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Vasloge pritle nom de Beaulieu qu'il porte encore aujourd'hui, à cause de sa situation sur une hauteur fort agréable, d'où l'on découvre une partie de la Champagne, du Barrois et du Clermontois. On peut voir la liste chronologique des abbés de Beaulieu dans l'histoire de Verdun, pages lxxx, lxxxj et suivantes. Sous le gouvernement de l'abbé Gui, qui a gouverné pendant les années 1500 et suivantes, jusques vers l'an 1507 , l'abbaye de Beaulieu fut totalement saccagée, brûlée et détruite avec le bourg, qui était assez bien fortifié pour ce tempslà. Henri III, du nom comte de Bar, prétendant que ce monastère était sous sa garde et sous sa protection , à l'exclusion de Philippe-le-Bel roi de France, commit les dernières hostilités contre l'abbaye , ses religieux, ses biens et ses sujets; brûla le monastère et l'église, et enleva le corps de saint Rouïn, qu'il fit transporter à Saint Maxe de Bar, où il est encore aujourd'hui. Le roi s'en vengea sur le comte, lui fit la guerre, le prit prisonnier, et l'obligea à passer le fameux traité de Bruges en 1501, par lequel Henri se reconnait homme-lige du roi de France, pour ce qu'on appelle le Barrois-mouvant; c'est-à-dire, pour cette partie du Barrois, qui est au couchant de la Meuse. De plus, le comte fut condamné à donner une grosse somme d'argent à l'abbé de Beaulieu, en indemnité des dommages qu'il lui avait causés, ct à faire le voyage d'outre-mer, d'où il ne revint point. Ce fut après cette désolation, que l'abaye de Beaulieu demanda d'être unie et incorporée à l'ordre de Cluny, comme on le voit par une bulle du pape Boniface VIII, du 14 juin 1501. En 1505, il n'y avait que dix-sept religieux dans ce monastère, au lieu de quarante qui y étaient autresois. On n'y faisait pas alors l'hospitalité, parce que le roi tenait encore entre ses mains les revenus de l'abbaye. Elle reçut la réforme de la congrégation de saint Vanne en 1610, et lorsque l'ordre de Cluny revendiqua les six ou sept monas

tères qui avaient embrassé la même réforme de Saint Vanne, il fut ordonné par l'arrêt du conseil du roi de l'an 1686, que l'abbaye de Beaulieu demeurerait annexée comme auparavant à la congrégation de St. Vanne. Cette abbaye est fort bien rétablie, et l'observance régulière s'y maintient avec beaucoup d'édification. Il y a d'ordinaire des études de philosophie ou de théologie, ou de la sainte écriture.Avant que Beaulieu fut donnée en commende,, on y exerçoit l'hospitalité générale, et l'aumône générale trois jours de la semaine, et tous les jours à tous les passans. Selon la visite qui y fut faite en 1515, il y avait d'ordinaire huit obédientiers ou officiers claustraux, et un religieux qui desservait la cure du lieu. LE BEAULONG , ruisseau. Le Beaulong, dans le baillage de Vézelize , est un ruisseau qui prend sa source à des fontaines sous les côtes de Gugney et de They-sous-Vaudémont. ll passe à Forcelles-sous-Gugney, et tombe de là à Diarville, puis à Marainville, où le Madon le reçoit. BEAUMONT-EN-ARGONNE.—Beaumont, petite ville en Argonne, était autrefois assez considérable, aujourd'hui réduite à peu de chose. Elle est située entre Stenay et Mouson(1), à l'occident de la rivière de Meuse, dans l'archevêché de Reims, dont elle dépendait autrefois, tant au temporel qu'au spirituel. Guillaume de Champagne, surnommé aux-blanches-Mains, cardinal de sainte Sabine, archevêque de Reims, fit bâtir cette petite ville en 1 182, et pour y attirer un plus grand nombre d'habitans, il voult t faire leur condition meilleure que ne l'était celle de la plupart des autres peuples de la campagne, qui étaient de condition servile et dans une dépendance presque sans borne de leurs seigneurs; l'archevêque donna donc aux nouveaux habitans de Beaumont, des lois et coutumes particulières, que l'on nomma les Loix de

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Beaumont, et qui règlent les droits du seigneur temporel et de ses officiers, dans presque tous les cas qui se renoontrent dans l'administration de la justice contentieuse; c'est ordinairement une amande assez modique, qui se partage entre le seigneur et son prévôt. Nous avons fait imprimer ces lois dans l'histoire de Lorraine.

