Mémoires de Frédérique Sophie Wilhelmine, margrave de Bareith, soeur de Frédéric Le Grand, depuis l'année 1706 jusqu'à 1742: écrits de sa main, Band 1

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Seite 4 - ... fondations charitables et les églises qu'il a bâties sont une preuve de sa piété. Sa dévotion allait jusqu'à la bigoterie. Il n'aimait ni le faste, ni le luxe. Il était soupçonneux, jaloux, et souvent dissimulé. Son gouverneur avait pris soin de lui inspirer du mépris pour le sexe. Il avait si mauvaise opinion de toutes les femmes que ses préjugés causèrent bien du chagrin à la princesse royale, dont il était jaloux à outrance. » Ainsi ont dépeint le roi les deux...
Seite 43 - Elle avait une douzaine d'ordres et « autant de portraits de saints et de reliques attachés tout le « long du parement de son habit, de façon que lorsqu'elle « marchait, on aurait cru entendre un mulet.
Seite 328 - ... de logis fort petit, dont la beauté était relevée par une tour antique, qui contenait un escalier de bois en escargot. Ce corps de logis était entouré d'une terrasse, autour de laquelle on avait creusé un fossé dont l'eau noire et croupissante ressemblait à celle du Styx et répandait âne odeur affreuse, capable de suffoquer.
Seite 156 - ... dedans pour nous empêcher d'en manger. Nous ne vivions l'un et l'autre que de café au lait, et de cerises sèches, ce qui me gâta totalement l
Seite 99 - Vous êtes adroite, me disait-il, je vous donnerai l'inspection du linge que vous coudrez, et de la lessive. Frédérique, qui est avare, sera gardienne de toutes les provisions; Charlotte ira, au marché, acheter les vivres, et ma femme aura soin de mes petits enfants et de la cuisine1.
Seite 102 - Le roi entretenoit une espèce de sérail des plus belles femmes de son pays. Lorsqu'il mourut, on calcula qu'il avoit eu trois cent cinquante quatre enfants de ses maîtresses.
Seite 41 - Le roi donne la main à la Czarine pour la conduire à terre. Dès que le Czar fut débarqué, il tendit la main au roi et lui dit : je suis bien aise de vous voir, mon frère Frédéric. Il s'approcha ensuite de la reine qu'il voulut embrasser, mais elle le repoussa. La Czarine débuta par baiser la main à la reine, ce qu'elle fit à plusieurs reprises. Elle lui présenta ensuite le duc et la duchesse de Meklenbourg qui les avoient accompagnés et 400 soi-disantes dames qui étoient à sa suite.
Seite 120 - Outre cela le roi de Pologne envoya les plus habiles de ses virtuoses à la reine, tels que le fameux Weis, qui excelle si fort sur le luth, qu'il n'a jamais eu son pareil, et que ceux qui viendront après lui n'auront que la gloire de l'imiter...
Seite 348 - Je retournai encore à mon frère, je lui fis mille caresses et lui dis les choses les plus tendres; à tout cela il étoit froid comme glace, et ne répondoit que par monosyllabes. Je lui présentai le prince auquel il ne dit mot. Je fus étourdie de cette façon d'agir, j'en rejetai cependant la cause sur le roi qui nous observoit et qui intimidoit par là mon frère. Sa contenance même me surprenoit; il avoit l'air fier et regardoit tout le monde du haut en bas.
Seite 351 - ... à l'appartement de cette princesse. Il l'empêcha de s'enfuir et voulut l'embrasser, lui mettant la main sur la gorge. Cette fille furieuse lui appliqua un coup de poing au milieu de la physionomie avec tant de succès, que le sang lui sortit d'abord par le nez et par la bouche. Il ne s'en fâcha point et se contenta de l'appeler depuis la méchante diablesse.

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