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dans un autre acte de l'an 1550, on trouve que le comte de Bitche y a été cité. On ne sait pas assez les circonstances de toutes ces ventes pour en parler avec certitude et pour en rendre compte au public. Louis comte des Deux-Ponts, fils d'Evrard et d'Agnès de Lorraine, épousa en 1550, Anne comtesse Palatine, de laquelle il eut Henneman comte des Deux-Ponts et de Bitche. Celui-ci fut père de Henri comte des Deux-Ponts et de Bitche. En 1408, Henri eut un fils nommé Simon, marié à Elisabeth de Lichtemberg en 1440. Ils eurent de leur mariage, Renaud comte de Bitche et de Lichtemberg, mort en 1551. En 1578 (1), dans une chevauchée que firent ceux de Varnesberg sur ceux de Bitche, ceux de Bitche les rencontrèrent et les battirent, il yen eut environ quatre-vingt de fait prisonniers et plusieurs nobles bourgeois de Metz y perdirent la vie, comme Perrin Baudoche, le fils de Burtignon Paillat et plusieurs autres. En 1406 (2), le 22 février, le duc Charles II se ligua avec Henri sire de Blâmont, pour lui aider dans la guerre qu'il avait contre les comtes de Nassau , de Sarwerden et de Salm ; Henri lui promit 2,400 vieux florins d'or du Rhin à douze gros l'un, et Charles s'obligea de servir le sire de Blâmont contre tous et en particulier contre Jean de Fénétrange. En 1447, au mois d'avril , le duc de Calabre au nom du duc René I", assiégea Bitche et obligea le comté de la Petitepierre de lui en faire hommage. En 1445, Vekart et Frédéric de Bitche étaient dans l'armée du duc Nicolas de Lorraine contre la ville de Metz. En 1525, les sujets de Reinart ou Renaud comte de Bitche se révoltèrent contre lui, et le duc Antoine permit à René comte des DeuxPonts de les punir exemplairement. Renaud étant décédé en 1551 , eut pour successeur Simon Vecker, qui étant mort sans enfans, Jacques comte des Deux-Ponts

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son neveu lui succéda. Il eut üne fille nommée Marguerite-Louise, qui épousa Philippe comte d'Hanau et lui porta les terres de Bitche et de Lichtemberg. Le comte d'Hanau en fit hommage au duc Charles III, mais en 1571 , le même due réunit la terre de Bitche à son domaine, à cause de la félonie du comte d'Hanau. L'an 1601 (5), il y eut une reconnaissance des limites réciproques entre le duc de Lorraine Charles III et le comte des Deux Ponts, sur les limites des terres et seigneuries de Bitche , du comté des Deux-Ponts et des terres de l'abbaye de Hornbach ; les commissaires après avoir examiné la position des lieux et entendu les témoins, plantèrent des bornes séparatives des terrains contestés, ce qui fut fait le 12 avril 1601. En 1606, le même duc Charles III fit son accommodement avec Jean Renhard , coIate de Hanau, sur certains terrains des environs de Bitche, prétendus par ledit comte de Hanau. Les parties convinrent que tout ce qui était du côté de Lichtemberg, de Philisbourg et de Limbourg, devait appartenir audit comte de Hanau, et que tout ce qui était de l'autre côté, appartiendrait au duc de Lorraine, et les deux seigneurs promirent de se donner de bonne foi les titres , lettres et documens qui pouvaient concerner ces lieux auparavant contestés. La terre de Bitche fut possédée par la duc Charles III, et ses successeurs. Le bon duc Henri , par son testament du 4 novembre 1621 , donne à son cher fils le prince de Phalsbourg , la somme de cent mille francs, pour l'assurance de laquellc il lui affecte la terre et seigneurie de Bitche. En 1622 (1), Jean comte palatin des Deux-Ponts, écrit au duc Henri au mois d'août, que les Croates et les Cosaques de l'armée de l'archiduc Léopold, ont fait irruption dans le duché des Deux-Ponts et

