. Préf.). Venez avec moi, je vous ferai parler à elle (VI, 553, G. D. II, IV; cf.

III, 346, Crit, vi; I, Ét. 429; VI, Amph. 739). (Nous avons) Si doucement à lui déplié ces mystères... (I, Dep. a. 1613). Sosie, épargne un peu Sosie, Et ne te plais point tant à frapper dessus toi (VI, Amph. 1753). La malpropre sur soi... Est mise sous le nom de beauté négligée (V, Mis. 721). MARTINE, rêvant à part elle... (VI, 48, Méd. m. 1. I, iv, j. de sc.). La Princesse, parlant en soi (IV, 188, Pr. d'É. III, iv, j. de sc.). L'on doit demeurer d'accord que les François ont quelque chose en eur

de poli, de galant, que n'ont point les autres nations (VI, 269, Sic.

XII). Monsieur a-t-il quelque chose de ridicule en soi? (VII, 248, Pourc, I,

In; cf. I, Ét. 1170; V, Mis. 1166; IX, F. sav. 7.) Le savoir garde en soi son mérite éminent (IX, F. sav. 1303). Si ce consentement porte en soi quelque offense... (IV, Tart. 1517). Il n'y a... rien de si bon en soi qu'ils ne puissent tourner à de mauvais

usages (IV, 381, Tart. Préf.). Allez, indigne époux, le fait parle de soi, Et l'imposture est effroyable (VI, Amph. 1038; cf. IV, Tart. 1520). L'auteur n'a pas mis cela pour être de soi un bon mot (III, 365, Crit, vi). Elle ne dit pas un mot qui de soi ne soit fort honnête (LII, 325, Crit. 111;

cf. VI, 508, G. D. I, 1; III, Éc. d. f. 1247, 1666; V, Mis. 1055; IX,

F. sav. 1278). Voy. plus loin (à 2°) De soi-même. L'amour a pour nous prendre De si doux attraits,

Que de soi (spontanément), sans attendre, On voudroit se rendre A ses

premiers traits (IX, 389, II“ Interm. du Mal, im.). É par soi, É; r, i, ri, Éri...; Eriphile (VII, 390, Am. magn. I, 1 : note). Il est noble chez lui (IV, Tart. 646). Passe dans sa petite ville pour être

poble. Les visites respectueuses qu'il a rendues chez nous ont fait, je vous

l'avoue, quelque effet dans mon âme (VII, 140, Av. III, iv). Enfin ce moi qui suis chez nous (VI, Amph. 818 : note). Tout ce que de chez vous il vient de pous conter Surpasse si fort la nature... (VI, Amph. 1605). Il faut qu'une personne comme vous... ait un concert de musique chez

soi tous les mercredis... (VIII, 66, 67, Bourg.g. II, 1).

[Elle) N'a plus voulu songer à retourner chez soi (III, Éc. d. f. 1410).
C'est une fille à nous, que, sous un don de foi,
Un Valère a séduite et fait entrer chez soi (II, Éc. d. m. 926).
Votre fille n'est pas si difficile que cela, et elle s'est apprivoisée depuis

qu'elle est chez moi (V1, 522, G. D. I, 1v). Je vous dis que mon fils n'a rien fait de plus sage Qu'en recueillant chez soi ce dévot personnage (IV, Tart. 146). Cf. : (Cette ingrate de fièvre) Qui traite mal les gens qui la logent chez eux (IX, F. sav. 800).

Pour l'emploi du pronom réfléchi soi, rapprochez de ces derniers exemples, le 50 avant la fin de la division a (plus haut, p. xl) et les exemples 3, 9, 11

13-21 de cette division b. Pronoms personnels renforcés par même, l'un l'autre, entre eux,

seul, ou par un nom de nombre.

Pour les mots l'un l'autre, l'un à l'autre... employés seuls ou pour renforcer, comme une sorte de pronom réciproque, le pronom réfléchi, voy. AUTRK aux Adjecti;s et pronoms indéfinis.

Voy. aux Verres les verbes réfléchis dont le pronom régime est redouble par moi-même, soi-même.... Qu'ils s'accorilent entr'eur... (IX, F. sav. 502). Et toi-même avoûras que... (1, Ét. 845). Loin d'être les premiers à prendre ma vengeance, Eux-mêmes font obstacle à mon resseotiment? (VI, Amph, 1649.). El vous avez le front de le dire à moi-même? (III, Éc, d. f. 1531.) Parle, parle à lui-même, il pourra t'éclaircir (II, Sgan. 556). Oui, je suis Dom Juan mui-même (V, 153, D. Juan, III, iv). Oui, mon corps est moi-même, et j'en veux prendre soin (IX, F. sav.

542). Voy, aux Mots PRIS SUBSTANTIVEMENT, 3°, 3. exemple, p. xxvi. J'aime avec tout moi-même (IX, P. sav. 1225). Nul emploi ne l'abaisse, aucune action ne le défigure, il est toujours

lui-même et partout on le recopuoit (VI, 600, Gr. Div. ror.). Il n'est pour le vrai sage aucun revers funeste, Et, perdant toute chose, à soi-même il se reste (IX, F. sav. 1708). Voy. L'AMOUR de soi-même.

