Du régime alimentaire des anciens: et des résultats de la difference de leur nourriture avec celle des modernes

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D. Colas, 1813 - 51 pages
 

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Page 5 - Europe , des chairs assaisonnées de rue et de laser, qui est l'assafœtida ? qui avalerait du garum , c'est-à,-dire, les intestins du maquereau putréfiés et dissous dans de la saumure ? qui leur disputerait le sumen de truie, ou la vulve pleine de ses petits , broyés et meurtris avec le sang et le lait dans cet animal vivant, de sorte qu'ils sont transformés en matière purulente ? Telles étaient pourtant leurs délices. A quelque degré que nous ayons poussé le luxe gastronomique , il n'ya...
Page 7 - Pollion fit jeter ses esclaves coupables dans le vivier de ses murênes , afin d'engraisser ces sortes d'anguilles de chair humaine , comme propre à les rendre plus savoureuses (i) ! Tout cela est encore peu en comparaison de ce que firent plusieurs Empereurs romains. On connaît les orgies de Marc-Antoine qui faisait servir jusqu'à huit sangliers entiers par repas de peu de personnes (i).
Page 8 - Minerve , il y avait des foies de scares , des cervelles de paons , de faisans , des laites de •murènes , des langues de phénicoptères , le tout recueilli par des vaisseaux envoyés exprès vers le détroit de Gibraltar, et par des cohortes de chasseurs jusqu'aux monts Crapacks $ aussi ce seul plat revenait à plus de deux cents snille francs ( Plin.
Page 9 - Chacun de ses repas était de plus de 8oo,oo0 francs , et il y avait plusieurs plats qui coûtaient i4o,ooo francs. On n'en sera pas surpris si l'on considère qu'il faisait mettre ensemble jusqu'à six cents cervelles d'autruches , les talons grillés d'un grand nombre de jeunes chameaux (i), 'qu'il voulait des plats de langues seules de perroquets ou de rossignols , et de barbillons de poissons rares. Il mettait à prix l'invention de nouveaux mets ; il voulut même faire apprêter jusqu'à des...
Page 50 - C'est pourquoi les médecins étaient obligés de faire souvent vomir et de conseiller la boisson de l'eau chaude. Mais ils avaient une autre manière de prévenir ces embarras gastriques, en stimulant l'estomac et les intestins par des nourritures salées , comme des poissons marinés et par les assaisonnemens les plus piquans ; c'est ce qu'on nommait la drimyphagie. Alexandre de Traites, lib. VIII, cap. 6, la prescrivait souvent pour cet objet, et Cœlius Aurelianus, lib.
Page 3 - PERSONNE n'ignore que la diététique est l'une des parties les plus essentielles de la médecine , et la science de la gueule, selon l'expression de Montaigne en est tellement dépendante, qu'un médecin a prétendu trouver la source de toutes nos maladies dans la diversité de nos alimens(i). Les anciens rois d'Egypte , suivant Diodore de Sicile, ne mangeaient rien , chaque jour , que par l'ordonnance de leurs médecins. (l) j4ntiphant de Délos, dans Clément ^4lexandrin , lib.
Page 50 - Allemands, sont plus mous et plus ilasques que ne devaient l'être les Grecs et les Romains; ils ont l'abdomen plus renflé, pour l'ordinaire, que les autres peuples. L'Anglais, qui rejette le bouillon et la soupe , a la fibre plus ferme et plus tendue que les autres septentrionaux. Rien n'empâte davantage que ces bouillies, ces mucilages , ces gélatines , ces nourritures de laitage , de fécules , de farineux dont on se farcit l'estomac en plusieurs pays, tels que la Suisse, l'Auvergne et le Limousin,...
Page 6 - Ensuite on servait une grande quantité de toutes espèces de viandes , gibiers , poissons, légumes , et l'on en peut voir un exemple dans la satire de Pétrone , où son Trimalcion déploie' un luxe ridicule pour ses convives. Il y avait jusqu'à sept services dans les plus grandes occasions avec de la vaisselle d'argent et d'or , et d'une espèce de porcelaine nommée vases murrhins (2). Vers la fin, on apportait la table du dessert et des pâtisseries , avec de vastes coupes, car on buvait plus...
Page 5 - ... grec, les racines de papyrus ( espèce de souchet ) ; ils aimaient la chair des jeunes ânes sauvages, des petits chiens , des loirs, même celle du renard et de l'ours ;ils mangeaient les perroquets, les flammans et d'autres oiseaux rares; ils ne rejettaient point certains lézards; ils étaient fous de beaucoup de poissons et de coquillages auxquels nous attachons moins de prix maintenant; ils avaient des ragoûts et des sauces qui nous révolteraient aujourd'hui. Qui mangerait comme eux, en...
Page 4 - ... de la terre ; nous avons remarqué ce que les divers régimes de vie opèrent , soit chez les peuples maritimes ichthyophages , soit parmi les peuples pasteurs vivant 'de laitage , soit chez les nations agricoles qui se substantent de graines céréales , ou chez les sauvages qui subsistent du seul produit 'de la chasse , elc.

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