Images de page
PDF

terres avec les religieux de Salival, qui en sont aujourd'hui propriétaires. Ce village est situé à l'orient de Moyenvic et de Marsal, et a été cédé à la France pour la route de Metz en Alsace. On lit dans l'archive de Remiremont, que sous l'empereur Othon I, et Giselle, abbesse de Remiremont, vers l'an 954, l'Abbesse, du consentement des dames de son chapitre, ordonna que la moitié des revenus de cette seigneurie serait employée à faire mémoire des habitans d'Azey, qui avaient été mis à mort par des étrangers, (à ce qu'on croit par des Hongrois ou des Vandales.) L'acte en fut passé à Remiremont, le 2 des calendes de juillet, sous l'empereur Othon I, sous Thierry, auteur de ce monastère. (Ce Thierry ne peut être Thierry I, évêque de Metz, qui ne commença qu'en 964 ou 965.) Il est dit que ce Thierry évéque, est auteur du monastère de Remiremont. Ce monastère est exempt de la juridiction de l'évêque de Toul, et l'évêque de Toul d'alors ne se nommait pas Thierry; mais il y avait quelquefois des évêques dans les grands monastères d'hommes. Remiremont, était un monastère double pour des religieux et religieuses. Il est donc assez croyable que ce Thierry avait le caractère épiscopal, et qu'il gouvernait la communauté d'hommes qui étoit à Remiremont. Il est à remarquer que dans les souscriptions de cette pièce, il n'est fait mention d'aucun religieux de cette abbaye, sinon de ce Thierry évêque auteur, ou peut-être recteur du monastère. Voici la pièce originale telle qu'on la lit dans les monumens de Remiremont. Memoria misericordlœ post occisos homines de potestate quae dicitur Lietzus (1), servitium integrum reverti praecepimus ad medietatem ex omnipotestate de sortibus indominicatis (2), ut omni tempore vitœ

1) Vers l'an 934. $ Ex cartulario Ecclesiae Romaricensi. Histoire de Lorraine , preuves tome 1 , page 345.

nostrae, nostrarumque successionum firmumac stabile permane at, absque illius reprehensione vel contradictione, constipulatione subnixá, actum publicè ad sancti Romarici montem Kalend. Julii, regnante Othone Imperatore, S. Deoderici episcopi (Sic) Autore Monasterii. S. Gerardi comitis, S. Gissae Abbatissae, quae hanc notitiam causá pietatis anatorit praecepit , caeteris Dominabus assentientibus. S. Berthe Segreste, (Secrette ou Sacristine.) S. Hildegardis, S. Majorum Almarici, Cerberti, Baderici, Martini, Guntheri, Rohardi , Lietardi, S. Scabinorum , Gantfridi, Evrardi, Gervini, Gislulsi, Stephani, Siebarti, Giraldi. Et alibi : Ego Gisla abatissa, do dimi

'diam fortemVolfoldo in potestate Hainonis

curtis, ad servitium reddendum quam habeat omni tempore. S. Imberti Adoocati. Signum Ailberti Cancellarii. Signum Scabinorum, Eudo, Hermiramnus, Hildricus, Amandus, Berthenus, Hurinus, Ainerus, modô est relevata projustitia. Et plus bas : Theodericus causa misericordiae dedit Sancto Petro Hildeburgin, ad censum solvendum singulis (IJlJllS. ALzEz ou Lezey; ce lieu n'est connu que sous ce dernier nom. Il est à une lieu au midi de Marsal et de Moyenvic, et deux de Vic. Ce village était autrefois lorrain, et de la prévoté d'Einville-au-Jard. Il a été cédé à la France par le duc Charles IV, en 1661 , avec d'autres lieux, pour former la route française de Metz à Strasbourg ; et depuis ce temps il est du baillage de Sar-Louis, parlement de Metz. La dîme et la collation de la cure appartiennent à l'abbaye de Salival. Les seigneurs haut-justiciers sont la même abbaye pour deux tiers, M. de Drouart de Vic, pour l'autre tiers, qui est en même temps seigneur voué pour le tout. * A quelque distance de ce village et au levant, on voit une élévation de terre, qui couvre un puits d'eau salée. La tradition porte qu'il y avait anciennement en ce lieu