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dans la seigneurie de Bitche, où ils pillent et désolent tout. Le duc Charles IV, quoique dépouillé de ses autres états , investit de ce comté le

commissaire des guerres , trésorier des troupes , ct les officiers nécessaires à l'administration de l'hôpital. Les fortifications de cette place encore

prince de Vaudémont son fils. Le duc , très-imparfaites en 1744, imposèrent ceCharles V son neven , n'ayant pas voulu | pendantauxennemis,qui ayant pénétré dans accepter les articles du traité de Nimégue, | les gorges, vinrent le 5 aoûtfaire de grands le roi Louis XIV s'empara de Bitche et la fit abbatis jusqu'à une lieue et demie de Bitbien fortifier. Il enjouitjusqu'en 1698, que che et de Stulzbron, et n'avancèrent pas par l'article XXX du traité des Riswich , ' plus avant.

Bitche comme le reste de la Lorraine, fut On montre près d'une tuilerie, à une rendue au duc Léopold. Les fortifications | heure et demie de Stulzbron, un rocher de la ville et du château furent rasées et il sur lequel est gravé une main, et que pour fut arrêté qu'elles ne pourraient être réta-' cela on appelle la Main du prince; on blies. Quant au prince de Vaudémont, il; croit que c'est en mémoire de ce qui arriva a vendu Bitche et ses prétentions au duc au duc Ferri III, qui dans un combat

Léopold I", par un traité de famille passé

entr'eux. Depuis la cession de la Lorraine faite à

la France en 1757, on a de nouveau tra

vaillé à fortifier la ville de Bitche, comme !

un poste important de ce côté-là. L'arrêt de la chambre de Metz rendu en 1680, qui avait réuni le comté de Bitche au domaine du roi qui a été cassé par l'article IV du traité de Riswich, qui est général; et par le XXXI qui est particulier pour la Lorraine. Ainsi les choses ont été rétablies sur le même pied qu'elles étaient en l'an 1670. On peut voir dans le second tome de l'histoire de Lorraine , nouvelle édition la généalogie complette des comtes et seigneurs de Bitche, préliminaire, page xxx. Voyez aussi l'errata du deuxième t., colonne première. Le château de Bitche fut autrefois fortifié par le maréchal de Vauban. Ces fortifications furent ensuite démolies ; mais depuis 1740, on s'est appliqué avec un soin particulier à y faire de nouvelles fortifications; elles sont d'une extrême solidité, fondées sur un roc impénétrable et continu. Outre les bâtimens faits à la surface, il y a des magasins , des casernes et autres ouvrages taillés dans le roc, àl'épreuve des plus fortes bombes. On y a construit des casernes pour les troupes, une belle maison pour le lieutenant-général des armées, qui y commande. Il y a toujours de résidence,

donné près de là, eut la main emportée, comme on le lit dans les anciens monu| mens du pays. D'autres veulent qu'un prince de Lorraine fut attaqué près de là, et dévoré par les bêtes, en sorte qu'on n'en retrouva que la main , ce qui n'est point certain. Le village ou le bourg de Katelhausen , est au pied du rocher sur lequel est bâtie la forteresse, près d'un étang, d'où | la Horne prend la source, entre des montagnes et des forêts. L'église de Bitche est annexe de Schorbac. Il y a aussi dans la ville, une maison d'Augustins et deux chapelles. Nous avons parlé de Stulzbron dans un article particulier. BLAINVILLE.— Blainville-sur-l'Eau, ou la Grande , petite ville avec titre de marqu isat, sur la Meurthe, au couchant, à une lieue et demie de Lunévilie, en latin, Blidonis - Villa. Cure régulière dépendante de l'abbaye de Béchamp, ordre des chanoines régnliers de saint Augustin, Cette cure fut donnée à l'abbaye de Béchamp, par Erard seigneur de Vandière, du consentement de Conrade évêque de Toul, en 1292. Patron , saint Jean-Baptiste. Collateur, l'abbé de Béchamp ; décimateurs, * les dames prêcheresses de Nancy pour les deux tiers et le curé pour l'autre tiers , avec toute la di me du canton nommé de saint Jean.