Ces lois furent trouvées si sages et si avantageuses, que les ducs de Lorraine, et les comtes de Bar et de Luxembourg les accordèrent à la plupart des villes et bourgades de leurs états, et que les peuples demandèrent avec instance qu'on leur donnât le privilége de suivre les loix de Beaumont. J'ai appris sur les lieux, que ces lois ne s'observent plus, même à Beaumont, mais celle de Vermandois. Elles ne s'observent pas non plus dans les autres lieux, où elles étaient autrefois en usage.

Sur la fin de la campagne de l'an 1572, le maréchal de Bouillon, qui avait amené d'Allemagne les Reitres et les Lansquenets, qui avaient servi le roi Henri IV durant la guerre de la ligue, ramena ces troupes jusqu'aux frontières, d'où elles devaient retourner dans leurs pays (1). Le maréchal donna rendez-vous à toutes ses troupes à la petite ville de Beaumont. D'Amblize, maréchal-général du duc de Lorraine les y assiégea, et leur fit déclarer que s'ils ne se rendaient, il les feraient tailler en pièces;

qu'il espérait bientôt donner l'assaut et emporter la place : mais le duc de Bouillon, nommé auparavant le Vicomte de Turenne, ayant entendu de Sedan le bruit du canon, en partit le jour même avec trois cents bons chevaux, s'avança vers Beaumont avec tant de secret, qu'il trouva le moyen de faire savoir aux assiégés qu'il était là pour les secourir. Après celà il se retira à Rancourt, où il reçut un renfort de quatre-vingt chevaux, et de deux cents arquebusiers de ses sujets. Dès le lendemain matin il livra la bataille; Damblize ayant rompu son bois, reçut une arquebusade dans la visière, qui lui perça la tête, dont il mourut incontinent. On combattit de part et d'autre avec beaucoup de valeur ; mais enfin la victoire demeura au Duc, qui fut blessé de deux coups d'épée; l'un au visage sous I'œil droit, et l'autre au petit bas ventre; il perdit fort peu de monde dans cette action. Beaumont fut détruit, et quatre cents Lansquenets furent renvoyés en Allemagne sans armes. BEAUPRE, Abbaye de l'ordre de Citeaux. — Beaupré, abbaye de l'ordre de Citeaux, située sur la riviêre de Meurthe, à une lieue au-dessus, et à l'orient de Lunéville, fondée en 1155 par Folmar, comte de Lunéville, qui lui donna de

grands biens, et qui furent augmentés par la libéralité de diverses autres personnes | de piété. Les premiers religieux qui s'y

Montigni et les autres capitaines qui étaient établirent étaient venus de l'abbaye de Modans laplace, répondirent aux trompettes : rimond, que celle de Beaupré regarde dites à votre maitre que s'il veut donner | son canon et à chacun de nos soldats cent : écus, ils quitteront ce logis. D'Amblize,

irrité de cette réponse dit : foi de gentil

comme sa mère. Ces premiers religieux y vécurent dans une parfaite observance, et pendant plusieurs siècles y répandirent la

homme, je leur donnerai à chacun un cordeau, puisqu'ils sont si téméraires; aussitôt il fit tirer quelques coups de canon, et fit faire les approches.

Le lendemain de grand matin, il fit jouer deux gros canons qu'il avait fait venir de Ville-Franche, et continua la batterie pendant tout le jour avec tant de furie,

(1) Hist. de Lorraine , tome 2 , p. 1431.