une saline. Il n'en est cependant parlé dans aucun des mouumens et actes qui parlent des salines. Ce qui pourrait autoriser cette tradition , c'est que dans le terrain appelé Salées-Eaux, outre le puits qui est revêtu en bois jusqu'au fond, on aperçoit les vestiges d'une enceinte, qui a pu renfermer les salines, et des restes de fondation de murs, formant des espaces carrés-longs, tels que sont les bâtimens où l'on place les poèles à sel. L'abbaye de Salival jouit du terrain des Salées-eaux, avec haute-justice, à l'exception du puits, que le roi fit garder par un détachement de la garnison de Marsal, lorsqu'il y fut en 1751 , pour faire des épreuves sur les eaux. Il y a sur la paroisse de Lezey, un autre ban séparé avec deux fermes, la haute et la basse Recour, et le moulin de Recour, qui composent une haute-justice particulière, appartenant à l'abbaye de Salival. AMANCE. — Amance, en latin Amantium-Castrum, ou Asmentia, ou Ementia, Amantia ou Esmentia, est une ancienne ville située sur une montagne à deux bon

nes lieues au nord méridional de Nancy, '

entre les rivières de Meurthe au midi, et de Seille au nord. Au pied de la montagne où est situé Amance, coule un ruisseau nommé Asmantiola, vulgairement nommé la Mesule , qui va tomber dans la Meurthe, au-dessous du village de Lay. On dit vulgairement dans le pays, qu'Amance est la plus ancienne ville de Lorraine. George Mercator dans sa géographie, l'appelle Scrinium olim et antiqua Lotharingiae Cancellaria. Le R. P. Donnat dit de même , que la riche et belle chancellerie de Lorraine, qui était à Amance, fut consumée par les flammes. Je ne sais sur quel fondement on avance tout cela. Il est certain qu'Amance est ancienne, et que son château était autrefois fort considérable; mais il n'a été du domaine des ducs de Lorraine, que depuis le treizième siècle. Le château dont on ne voit plus que les ruines, était pentagone, ayant de grosses et fortes tours à ses cinq

|

angles. Sa situation sur une montagne le rendait une place de réputation. Le bourg ou la ville d'Amance ne parait pas avoir jamais été d'une grande étendue. La croupe de la montagne sur laquelle elle est bâtie est assez resserrée.

Vers l'an 1202, dans le traité de paix qui intervint entre le duc Ferri II, et Thiébaut I, comte de Bar, son beau-père, il fut stipulé qu'Agnès fille du comte Thiébaut et épouse de Ferri, renoncerait à la succession qui lui pourrait arriver aux villes d'Amance, Longwi et Stenay ; et dans un autre traité de l'an 1207, il est énoncé que la duchesse Agnès, après la mort du comte de Bar Thiébaut son père, jouirait des châteaux de Longwi, de Stenay et d'Amance.

Dès l'an 1228 (1), Thiébaut I" du nom, duc de Lorraine, s'étant imprudemment brouillé avec l'empereur Frédéric II , et ayant fait de grands dégats en Alsace, l'empereur vint en diligence en Lorraine, et obligea le duc Thiébaut à se renfermer dans le château d'Amance. L'empereur l'assiéga aussitôt, et manda au comte de Bar, et à Blanche, comtesso de Champagne, de le venir joindre avec leurs troupes. Ils y vinrent sans délibérer, étant bien aises de trouver cette occassion d'humilier Thiébaut. En passant par Nancy, ils y mirent le feu. Arrivés devant Amance, ils grossirent considérablement l'armée de l'empereur.

Thiébaut comprit alors la grandeur du danger auquel il s'était inconsidérément livré. Il eut recours à ses alliés et à ses amis, qui ne jugèrent pas à propos de se commettre dans cette querelle. Il y en eut même qui firent le dégat dans la Lorraine, comme dans un pays abandonné et sans défenses. Enfin, Thiébaut fut conseillé de recourir à la clémence de l'empereur. Il se rendit dans son camp sans armes, et se jeta à ses pieds; l'empereur lui promit le pardon, mais, ajouta-t-il, il vous en coutera quelque chose.

() Richer chronic. 1, 3, cap 23.

Thiébaut demeura donc prisonnier de Frideric, et fut mené en Allemagne, où il demeura assez long-temps. Il n'en sortit qu'en promettant pour sa rançon douze cents livres de forts; dont Conrade, évêque de Metz, se rendit garant, par acte du mois de mai 1219.