Blainville fut entourée de murailles par M. Antoine de Lénoncourt, primat de Nancy. Elle a titre de marquisat et a reçu son nom de Blido, qui vivait au douzième siècle. Il est assez souvent parlé de BadaniVilla dans les monumens du pays (1) : Par exemple, en 856, dans un titre de Saint-Evre, exceptá Babani-Villá, qui appartenait à saint Etienne de Toul. Et en 1071, on donna à l'abbaye de Poussey, Babain-Villa; mais il ne paraît pas que ce soit de Blainville, dont il est parlé dans ces endroits, c'est plutôt de Bainville-aux-Miroirs. La maison de Lenoncourt donna un petit établissement aux pères Dominicains à Blainville au XVII° siècle, en même temps que les MM. de Bassompierre fondaient les minimes à Nancy, et par une espèce d'émulation, les minimes furent établis à Serres par M. de Lenoncourt de Serres, en 1588. On unit au couvent des pères Dominicains de Blainville , la chapelle de saint Claude. Sur le finage de Blainville on connait les hermitages de saint Jean-Fontaine et de saint Pancrace. Antoine de Lénoncourt primat de Nancy, ayant fait l'acquisition de la terre et seigneurie de Blainville et autres, notamment du tiers en la seigneurie de Damelevière, fit ériger le tout en marquisat, dont il fit en l'année 1655, une substitution en faveur des ainés mâles de sa maison. BLAISE (sAINT-). Saint-Blaise, petit village sur la route de Raon-l'Etape à Saint Diez, à une demi-lieue de Raon, et à deux lieues et demie de Saint-Diez ; à Saint-Blaise le chemin se fourche et conduit du côté du midi à Saint-Diez, et du côté de l'orient à Moyemmoutier et à SeIlOI10S. Saint-Blaise n'a rien de remarquable en lui-même, mais il est connu dans l'his

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toire du pays, comme ayant appartenu à un seigneur nommé Begon, qui en fit présent à saint Hydulphe, premier abbé et sondateur de Moyenmoutier, qni y établit un prieuré nommé Begon-Celle, consacré à la Sainte-Croix, dont il donna le gouvernement à saint Spinule son cher disciple. Spinule y mourut et son corps fut porté en cérémonie à Moyenmoutier et fut enterré au cimetière nommé de saint Grégoire, où Dieu fit éclater le mérite de son serviteur par un si grand nombre de miracles, que saint Hydulphe craignant que le concours extraordinaire du peuple qui accouraient au tombeau de Spinule , ne troublât la solitude et la tranquilité de ses disciples, alla exprès sur la fosse, Iui commanda par la sainte obéissance qu'il lui avait promise, de cesser d'opérer ces merveilles qui pourraient causer quelques dérangemens et quelques dissipations parmi ses frères. Spinule obéit, et le peuple se retira aussi édifié de l'obéissance de Spinule, que de la grandeur des sentimens d'Hydulphe.

On ne connaît Begon # seigneur de Saint-Blaise ou de Begon-Celle, que par la donation qu'il fit de cette terre à saint Hydulphe , fondateur de l'abbaye de Moyenmoutier. L'ancien historien de cette abbaye dit simplement , qu'un certain homme nommé Begon , touché du mérite de saint Hydulphe, lui fit part de ses biens et lui donna le lieu aujourd'hui nommé Begon-Celle, et cette partie de la Vôge que l'on nomme Folcholdi rupes. On croit que ce terrain nommé Folcholdi rupes, comprenait non seulement le village de Saint-Blaise et les environs , mais encore celui de Veisvalle et du Rouau, et celui où est aujourd'hui la ville de Raon, qui n'a été bâtie que long-temps depuis ; et les montagnes qui sont au nord de SaintBlaise et de Raon, sur l'une desquelles on a bâti long-temps après, le château de Beau-regard, aujourd'hui en ruine. Le village de Veisvalle ne subsiste plus, et

