Revue de Paris, Volume 8

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Demengeot & Goodman, e.a., 1851
 

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Page 122 - Considérons l'homme sage, le seul qui soil digne d'être considéré : maître de lui-même, il l'est des événements ; content de son état, il ne veut être que comme il a toujours été, ne vivre que comme il a toujours vécu ; se suffisant à lui-même, il n'a qu'un faible besoin des autres; il ne peut leur être à charge; occupé continuellement à exercer les facultés de son âme, il perfectionne son entendement, il cultive son esprit, il acquiert de nouvelles connaissances, et se satisfait...
Page 112 - C'est par des expériences fines , raisonnées et suivies que l'on force la nature à découvrir son secret; toutes les autres méthodes n'ont jamais réussi...
Page 245 - Je veille, unique sentinelle De ce grand palais dévasté, Dans la solitude éternelle, En face de l'immensité. A l'horizon que rien ne borne, Stérile, muet, infini, Le désert sous le soleil morne, Déroule son linceul jauni. Au-dessus de la terre nue. Le ciel, autre désert d'azur, Où jamais ne flotte une nue, S'étale implacablement pur. Le Nil, dont l'eau morte s'étame D'une pellicule de plomb, Luit, ridé par l'hippopotame, Sous un jour mat tombant d'aplomb; Et les crocodiles rapaces, Sur...
Page 126 - J'étais là! Il élève la pensée, il l'agrandit, il la trouble et la confond aussi par cette hardiesse qui consiste à se mettre si résolument dans ce récit, soi, simple mortel, en lieu et place de Dieu, de la Puissance infinie. Il semble qu'un tel acte de témérité ou de sublimité, comme vous voudrez l'appeler, un tel acte d'usurpation ne se puisse expier qu'en tombant à genoux aussitôt après et en s'humiliant dans la plus profonde des prières.
Page 88 - Ma position devenait décourageante, et cependant, soit que je n'eusse nourri aucun espoir de succès, soit que je fusse armé de l'insouciance de la jeunesse, je ne m'affectai pas de l'arrêt de mon juge, et passai une nuit fort tranquille. A mon réveil, je reçus de lui ce billet que j'ai toujours conservé : « Oubliez mes duretés d'hier soir, oubliez toutes « les duretés que je vous ai dites depuis six mois. « J'ai passé la nuit à vous lire. » Suivent deux lignes d'éloges que l'amitié...
Page 301 - ... principale, et déjà couvert d'un auditoire immense, qui pouvait ainsi, des bancs même les plus éloignés, tout voir et tout entendre parfaitement. A gauche de la tribune que nous occupions devant l'orgue, une estrade attendait sept ou huit joueurs de trompettes et de timbales. Sur cette estrade, un grand miroir était placé de manière à réfléchir,' pour les musiciens, les mouvements du chef des chœurs,' marquant la mesure au loin, dans un angle au-dessous de la coupole, et dominant...
Page 119 - Imaginons un homme qui a en effet tout oublié ou qui s'éveille tout neuf pour les objets qui l'environnent; plaçons cet homme dans une campagne où les animaux, les oiseaux, les poissons, les plantes, les pierres se présentent successivement à ses yeux. Dans les premiers...
Page 284 - XXXII. Debout sur la proue élevée du vaisseau, appuyé sur les fidèles compagnons de sa proscription , entouré de la France nouvelle qui s'était portée à sa rencontre, il tendait les bras au rivage et les refermait sur son cœur, en élevant ses regards au ciel, comme pour embrasser sa patrie. Il montrait à ses côtés madame la duchesse...
Page 304 - ... sermon que l'éloignement m'empêchait d'entendre, un des maîtres des cérémonies vint me chercher, et me conduisit, ainsi tout lacrymans, dans divers endroits de l'église, pour contempler sous tous ses aspects ce tableau dont l'œil ne pouvait d'aucun point embrasser entièrement la grandeur. Il me laissa ensuite en bas, auprès de la chaire, parmi le beau monde, c'est-à-dire au fond du cratère du volcan vocal; et quand, pour le dernier psaume, il recommença à faire éruption, je dus...
Page 122 - Dans cet état d'illusion et de ténèbres, nous voudrions changer la nature même de notre âme : elle ne nous a été donnée que pour connaître; nous ne voudrions l'employer qu'à sentir...

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