Thiébaut mourut à Nancy, l'année suivante 1220. Agnès de Bar, sa mère, qui avait eu cn mariage Amance et Longwi, les légua par son testament au duc Mathieu II, son fils, en 1226. Legaui filio meo Matthœo , Duci Lotharingiae et Marchioni, Castrum de Longwi et de Amantia, quae de allodio meo sunt ; à charge de lui en laisser annuellement la moitié du revenu tout le reste de sa vie.

Il paraît que le comte de Bar avait encore une porte à Amance, qu'il s'était apparemment réservée en donnant cette place à Agnès sa fille, puisque le duc Mathieu fut condamné en 1250, par le comte de Boulogne et celui de Champagne choisis pour arbitre, à rendre au comte de Bar la porte d'Amance, et ce qu'il tenoit à Amance et en châtellenie d'Amance en Fié et en Domaine, quand il issit de l'hommage le Duc ; et si le Duc avait pris point de la terre le Comte de Bar, ne de la terre de ses hommes, por faire les Fossés entour Amance, il abbateroit ces Fossés, et empliroit tant comme la terre le Comte de Bar dure. Ce qui marque clairement que le Comte de Bar s'était réservé une Porte à Amance, et que le duc Mathieu s'en était emparé, et avait fait faire des fossés autour du bourg, empiétant sur le terrain du comte de Bar et ses hommes.

On lit un peu plus loin dans les mêmes lettres, et d'endroit le Fié d'Amance, que le Cuens de Bar réclaime sour le Duc, quand le Comte de Bar l'en savera que demander, le Duc l'en fera droit; ce qui prouve encore que le dit comte de Bar s'était réservé le fief ou l'hommage qu'il prétendait lui être dû par le duc de Lorraine pour Amance, mais la chose demeura indécise jusqu'à plus grand éclairClSS6IIlCnt,

· On a vu plus haut que le comte de Bar issit des hommages le duc, qu'il se retira de l'hommage , qu'il refusa l'hommage qu'il devait au duc, apparemment pour d'autres tcrres, ce qui avait occasionné la guerre, ou les contestations qui étaient mues entre ces deux princes; on peut voir dans l'histoire de Lorraine, tome 2, page 254 , ce qui fut réglé en 1255, fut le différent entre le duc de Lorraine et le comte de Bar, par Hugues, comte de Bourgogne : que Mathieu rendra au comte de Bar, tout ce qui lui appartient à Amance et, en la chatellenie. Si les fossés que Mathieu a faits à Amance, ont été faits avant que le comte de Bar se fut retiré de l'hommage du duc, dans la ville de Troyes, ils subsisteront; si non, ils seront démolis et comblés. Depuis ce temps-là, Amance a toujours été possédée par les ducs de Lorraine. En 1254, le château d'Amance était tenu en fief-lige par Gautier de Vignori, époux d'Alix ou Berthe, fille du duc Ferri II, et sœur du duc Mathieu II , et relevait de Renaud, comte de Choiseul ; et si ledit Gautier avait des enfans de sadite femme, ou d'une autre, ses enfans reprendront de même le château d'Amance du seigneur de Choiseul. Noverint universi... quôd Galterus Dominus Vangionis (de Vignori) tenet firmitatem super Asmantiam in Feodum-ligium à Renardo Domino Caseoli(de Choiseul,) et Haeredes praedicti Galteri Domini Vangionis, si de Bertha Uxore sud habuerit, vel de alid, si aliam duxerit, tenebit dictam firmitatem à Domino Renardo de Caseolis, vel ab Haeredibus suis in Feodumligium. Actum..... anno 1254. Je ne vois pas la raisou de cet hommage-lige , que Gautier de Vignori était obligé de rendre à Renaud de Choiseul pour le château d'Amance; c'était apparemment à cause de sa femme Berthe de Lorraine. Mais ourquoi à Renaud de Choiseul ? "# 1575 (1), Jean duc de Lor

(i)Archives de Lor.Layette, Amance.