(1) Hist. M. Mediani.Monast. p.6o,61,62,et p. 76, 116 et 1o7. o

Raon a été construit au lieu où était autrefois Roüau. Le grand chemin de Lorraine en Alsace, n'était pas où il est aujourd'hui, il passait derriére le château de Beau-regard, et suivant la rivière de Plaine, il passait au pied du Dqunon, et allait se rendre à Schirmech et de là à Motzig. II y a apparence que les environs de Roüau , ou de Raon et Begon-Celle étaient encore trop aquatiques et trop marécageux pour qu'on y pût passer librement, et que de Veisvalle , on montait la montagne de Saint-Blaise, pour gagner le chemin du val de Saint-Diez. Aujourd'hui , Saint-Blaise est annexe de la paroisse de Saint-Evre de Moyenmoutier; l'église ou la chapelle du lieu est dédiée à Saint-Blaise et le village ne fait qu'une communauté avec celle de Moyenmoutier. BLAMONT : Collégiale de Blâmont, cháteau de Blâmont, pays de Blâmontois. — Blâmont est situé à six lieues de Sarrebourg, à six lieues de Luneville, à deux et demie de Badonviller. Le château est sur la montagne voisine. Le Blamontois a ses coutumes particulières , homologuées par le duc Charles III, le 19 mars 1596. On les avaient tellement négligées, que les praticiens même du lieu les ignoraient. Mais par arrêt du conseil d'état du 22 mars 1745, sur la requête du procureur général de la cour souveraine, le roi de Pologne duc de Lorraine ordonna que ces coutumes seraient suivies dans ledit comté en leurs dispositions. Quelques villages du bailliage de Blâmont sont sous la coutume de Lorraine. Blâmont est une très-ancienne ville, située sur la route de Lunéville à Strasbourg , sur la petite rivière de Vezouze, qui prend sa souroe dans les montagnes de Vôge. Le pays ou comté de Blâmont , Pagus-Albinsis, en allemand Albechova, est connu dans l'antiquité. Il y a apparence que c'est Albunsis-Pagus, qui est marqué dans le titre de dotation de l'abbaye de Senones de l'an 661 , et qui était après Salinensis; car dans un diplôme de

l'empereur Henri IV de l'an 1111, où il rappelle une partie du titredel'an661, après Saiinensi, ii met Albensi ou Alvinsi. Il est nommé Albecchova, en 870, dans le partage entre les rois Charlcs et Louis le Germanique. Il porte le titre de Comté de Blamont, dans un titre d'Adalberon, évéque de Metz, de l'an 958, pour l'abbaye de Senones ; et dans la charte de l'empereur Henri IV ou V de l'an 1111 , on lui donne le nom de Pagus-Albinsis, on cite un autre titre de l'an 962, par lequel Frédéric I" duc de Lorraine et de Bar, reçoit de l'évêque de Metz, l'avocatie de l'abbaye de Senones, et où Oilard comte de Blâmont, signe comme témoin.Ce titre ne se trouve point à présent dans l'archive de Senones; mais le père Benoit Picart qui le cite , pouvait l'avoir vu ailleurs. Le Blamontois, c'est-à-dire, le comté ou pays de Blâmont, Albensis-Pagus ou Albechova, faisait partie du Chaumontois et s'étendait aux environs de la ville et territoire de Blâmont; dans un titre de l'an 958, donné par Adalberon évêque de Metz, à l'abbaye de Senones, on met Waqueville dans le comté de Blàmont. on I10 peut sans témérité fixer les limites anciennes du Blâmontoisou du pays de Blâmont,parce que les seigneurs ou les comtes de ce pays n'avaient pas un territoire fixe et déterminé et qu'ils ont eu un domaine tantôt plus borné, et tantôt plus étendu. Il Parait toutefois qu'il s'étendait principalement du côté de Badonviller et des terres des comtes de Salm, avec lesquels ils ont plus d'une fois contracté alliance par les mariages , et qu'ils ont réciproquement possédé des terres et desseigneuries dans l'un et dans l'autre comté. Si Blâmont était chef d'un doyenné ecclésiastique, on pourrait juger de l'étendue de ce comté, par celle du doyenné ecclésiastique : mais n'ayant pas titre de doyenné, on ne peut qu'au hasard déterminer la grandeur du comté de Blamont. Nous ve rons dans cet article, que la maison de Blâmont a été fort puissante dans certain temps, ayant étendu ses branches au loin dans la châtellenie de Deneuvre et aux environs. Il est dit dans le titre de fondation de l'abbaye de Senones, que saint Gondebert son fondateur avait acquis quelques biens dans le Blamontois in Albensi ; je ne crois pas qu'on puisse l'entendre que de Petulem Villare, dénommé dans le même titre et de ses dépendances au ban de la Rivière, qui est limitrophe au comté de Blâmont, et où les comtes de Salm et de Blâmont ont étendu leur domination, de même que sur la Vezouze et le Cernon, sur les abbayes de Haute - Seille et de Saint-Sauveur, les seigneuries de Châtillon et de Turkestein, etc. Les seigneurs de Blâmont n'ont pas toujours pris le titre de Comtes; pour l'ordinaire ils se sont contentés de la qualité de Seigneurs ou Sire de Blämont. M. l'abbé Hugo prémontré (1), et le père Benoit capucin (2), ont beaucoup disputé sur le temps auquel les comtes de Biâmont ont pris uniformément le titre de comte de Blâmont. Le premier soutient qu'on ne peut produire aucun titre avant l'an 1490, où ils se soient nommés Comtes de Blamont ; le second prétend au contraire, que depuis 1501 et 1582, ils se sont souvent qualifiés Comtes de Blâmont; ce qui est certain , c'est que depuis ces dates , ils se nomment encore fréquemment Sires de Blamont. Nous savons aussi que Jacques de Lorraine qui fut évêque de Metz, depuis 1258 jnsqu'en 1260, acquit le fief de Blâmout, de Fréderic comte de Salm et de Blâmont(5), et que depuis cc temps , les comtes de Blàmont ont repris ce fief des évêques de Metz. En 1291 (4), Henri sire de Blâmont, par la médiation de Ferri III duc de Lorraine, fait ses reprises de Bourchard èvêque de Metz, en la même forme que Ferri