(m. 1. I, ui). Je brûle en moi-même de trouver les moyens de te punir (VI, 47, Med. J'ai fait un petit calcul en moi-même de tous les frais... (VIII, 467,

Scap. II, v). Amph., en soi-même. Peut-on...? (VI, 413 et 414, Amph. j. de sc.) A part;

cf. IV, Tart. 875. Le parti de soi-même est fort avantageux (IV, Tart. 610). Ah! c'est un coup trop cruel en lui-même (VI, Ampl. 1295). La nalure, d'elle-même, quand nous la laissons faire, se tire doucement

du désordre où elle est tombée (IX, 399, Mal. im. III, mi). Voy. plus

haut 1 b) De soi. Je voudrois bien vous demander... si tout cela s'est bâti de lui-même (V,

141, D. Juan, III, 1). CHARLOTTE. Il faut que ça vienne de lui-même (V, 113, D. Juan, II, 1). (L'espérance) De suffire, moi senle, à ma propre défense (IV, Pr. d'E. 290). Lui seul des vers aisés possède le talent (IX, F. sav. 766). Mascarille, dansaut lui seul comme par prelude (ll, 109, Préc. XII, El ce relus lui seul fait plus que tout le reste (Nis. 178.). lj. de sc.). Vos yeux peuvent eux seuls empêcher sa ruine (III, Éc. d. f. 531). Mais si, par un hymen qui les joindroit cur deux .... (V, Mis, 1207). Nous verrons de nous deux qui pourra l'emporter (I, Ét. 2; cf. 482). Nous en avons nous deux votre père informé (I, Dep. a. 1605). Un saint naud dès demain nous unira nous deur (I), Ėc, d. m. 1070). Mais le sort nous traita nous deux diversement (II, Éc. d. m. 108a).

Faisons la paix nous deux (VI, 45, Méd, m. 1. I, 11).
Nous avons eu dessein de prendre la fuite nous deux, et de nous aller

marier ensemble (VI, 119, Med, m. l. III, XI : note). (Je veux) Pour la contrecarrer, vous marier vous deur (IX, F. sav. 1436).

Tous deux se trouve d'ailleurs nombre de fois : Voyez le lexique à Tout, p. 557. Mais il lui faut nous trois dresser une embuscade (III, Éc. d. f. 1333).

Emplois divers de pronoms personnels. 1° Renvois divers.

Voy. plus loin, à ACCORD DES PRONOMS, des exemples où le pronom réfléchi de la troisième personne est employé, alors qu'on attendrait le pronom d'une autre personne.

Voy à RÉGIME, à VERBE RÉFLÉCHI et à Ellipse, les exemples de suppression de pronom réfléchi après les verbes faire, laisser, voir.

Voy. au Lexique les mots En et Y.
Voy. au chapitre Régime l'emploi des cas indirects des pronoms personnels.

Voy. aussi les chapitres ACCORD), PLÉONASME, ELLIPSE, CONSTRUCTION. 2o Pronoms se rapportant exceptionnellement à des noms de choses. En se rapportant à des noms de personnes.

Peut-on lui trouver une punition ? (II, Sgan. 388.) Lui, à cette lâche Voici votre portrait : il présente à la vue

(action. Cent charmes merveilleux dont vous êtes pourvue; Mais il cache sous eux cent défauts aussi grands (1, Dép. a. 1339). Ah! nous parlions de vous, et nous en disions iout le bien qu'on en

sauroit dire (IV, 56, Mar. f: vni).
(Je dis) Que si toutes nous faisions bien,
Nous donnerions tous les hommes au diable,
Et que le meilleur n'en vaut rien (VI, Amph. 1214).
Je l'aurai fait passer chez moi dès son enfance,
Et j'en aurai chéri la plus tendre espérance... (III, Éc. d. f. 1029).

L'espérance qu'elle (Agnès) me donnait.
Le plus parfait objet dont je serois charmé
N'auroit pas mes tributs n'en étant point aimé (I, Dep. a. 208).

Nous avons encore relevé une vingtaine d'exemples de en rrprésentant un nom de personne, outre ceux donnés dans le Lexique à Es (p. 393).

Pour l'emploi de Y, voyez au Lexique. 3° 11, le, lui, elle, représentant les mots indéfinis quelqu'un, quelque chose. Si j'aimois quelqu'uu, je n'aurois point de plus grand plaisir que de le

voir aimé de tout le monde (Vi, 247, Sic. vi). Je leur disois que si quelqu'un leur venoit dire du mal de vous, elles se

gardassent bien de le croire, et ne manquassent pas de lui dire qu'il

en auroit menti (V, 132, D. Juan, II, iv). Cela n'est-il pas merveilleux... que j'aie quelque chose dans la tête qui

pense cent choses... et fait de mon corps tout ce qu'elle veut (V, 143,

D. Juan, III, 1: note). 4° Pronoms représentant des mots employés sans article ou faisant

partie d'une locution. [11.., enseigne à)... ne se point porter à prendre de licence, À moins qu'à des beautés elle donne naissance (IX, Val-de-Gr. 104). (Tu la verrois paroître,) Si de mes actions j'étois tout à fait maitre; Mais quoi? mon père l'est (I, Ét. 757). Pourc. Vous n'êies pas de mes amis? SBRIG. Si fait; on ne peut pas

l'être davantage (VII, 296, Pourc. II, iv). Cf. : Er. Que sois-je exterminé, si je ne tiens parole! Luc. Me confonde le Ciel si la mienne est frivole! (I, Dép. a. 1362.)