| bonne odeur de Jésus-Christ. Le relâchement causé par les guerres et les troubles de la Lorraine s'y étant introduits comme dans la plupart des autres monastères du pays, le duc Léopold I", y appela en 1710 des religieux de l'étroite observance de l'abbaye d'Orval, qui y ont fait resleurir la régularité, et ont heureusement rétabli le monastère, tant dans le temporel que dans le spirituel ; ont renouvellé les bâtimens et ont mis en valeur les biens temporels, qui avaient été ou abandonnés ou négligés par leurs prédécesseurs. Le premier abbé de Beaupré fut Durand, qui vivait encore en 1145. Le R. P. D. Anselme Bavais, fut envoyé à la tête de la colonie venue d'Orval, et succéda à monseigneurleprince François de Lorraine, frère du duc Léopold, qui lui résigna l'Abbaye. Le R. P. D. Anselme Bavais fut un homme d'un mérite supérieur, rempli du vrai esprit de saint Bernard , fécond en bonnes œuvres, et respectable par son esprit, sa capacité et les belles qualités de son cœur. Il vint à Beaupré en 1710, et y est décédé le 5 mars 1757 ; il a eu pour coadjuteur ct pour successeur D. Jérôme, mort le 10 décembre 1750. En 1708, le duc de Lorraine Léopold I". ayant nommé comme nous l'avons dit à l'abbaye de Beaupré le prince François son frère, exposa que cette abbaye avait été fondée par les ducs ses prédécesseurs ; mais la cour de Rome ne voulut pas con

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d'accorder au prince François , le Gratis !

pour ses bulles. L'Eglise de Beaupré est grande et solide, remarquable par ses collatéraux ou bas côtés, qui règnent non-seulement dans toute l'étendue de la nef, mais aussi dans la croisée. On voit dans cette église trois ou quatre mausolées des ducs de Lorraine, et en particulier celui du duc Raoul, qui fut tué combattant en héros à la bataille de Crécy en 1546. On croit y conserver aussi les os de la duchesse Isabelle d'Autriche, épouse du duc Ferri IV, que les uns prétendent avoir été enterrée à saint George de Nancy, d'autres à saint Diez, et d'autres à Beaupré. On peut voir la généalogie des ducs de Lorraine dans le premier tome de notre histoire. BELCHAMP, Abbaye réformée de Chanoines réguliers de saint Augustin.— Belchamp, abbaye de chanoines réguliers

Pierre Fourier, située à cinq lieues de Nancy et à deux de Lunéville, diocèse de Toul, fut fondée vers l'an 1150, par Alberon de Montreuil, princier de la cathédrale de Metz, et depuis archevêque de Trèves. Cette abbaye était connue dans les premiers temps de sa fondation sous le nom de Montagne de la Sainte Trinité, Mons santae Trinitatis, nom qui lui est resté jusqu'au XIV°. siècle, qu'on lui a substitué celui de Belchamp, sous lequel elle est connue aujourd'hui. L'armée protestante la brûla en 1587, et dans cette incendie furent consumés la plupart des titres de l'abbaye. Le premier titre que l'on en ait, est d'Hillin, archevêque de Trèves, adressé à Durand, premier abbé de Belchamp en 1150 ; il vivait encore en 1152. Belchamp a reçu la réforme en 1628. M. Charles Massu de Fleuri, élu en 1695, mort en 1742, a illustré cette abbaye par son mérité, sa piété et sa science; il l'a enrichie de précieux ornemens et de bâtimens convenables ; à sa mort, le roi Sta' nislas a donné l'abbaye en commende à M. Claude de Bouzey, doyen de la primatiale de Nancy. BELCHAMP oU BEAUCHAMP, | Prieuré du Val des Ecoliers. Bechamp ou Belchamp ou Beauchamp, BellusCampus(1), prieuré de l'ordre du Val des Ecoliers, situé dans le diocèse de Verdun, dans une vallée entre Clermont et la forêt d'Argonne. Quelques religieux de cet ordre étant venus dans le diocèse de Verdun pour y chercher un établissement , s'a| dressèrent à Henri II, comte de Bar, qui leur permit de bâtir une demeure dans le vallon dont nous avons parlé, et où demeurait déjà un Hermite de sainte vie. Jean d'Apremont, évêque de Verdun, confirma en 1219 cette fondation, et le comte de Bar leur donna de quoi subsister. Yolande de Cassel, comtesse de Bar , ayant fondé en 1558, au château de Clermont en Argonne, une chapelle sous l'invocation de saint Oricle, martyr, y assigna

de saint Augustin, de la réforme du B. |

(1) Hist. de Verdun, page cij et exxviij.

de grands biens(1), qu'elle donna aux religieux de Belchamp, à condition qu'ils diraient quatre messes par semaine dans cetté chapelle, et un anniversaire pour le repos de son âme, dans leur église. .