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II son père les avait faites de Jacques de Lorraine évêque de Metz, en hommage - lige et héréditaire de la terre de Blâmont. Thiébaut de Blâmont fit de pareilles reprises; Olry frère de Thiébaut, et un autre Olry fils de Thiébaut, en usérent de même envers George de Bade évêque de Metz. Les seigneurs particuliers de Blâmont possédèrent cette terre jusqu'au XII° siècle (5); alors une fille unique et héritière de cette seigneurie, épousa Henri ou Herman comte de Salm, et apporta Blâmont dens la maison de Salm. Elle a été réunie à la Lorraine par le testament d'Olry de Blâmont évêque de Toul en 1495 ou 1499, et depuis ce temps les ducs de Lorraine ont repris Blâmont des évêques de Metz, jusqu'en 1560 , que François de Beaucaire évêque de Metz (1), céda la souveraineté des villes de Blâmont et de Deneuvre, au duc Charles III, à charge de payer audit évêque, vingt mille francs pour acquitter certains engagemens faits des châtellenies de Baccarat , de Remberviller, de Hombourg et de Saint-Avold. Charles de Lorraine, administrateur dudit évêché, ratifia ce traité la même année, et le chapitre de metz en fit autant l'année suivante. Ces seigneurs particuliers de Blâmont, dont nous avons parlé, furent Ulric de Turkestein sire de Blâmont, à qui Bertolde évêque de Toul en 1002, donna la vouerie de Saint-Sauveur en Vôge. Gérard fils d'Ulric sire da Blâmont , reçut du même évêque, la vouerie de la même abbaye, il ne prend point le nom de Turkestein. En 1174, nous trouvons Henri de Blâmont, et en 1204 : Olric ou Ulric de Blâmont, qui étaient sans doute les fils ou petits-fils d'Ulric et de Gérard ci-devant IlOIIlIIlCS. En 1204, Olry de Blâmont est témoin d'une donation faite à l'église, par le duc de Lorraine Simon II, ce fut vers ce temps(5) Idem. Remarq. part. II, p. 43, Baleicourt lettre I, p. 28. (1) Benoît réplique, let. I, p. 66.

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