raine, pour reconnaître les bons services que lui avait rendus M. Albert bâtard de Lorraine, et pour ce que par raison et par nature il est obligé de l'avancer, aider et accroître, il lui donne pour lui et ses hoirs, par donnation entre vifs, son affouage en tous ses bois de la ville d'Amance, pour son hôtel d'Essey près Nancy, où lui et ses hoirs demeureront ou en quelque endroit ils demeurent, pour eux et leur famille. La terre d'Amance avec la châtellenie fut donnée pour douaire à Marguerite de Vaudémont, épouse en premières noces, de Jean de Bourgogne, Seigneur de Montagu, en seconde noces, de Ferri de Lorraine, Seigneur de Rumigni et de Boves, comte de Vaudémont, à compte de 500 livrées de terre : Mais comme les revenus d'Amance n'équivalaient pas cette somme, Jean de Neufchâtel, seigneur de Montagu, qui avait hérité des terres de Montagu, d'Amance et autre, par la mort de Margnerite de Bourgogne, sa mère, sœur de Jean de Bourgogne, en vertu du partage fait avec ses frères, fit un accord avec le comte et la comtesse de Vaudémont, par lesquels ces derniers lui rendirent les château, ville et châtellenie d'Amance, ensemble les 50 florimées de terre que ladite dame avait données à vie à demoiselle Isabelle de Mongeville, femme de Henri de Grenant; et ledit de Neufchâtel promet leur payer la somme de 500 fr., du coin du roi de France, en la villc de Vézelise. L'accord est du 1" août 1401 , et signé de Gérard de Cusance, de Gui de Mongeville, de Ferri da Lignéville, de Renaud d d ele de Phil§ de Mio justi§ plusieurs autres chevaliers. Je lis dans un titre de Charles II , duc de Lorraine, (1), une ville ou village de Mazervelles sous Aumance, dont les habitans étaient obligés de garder les portes de la ville d'Amance, quand la bannière était dehors. Les habitans s'étant mis sous la protection et sauve-garde particulière du

(1) Ibidem.

duc, il les reçut et promit de les garder de toute force et dommage, excepté contre les religieux de la oommanderie de ViezAitre, ou Viel-Atre, aujourd'hui la commanderie de St-Jean près de Nancy, ne voulant, dit le duc, que par cette garde le droit de l'église soit diminué; à charge de la part des habitans de payer audit duc, par chacun feu au cellerier de Nancy, aux termes de St. Martin et de Noël, un resal d'avoine et une poule, et les veuves un demi-resal et une poule. Ces lettres sont du 8 avril 1411. On croit qu'en ce lieu il y avait autrefois un hôpital de Mazels, où l'on devait recevoir tous les Mazels et lépreux d'Amance ; et les y entretenir jusqu'à leur mort. La maison de Fénétrange possédait anciennement plusieurs héritages à Amance. On trouve un ascensement fait par Henri de Fénétrange, se faisant fort de Jacqueset Henri ses fils damoiseaux ; à Jean Gracieux d'Amance et à Marie sa femme, d'un jour

et demi de terres sis à Amance, pour trois

gros de cens, de l'an 1425. Barbe de Fénétrange comtesse de Moers et de Saverdun ascense le 26 juillet 1461, une masure avec ses usuaires, séant au bourg d'Amance, à Jean Gerlet échevin d'Amance età Agnès sa femme. La même comtesse ascence la même année une pièce de terre au ban d'Amance, à Jacquemin, fils de George Boulanger de Laitre, pour deux chapons de cens. Barbe de Fénétrange était fille de Jean de Fénétrange, et avait épousé Nicolas comte de Moers et de Sarwerden. Elle eut en partage, à la mort de son père, la maison avec ses appartenanees, sise au château d'Amance. Elle eût une sœur nommé Madelaine, mariée à Fernand de Neufchatel seigneur de Marnay. Les comtes de Rhingrave ont possédé pendant quelque temps la seigneurie d'Amance, ainsi qu'il parait par un accord fait entre Adrien l'Écuyer, châtelain d'Amance, au nom de dame Anne d'Iembourg veuve de Jean comte de Rhingrasl, seigneur de Morhange et d'Amance, etNicolas Villaume tabellion au même lieu, au sujet d'un cens de seize francs onze gros, que ledit Villaume et ses hoirs doivent payer annuellement entre les mains du chàtelain d'Amance; et par nne quittance donnée par André Malroy, châtelain d'Amance, au nom d'Otho comte sauvage du Rhin, de la somme de 167 francs, un gros, qui font la moitié de 555 francs, 10 gros, dus par Jean Maugray maréchal à Amance, pour ladite censive. La quittance est du 20 février 1577. En 1607, le 24 avril, Otho, comte sauvage du Rhin, et de Salm, seigneur de Fénétrange, vendit au grand duc Charles le château, pourpris et édifices en dépendans terres, prés, et tout ce qu'il avait à Amance, sans en rien réserver, pour la somme de 19,000 fr., monnaie de Lorraine. Je trouve en 1572 o , que Jacques d'Amance chevalier, et Henri son frère , fils de feu Vichard d'Amance, s'accordent avec Jean d'Apremont seigneur de Forpach , au sujet de 20 livres à petits tournois de terre, qu'ils devaient perceveir chacun an sur les terrages, fours et bourgeoisies de Seicheprey. Le même Jacques d'Amance