Ce prieuré est électif, avec l'agrément des comtes de Bar, et sous la confirmation du général de la congrégation du Val des Ecoliers, dont la congrégation ayant été unie en 1655 à celle de sainte Géneviève de France ; depuis ce temps, le prieuré de Béchamp fut soumis à l'abbé de sainte Géneviève de Paris, qui est le supérieur gégénéral de ces deux congrégations.

En 1567, Pierre de Montel, chevalier, donna à ce prieuré de Beauchamp-en-Argonne, toutes les mouches à miel trouvées en épave dans la ville et finage de Gilencourt ; et en 1596, Marie, fille du roi de France, duchesse de Bar, eomtesse de Cassel, restitua au même prieuré les mouchettes portant cire, qui seraient trouvées au duché de Bar et aux appartenances, lesquelles mouchettes avaient été achetées pour certain temps, par la reine d'Arragon. · Il faut qu'en ce temps-là, le revenu des mouches à miel qui se trouvaient dans les creux d'arbres des forêts fut considérable. On voit souvent dans les anciens titres des abbayes, ce droit des mouchettes réservé au seigneurs comme un droit seigneurial et d'un assez grand revenu. Il n'en est plus guères question aujourd'hui.

BELLE -- FONTAINE. — Belle-Fontaine, hameau, chef-lieu d'un ban , formant une seule paroisse, deux lieues et demie à l'occident de Remirement. Ce ban 'est composé de Belle-Fontaine, Maisonde-Raon, le Ménil, Milleron-Faing , Pont-Jeanson , le Pont-de-Pierre et Rougerupt.

pour les deux tiers, et le curé pour l'autre. Seigneurs : le roi et le chapitre de Remiremont. Le duc René II ayant été informé que les grandes servitudes, auxquelles les habitans de Belle-Fontaine étaient tenus envers lui et le chapitre de Remiremont (1), étaient cause que plusieurs de ces habitans, pour se soustraire à ces droits excessifs, désertaient, en sorte que ce village était presque désert , les asfranchit et exempta de toutes ces anciennes servitudes , et les réduisit à dix gros, monnaie de Lorraine, que chaque habitant devait payer; moitié au duc et l'autre moitié à l'église de Remiremont, à Pâques et à la saint Remi ; et au lieu des charrois que les habitans devaient au château d'Arches, ils paieront par chaque feu trois gros au duc seul, et suivront la bannière d'Arches. Les lettres patentes sont datées de Neuf-Château, le 51 octobre 1491. Il y a à Belle-Fontaine une manufacture en fer, acier et coutelerie, établie le 7 décembre 1728, confirmée par le roi de Pologne en 1759. BELLE-VALLE, Prieuré. — BelleValle, prieuré dépendant originairement de l'Abbaye de Moyenmoutier, ' fut fondé par Gégard, comte de Vaudémont, fils du duc Gérard d'Alsace, et frère de Thierri, duc de Lorraine(2). Ce prieuré fut donné à l'abbaye de Moyenmoutier, dont alors était abbé Bertrice, que l'on croit avoir été fils du duc Gérard d'Alsace. Il est assez croyable que le comte Gérard donna ce prieuré

à Bertrice son frère, comme une espèce d'apportionnement fait avec lui, selon l'usage de ce temps-là, où les ducs de Lorraine donnaient à leurs frères partage de leurs biens patrimoniaux. Quoiqu'il en

Belle-Fontaine est du diocèse de Toul, soit, le comte Gérard fonda ce Prieuré

bailliage de Remiremont, cour souveraine

dans un vallon agréable, peu éloigné de la

de Lorraine. La paroisse a pour patron | Moselle, sur un ruisseau poissonneux, à

| saint Blaise. La cure est régulière, et unie au prieuré d'Hérival depuis l'an 1500. Décimateurs , le chapitre de Remiremont

(2) S. Oriculus, 18 novembre.

(1) Archives de Lorraine. Layette.Arches.

(2) Richcr, l. 2, ch. 24, Histoire de Lorr. t. 2, p. xix, et Joan. de Bayon, ibid. paglxxix.

une lieue de Châtel-sur-Moselle, et à un quart de lieue de Porcieux.