[680).

...

Dand. Je vous demande raison de cette affaire-là. M, DE Sot, Je vous la

ferai de tous deux (d'elle et du galant) (VI, 523, G. D. I, iv). Vous m'avez donné parole de me faire faire raison par Dom Juan : songez à me la faire (V, 156, 157, D. Juan, III, IV : note).

Comparez : D. CARL. Et quelle raison peut-on faire à ces sortes d'injures ? D. Juan. Toute celle que votre honneur peut souhaiter (V, 152, D. Juan, III, 1). ARISTI. Si Anaxarque a pu vous offenser, j'étois pour vous en faire

justice moi-même. Iphi, Et quelle justice, Madame, auriez-vous pu nous faire de lui, si vous la faites si peu à notre rang, dans le choix

que vous embrassez? (VII, 461, Am. magn. V, 1 : note.) Il seroit beau vraiment qu'on le vît aujourd'hui Prendre loi de qui doit la recevoir de lui (III, Éc. d. f. 1691). Vous tournez les choses d'une manière qu'il semble que vous avez

raison; et cependant il est vrai que vous ne l'avez pas (V, 89, D. Mon cour vous demande grâce;

(Juan, I, 11). Pour vous la demander je me jette à genoux (Amph. 1360; cf. II, D. Gare. Alb. Grâce au nom de Dieu, grâce, ò seigneur Polydore! Polyd. Eh! c'est moi qui de vous présentement l'implore. Alb. Afin de l'obtenir je me jette à genoux (I, Dép, a. 849-851).

Qu'avez-vous fait pour être gentilhomme ? Croyez-vous qu'il suffise

d'en porter le nom et les armes...? (V, 175, D. Juan, IV, iv). 5° Emploi d'un pronom autre que celui qu'on pourrait attendre.

Voy. plus loin le pronom On; le chapitre du VERBE (Impératif); et l'ADJECTIF Possessir. Voy. encore à ACCORD l'emploi du pronom réfléchi se et du

verbe à la troisieme personne après un qui ayant pour antécédent moi, toi, rous. Je lui passerois mon épée au travers du corps, à elle et au galant, si

elle avoit forfait à son honneur (VI,523, G. D. I, iv). Pluriel pour le singulier ; Tutoiement :

Tu nous prends pour un autre (I, Dép. a. 1418). (L'on t'en fricasse) Des filles comme nous! (ibid. 1423.) Dand. Nous savons toute l'intrigue.... Nous avons entendu les beaux vers

à ma louange (VI, 579, G. D. III, iv; cf. VI, 546). Pourc. Comme nous lui plaisons!... Mon Dieu, notre beau-père prétendu, ne vous fatiguez point tant (VII, 301 et 302, Poure. II, vi).

Nous, pour je ou moi : voy. encore I, Dép. a. 645; I, Ét. 1129; II, Éc. d. m. 925; II, Sgan. 159, 253, 283, 352; VIII, 557, Escarb. 1. Dand. (se parlant à lui-même). Ah! George Dandin, où t’es-tu fourré?

(VI, 518, G. D. I, iv.) Dand. (de même). Vous l'avez voulu, vous l'avez voulu, George Dandin

(VI, 538, G. D. I, vir; cf. VI, 508, 515). Amph. (en colère, à Sosie). Ah! vous voilà ?... Je vous apprendrai de me traiter ainsi. ... Sos. De quoi suis-je coupable? Amph. Tu me le demandes, maraud ? (VI, Amph. 1573, 1574, 1578.)

Au plus fort de leur colère Trissotin et Vadius se tutoient (dans la scène in de l'acte III des F. sav., à partir du vers 1019). Comparez, dans la scène il de l'acte IV de l'Avare (t. VII, p. 161-166), la manière dont Harpagon, prenant avec son fils un ton sérieux et froid, quitte le tutoiement dont il a d'abord

sournoisement usé, puis, dans un mouvement de fureur, y revient. Ciel, faites que mon front soit exempt de disgrâce (III, Éc. d. f. 1004). O Ciel, dans mes desseins, ne m'abandonnez pas! (II, Éc. d. m. 893.) O Ciel, inspire-moi...! (Ibid. 802.) O Ciel,... fais-moi la grâce de.... (V, 133, D. Juan, II, v).

Nous et vous sont employés par des valets pour parler de leurs maîtres : Saan. J'ai peur... que son voyage... produise peu de fruit et que vous

eussiez autant gagné à ne bouger de là.... Gusm. (écuyer d'Elvire). T'a

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