vendit à Édouard comte de Bar ce qu'il avait à Vionville, Varneville, Buxerulle,

et Loumont.. PRIEURE DE LAITRE-soUs-AMANCE.— Au pied de la montagne sur laquelle ce bourgest situé, on voit encore aujourd'hui un prieuré qui dépend de l'abbaye de St.Mihiel, nommé Laitre-sous-Amance. Le Prieuré avait été commencé ou projetté par Thierri duc de Bar, ayeul de la comtesse Sophie, mort en 1024 , laissant le duché de Bar au duc Frideric son fils , qui fut père de Béatrix et de Sophie. Sophie bâtit ouacheva le prieuré de Laitre-sous-Amance, et en fit dédier l'Eglise en 1076 par Pibon, vêque de Toul , et lui donna un fond considérable avec sa chapelle du château d'Amance. Pibon remarque, que Thierri duc de Bar, aïeul de Sophie, succéda dans la terre d'Amance haereditariojure, au comte Folmar de Lunéville. En effet, en 999, Fol

(1) Ibidem, Layette Bouconville.

mar, fils d'nn autre Folmar, comte de Lunéville, était Seigneur d'Amance. Cette seigneurie et le château passèrent ensuite aux Ducs de Bar, et en 1157, Étienne de Bar, Evêque de Metz, se qualifie Dominus et Adoocatus Asmentiœ , et reconnait que Frideric, comte d'Amance son frère, par le conseil des Nobles, des hommes libres et des Bourgeois d'Amance, a donné à Uldaric, Abbé de St.-Mihiel, le Prieuré de Nôtre-Dame bâti sous Amance. Il confirme tous les biens de ce Prieuré. L'Evêque Pibon remarque aussi, que ci-devant, les Villages de Lay, d'Eulmont, de Blanzey , de Séchamp et d'Amance dépendaient de la cure de Dommartin, et que les habitans d'Amance avaient de tout temps été dures et féroces, en sorte qu'aucun archidiâcre ni doyen n'osaient entrer dans leurs villes pour les réduire au devoir, ce qui obligea l'Evêque de Toul de les déclarer exempts de la jurisdiction de l'Eglise de Dommartin. En 1264 Ferri III, Duc de Lorraine, reconnait avoir repris en fief de son oncle Henry, comte de Luxembourg, le chateau d'Amance, et ce qui en dépend, et cent livrées de terre de Messins à Amance, et moitié dans la chatellenie de Longwi. Ferri était donc alors Souverain d'Amance, mais relevant du comte de Luxembourg. On ne sait d'où vient cette dépendance de la ville d'Amance du comte de Luxembourg, à moins que ce ne soit des cent livrées de terre, que Ferri avait reçu dudit comte. Dans le testament du duc Ferri III, de l'an 1297 (1), on voit qu'Amance et la chatellenie, l'étang de Buissoncourt et le moulin étaient du douaire de la duchesse Marguerite de Champagne, épouse de Frideric, et que ce prince céda à cette Princesse en indemnité Lunéville, Gerbéviller, Romont, Beauregard, St. Diey et Spissemberg. La Paroisse d'Amance a pour patron St. Jean-Baptiste. Collatrice, l'abbesse de Ste. Glossinde de Metz, qui prend la moitié

(1) Hist. de Lorraine, tome 2, page 549.

« PrécédentContinuer »