Les comtes de Vaudémont, successeurs de Gérard , augmentèrent considérablement les biens de cette première fondation, et dans la suite il se forma un village autour et auprès du prieuré de Belle-Valle.

L'abbé de Moyenmoutier y déposa les reliques de saint Spinule, un des premiers disciples de saint Hidulphe, fondateur de cette abbaye.Saint Spinule, pendant sa vie et après sa mort, fit un si grand nombre de miracles, que saint Hidulphe se transporta à son tombeau et lui ordonna, par l'obéissance qu'il lui avait vouée, de cesser ses opérations miraculeuses pour n'y pas attirer trop de monde, qui troublerait la paix et le silence de ses religieux. On peut voir plus au long l'histoire de ce prieuré dans Jean de Bayon, imprimé dans l'histoire de Moyenmoutier, et dans notre histoire de Lorraine, tome II, page Ixxix et suivantes. #

L'église du prieuré fut fondée en 1154, par Henri de Lorraine, évêque de Toul, frère du duc Simon I"; elle fut dédiée en l'honneur de la sainte Croix(1). Le comte Gérard de Vaudémont et son épouse Hadwide furent enterrés dans le cloitre du Prieuré , avant que l'église en fût dédiée et consacrée ; car Gérard mourut en 1108. Nous avons fait transporter ses ossemens en l'abbaye de saint Léopold de Nancy, en 1718. Le cloitre étant tombé de vétusté, et l'église ayant été retranchée de toute la longueur de la nef, les corps des particuliers inhumés dans le cimetière au-devant de l'église, ont de même été transportés au cimetière de Porcieux, avec la permis' sion de l'évêque. On y a bâti depuis peu une nouvelle église assez éloignéc de l'an· cienne, qui est entièrement abandonnée. Le prieuré de Belle-Valle fut uni à la congrégation de saint Vanne et à la maison de Nancy en 1606, et le titre en fut éteint ' par le cardinal de Lorraine. Le pape

(1) Bayon, p. xxxiv.

Paul V confirma cette union par ses bulles de l'an 1607. D. Pierre Rozer, bénédictin réformé, en prit possession au nom de la congrégation en 1608 : mais on n'y mit une communauté que vers l'an 1614, après la cession qu'en fit M. Viardin, qui avait été pourvu en la cour de Rome, où il résidait, du prieuré de Belle-Valle. En 1616, le pape Paul V donna ses bulles pour l'établissement d'un monastère de Bénédictins réformés à Nancy; enfin, le 10 décembre 1701 , le duc Léopold accorda des patentes pour l'érection du monastère de sainte . Croix de Nancy, en abbaye manuelle sous le nom de Saint Léopold. .

En 1742, le roi Stanislas, duc de Lorraine et de Bar, a donné l'abbaye de saint Léopold en titre à D. Benoit Bellefoy, bénédictin réformé de saint Vanne, et après la mort de D. Bellefoy, décédé le 27juin 1747, la même abbaye de saint Léopold a été donnée en titre à D. Joseph Delisle. Pour le prieuré de Belle-Valle, il est aujourd'hui entièrement abandonné, et les

bâtimens occupés par le fermier qui y réside.

Porcieux, village voisin de Belle-Valle, et annexe de Châtel-sur-Moselle, était cidevant desservi par un religieux bénédictin, tiré de la communauté de saint Léopold de Nancy, résidant à Belle-Valle ; mais depuis une transaction passée en 1752, avec le sieur curé de Châtel-sur-Moselle, l'on a mit un vicaire qui dessert l'église de Porcieux. Pour Belle-Valle, on y fait dire la messe les fêtes et dimanches, par quelques religieux de Châtel-sur-Moselle.

BELLE-VILLE, près Dieulewart. Belle-Ville, village de France, diocèse de Toul, avec un château qui est du Barrois, sur la route de Nancy à Pont-à-Mousson, à une lieue de Dieulewart, et deux lieues de Frouard sur la Moselle. Seigneur, l'évêque de Verdun, à cause de Dieulewart, et messieurs de Saintignon. Les seigneurs y ont un juge-garde et des officiers particuliers dans le château, qui est des offices, recette et bailliage du Pont-à-Mousson :

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